jeudi 17 novembre 2011

Belhaven à Wrightsville NC

13 Novembre : 7h15 enfin nous reprenons notre route. Nous finissons la Pungo River, traversons la Pamlico River et entrons dans la Bay River à notre grande surprise on voit, pour la première fois du voyage, des dauphins. Un groupe se dirige droit sur le bateau. 6 dauphins se laissent pousser par la vague de la proue du bateau. Nous avançons à 7.7kn et deux d’entre eux restent un bon 5 minutes à jouer avec cette vague. Je peux très bien voir les cicatrices d’hélices sur leurs dos. Nous entamons ensuite la Neuse River pour s’ancrer dans Greens Creek à 1h15. Dans ce coin ci il faut vraiment prévoir les ancrages car le prochain est à 25 milles, s’il est difficile d’approche ou qu’il est trop bondé (beaucoup de bateaux font ce trajet), la noirceur arrive vite à ce temps-ci de l’année. On reste prudent.

14 Novembre : 7h15 c’est encore notre heure pour lever l’ancre. La navigation est un peu difficile puisque le soleil est encore bas à cette heure et que nous l’avons en pleine figure. Sur notre route on se rend compte que l’ouragan Irene à dû passer pas mal fort par ici, 3 bateaux sont échoués sur la berge et ce n’est pas des épaves tout déglinguées. Encore une très belle journée à 11h am il fait assez chaud pour aller piloter du flybridge. Les dauphins nous accompagnent encore aujourd’hui. Je crois que dans cette seule journée j’en ai vu plus que dans tout le voyage de l’an dernier. Ils ont tous le même rituel : ils foncent sur le bateau et se laissent porter par la vague de proue. Même le gros avec l’aileron tout arraché et pas encore cicatrisé n’a pas peur du moteur. Au risque de vous ennuyer avec ces histoires de dauphins, vous allez voir je vous en parlerai à chacune de leurs visites, j’adore ces animaux, alors vous m’excuserez. La navigation n’est pas très facile pour le Capi il n’y à pas profond d’eau et les bancs de sable se déplacent par ici en plus en fin d’après-midi il a encore le soleil en pleine face. Ancrage au Camps LeJeune (camps d’entrainement de l’armée) à 4h. Habituellement rendu à ce moment de la journée tout devient calme, ça le reste pour nous mais pas pour certains autres. Un voilier s’échoue dans la passe pour entrer dans le bassin (en plus ce capitaine s’est disloqué un genou dans l’après-midi) le dinghy qui veut aller à sa rescousse tombe en panne. On se console, on n’est pas les seuls que la malchance poursuit. Un très gros trawler glisse sur son ancre 3 fois et un gros voilier (2 mats) s’ancre trop près et manque à deux reprises d’accrocher des bateaux. Bonne nouvelle en date d’aujourd’hui, nous avons parcouru 1007 milles. Ce n’est pas à la porte de Montréal la chaleur…

Levé du soleil à Greens Creek NC

Aperçu de l'Intra Costal

Par ici ce sont des prairies maritimes...


15 Novembre : Départ du Camps à 7h. C’est la parade vers le sud. On se suit à la file indienne. Nous étions 17 bateaux à cette ancrage et les départs ont commencés à 6h, vous imaginez… Comme les voiliers sont très nombreux et plus lents que nous nous rattrapons les premiers partis assez rapidement. Aujourd’hui la chance du timing est avec nous, on attrape les ponts qui ouvrent à heures fixes sans attendre (en poussant les moteurs à l’occasion). Il fait beau et chaud. Le moteur bâbord à un peu tendance à chauffer, on décide  d’arrêter à Wrigghtsville (NC) afin que Capi mécano vérifie ce qui peut arriver. Si nous avons besoin de pièces c’est la place,il y a environ 5,000 bateaux dans ce chenal (je ne les ai pas comptés). La marée, le vent et le courant nous jouent des tours au moment de l’ancrage dans Bank Chanal. Le bateau est toujours attiré vers un gros voilier à coté de nous. Même si nous nous plaçons à bonne distance, le vent face à nous, on jette l’ancre, on recule, le bateau revient tout de suite de travers, la chaine complètement à tribord et le bateau tire vers le voilier. Après deux fois on change de place. Capi change sa casquette de capitaine pour celle de mécanicien.  Il serait trop long de donner les détails mais il croit avoir réglé le problème.

16 Novembre : Ce matin pas de déplacement. Après avoir regardé les cartes, et puisque nous avons une épicerie à faire et qu’il y a plus de facilités ici que dans les prochains jours, nous ne bougeons pas. Grande marche chez West Marine et à l’épicerie. À la caisse de l’épicerie la jeune fille me demande si nous avons besoin d’aide pour apporter les sacs à la voiture? Non merci nous sommes à pieds. Et elle me regarde un peu hébétée. Nous sortons organiser nos provisions dans notre panier à roulette quand une dame âgée vient nous voir et nous demande où nous allons comme ça à pieds. Nous lui disons que  nous sommes en bateau à Bank Chanal. Mais ça n’a pas de bon sens que vous marchiez tout ce chemin, je vais chercher ma voiture et vous y reconduis. Yé! Et MERCI madame X! En revenant au bateau, nous nous rendons compte que dans la vague le dinghy bien chargé on se fait pas mal arrosé (encore une petite pensée pour notre dinghy volé) mais au moins au Bahamas l’eau sera plus chaude. Ici aussi ils se préparent pour Noël mais pas dans le même décor que nous. Le Père Noël ne rencontre pas les enfants dans un centre d'achat mais sur le gazon...
Ça se passe decommentaire...


En avant-midi appelle de Sylvie et André, le système d’alarme de la maison signal une intrusion, ils s’y rendent il n’y a rien d’anormal. Un gros MERCI à vous deux de vous occuper si bien de nos affaires!!!

17/ Novembre : Nuit d’enfer encore une tempête de vent et des orages. Nous sommes 5 bateaux à l’ancrage. Mon capitaine assure une vigie afin d’être certain que le bateau tienne bien sur l’ancre. Vers 11h30 le temps qu’il descende dans la cabine mettre ses pantalons à son retour  le catamaran qui était à coté de nous n’y est plus. Il a chassé, a levé l’ancre et est allé s’accoster au quai de dinghy. Une demi-heure plus tard c’est au tour du voilier sur notre bâbord qui chasse. Son capitaine, seul avec ses deux enfants dorment. Après deux coup de corne de brume, aucune réaction. J’éclaire dans ses hublots avec le 1 millions de chandelles et redonne un long coup de corne de brume. Enfin le capitaine se lève et remet de la corde. Il a dû chasser encore parce qu’en plein orage il lève l’ancre pour se promener environ 30 minutes pour trouver une meilleure place et se ré-ancre, cette fois ce sera la bonne.

Ce matin Michel vient à peine de se recoucher et encore un appel pour le système d’alarme, décidément il ya des jours comme ça… Nos supers surveillants sont allé à la maison à 5h30 am. Nous sommes très reconnaissant pour leur dévouement.  Ce matin la météo nous annonce encore de bons vents, capi a dormi à peine 3h alors on ne bougera pas encore. Lors de cette mise à jour à 12h am effectivement que le vent est encore fort et la température baisse.
Wrightsville NC une station balnéaire

P.S. Je suis consciente qu'il doit y avoir des fautes d'orthographe dans le blog mais si je prends le temps de me lire et relire je sais très pertinament que que j'abonnerai, donc excusez moi et à la prochaine.

dimanche 13 novembre 2011

Belhaven NC (suite)

12 novembre : Nous sommes retournés dans l'eau YÉ! Nous avons fai tun essaie marin et tout est parfait RE-YÉ!!!
On est resté à la marina ce soir car c'était inclus dans la facture. Ce qui a été dispendieux c'est la réparaton de fibre de verre, tant qu'a l'hélice le montant est raisonnable. Le prix de la sortie et de la mise à l'eau coute 1/2 fois moins cher qu'à notre propre marina... Lavage de la coque, ménage de l'habitacle et  petite bière pour fêter ça. Départ demain matin tôt.

samedi 12 novembre 2011

Belhaven

11 novembre : Ce matin très froid, grand vent froid. On tourne en rond, le bateau n’est pas branché donc on gèle. Vers 4h pm, le proprio de la marina me dit enfin (probablement par pitié) qu’il y a un branchement de 50 AMP juste en avant du bateau. Enfin un peu de chauffage.

12 novembre : On attend notre hélice. En avant-midi nous allons prendre une petite marche, on trouve une très vieille quincaillerie. Les deux messieurs qui sont à la porte nous invitent à entrer. Une autre très belle rencontre. Beaucoup d’entregents, on connait maintenant la raison de la ville déserte. Ils ont eu trop d’inondations, trop de grosses entreprises comme WalMart à une trentaine de milles, une population vieillissante etc….  Ils nous racontent que lors de l’ouragan Irene il y a eu la plus grosse inondation depuis les années 30. Le vent à poussé l’eau à l’intérieur de la Pungo River et l’eau cherchant une place pour se retirer à fait une brèche de 760 pieds dans les Outer banks (petite bande de terre longeant la côte, dans le coin du Cap Hatteras), emportant tout ce qui s’y trouvait, maisons incluses. L’armée à prit un mois à construire un pont temporaire afin d’approvisionner la population. L’installation d’un traversier temporaire a aussi été nécessaire. Voici donc le petit cours d’histoire terminé. Puisque nous ne savons pas si nous allons avoir internet en après-midi (si nous sommes à l'eau nous allons aller nous ancrer), la suite de de la journée à la prochainemise à jour.

vendredi 11 novembre 2011

Belhaven Marina (Pantego Creek) Pungo River

9 Novembre : Puisque nous sommes à une marina : lavage, commissions et vérifications des moteurs. Une marche de3h, le village juste à côté de la marina est un village fantôme. Tous les magasins sont vides excepté Ace Hardware, qui nous présumons, sont en train de liquider leur marchandise. Plusieurs maisons condamnées ou abandonnées. Il semble que tous ont déménagés à quelques milles. Ici personne ne nous offre de nous conduire, les gens ne sont aussi sympathiques que certains endroits où nous avons arrêtés. On a profité d’internet pour Skyper avec la famille.
Petit Gazébo pour se détendre...


10 Novembre : Ce matin c’est la sortie du bateau. Aoutch!!! L’hélice est pire que ce que nous espérions. Il faut la retirer et l’envoyer chez le spécialiste, celui-ci accepte de faire le travail demain. Un petit Mexicain qui travail à la marina accepte d’aller la rechercher (2h de route) samedi matin, bien sûr moyennant $$$. En plus lorsque j’ai frappé quelque chose à la sortie du Lac Champlain, cela a fait une bonne coche dans la coque. On fait réparer ça pendant que le bateau est sorti de l’eau. Le moral n’est pas à son meilleur. On est encore sorti de l’eau et le budget y goûte encore… Capitaine se jure bien de ne plus être aussi poli avec ceux qui veulent nous dépasser, ils se mettront dans la merde eux-mêmes.
Gros bobo...

jeudi 10 novembre 2011

Alligator River-Pungo River

8 Novembre : On se lève tôt afin de partir tôt, 7h45 on est en chemin, pas question de passer une autre soirée avec ces jets… La navigation se déroule très bien jusqu’à ce qu’un bateau de pêche nous pousse dans le derrière. Le canal de Alligator River est étroit et il faut rester dans le centre parce qu’il y a plein d’arbres morts sur les cotés du chenal. Capi se tasse juste un peu trop et on frappe un arbre mort immergé dans une eau pas du tout transparente. On accroche une hélice. On ressent tout de suite une vibration sur le bateau. On entre à la marina Belhaven (Pantego Creek) dans la Pungo River à 12h, il faut faire sortir le bateau afin d’aller voir les dommages. La marina ne peut nous sortir avant jeudi. Par chance c’est une belle petite marina très coquette avec internet.

9 Novembre : Nous sommes à marina ce qui veut dire, journée lavage, commissions, vérification des moteurs. Une marche de 3h, le village qui est sensé être à côté de la marina est un village fantôme. Tous les magasins sont vides, à l’exception de la quincaillerie Ace au coin de la rue. Il semble que le village est déménagé à quelques milles. Plusieurs maisons sont condamnées ou abandonnées. Aujourd’hui on profite d’internet pour Skyper avec la famille.

mardi 8 novembre 2011

De Deltaville à Dismal Swamp Canal - Élisabeth City - Aligator River

Deltaville -Dismal Swamp Canal-Élisabeth City-Aligator River

2 Novenbre : Bonne Fête Caroline, Sylvie, et Michel excuse moi si j’ai oublié la tienne la semaine dernière.

Levée de l’ancre à 7h30, Virginie on s’en vient. En début d’avant-midi les vagues sont menaçantes mais ça se replace assez vite. Au départ il est bien entendu que si ça brasse comme hier on retourne à l’ancrage. Finalement les vagues nous prennent en pitié et se placent correctement pour une navigation confortable. Capi met un peu plus de gaz qu’à l’habitude et on file à 9 kn. À l’approche du port de Norfolk les vagues sont très grosses mais ce sont des vagues de mer. Le bateau valse harmonieusement sur les vagues. J’ai vu mes 3 premiers dauphins, le soleil est là, l’air est confortable on est aux oiseaux. Marina Bluewater à 1h, petite réparation du réservoir d’eau qui fuyait, avec une pâte d’époxy métal donné par un employé de la marina (ça vaut la peine d’être souligné puisque c’est rare en titi).

3 Novenbre : Ce matin vérification de la réparation, YÉ ça tient le coup le réservoir remplit. Lavage du pont, levée des amarres à 10h30. Capi est un peu sur le stress de traverser le port. L’an dernier lors de notre passage on s’est fait avertir deux fois. Une fois par un tug que nous allions trop vite (vitesse max dans le port, 6 kn) et l’autre pas mal plus sérieuses ce sont les soldats mitraillettes à la main parce que nous étions trop près de leur joujou (bateau) de guerre. Cette fois-ci c’est un paquebot qui nous a gentiment demandé de sortir un peu des bouées parce qu’il devait s’amarrer  à notre hauteur. De plus la Coast Gard fait des travaux dans le port, je ne sais pas c’est quoi qu’ils repêchent mais on a entendu sur le VHF qu’avec trois grues ils ne venaient pas à bout de le sortir. Surveillance accrue dans le port 8 bateaux de la police pour surveiller (ils ne surveillent pas plus qu’il ne le faut, ils s’amusent à faire des vagues (eux ils ont droit)). On s’ancre à 2h dans un bassin construit de mains d’hommes appelé `` Hole in the Wall`` dans le Dismal Swamp Canal.


Sortie du port deNorfolk


4 Novenbre : En se levant comme tous bons marins, nous écoutons la météo. Devinez ce qu’on nous annonce, `Gail Warning` (tempête de vent, pointe à 35kn). On remet en question notre destination, Elisabeth City où les quais gratuits sont mal placés pour un vent Nord-Est comme annoncé. On reste sur place. Journée relaxe. Les pêcheurs vont et viennent dans ce que j’appellerais notre étang (à peine plus grand que le Lac des Castors sur le Mont-Royal). Ils tournent en rond autour de nous on leur jette un coup d’œil. Ils en pêchent pas mal. À un certain moment le capitaine me fait signe de sortir. Il me demande si nous voulons du poisson. Bien sûre! Combien? 2. On peut vous en donner plus. OK pour 3. Des Sea Trout d’environ 2 1/2 à 5 lbs. Quelques heures plus tard ils reviennent nous voir. Ils ont plus que leur quota (3 pêcheurs/10 poissons chacun) ils nous en redonnent 7. Ce qui nous donne environ 6 repas pour 2. Si vous voulez venir dans ce coin de la Virginie pêcher je vous recommande Fishy Business Charter au 757-818-8375. Je vous jure qu’il a fait ses preuves devant nous. On est dans une bonne lune ça fait deux jours de suite qu’on nous donne quelque chose…

Nos trois permiers poissons


Capi en a l'eau à la bouche


Notre super pêcheur et ses prises


La météo a vu juste il vente très fort en soirée, on est content d’être à l’abri.

5 Novenbre : Il vente encore beaucoup ce matin. Par le temps que le vent se calme, il est trop tard pour faire les 50 milles que nous avons à faire. Pas beaucoup d’ancrage  sur ce parcourt. J’ai hâte de bouger les arrêts répétés commencent à me peser. Journée plutôt ennuyante, les pêcheurs d’aujourd’hui ne valent rien, on a beau les observer, ils attrapent de petits poissons et en très petites quantité. Il ne faut donc pas se fier à eux pour notre prochain lunch.

6 Novenbre : Enfin on lève l’ancre, 7h30. Deux écluses à faire. Une en commençant cet  avant-midi, la deuxième on devrait être bon pour l’éclusage de 11h. Pas de chance le trawler qui nous précède dans ce canal très étroit (100pieds) à décider de mener la parade à pas de tortue. 4.5-5 kn max. Nous sommes deux bateaux à fatiguer derrière lui. On manque l’éclusage de 11h, on attend 1h  pour celui de 1h30. Après l’écluse on ne manque pas notre chance, on passe devant. La température est moins fraiche que les jours précédents et le soleil est de la partie. Petit hic, la couleur de l’eau, on ne voudrait pas tomber dedans (voir la photo). B to B n’avait pas encore de moustache jaune sur le nez, d’après moi ce n’est qu’une question de temps. Par contre le temps nous en aurons bien aux Bahamas pour lui refaire une beauté…  Ce canal ressemble à une mangrove, les arbres poussent dans l’eau quoi que la plupart soient morts. Bye Bye Virginie et bonjour Caroline du Nord. Arrivée à Elisabeth City à 4h30, quai municipal, les bateaux déjà à quai nous invitent à leur petit Cocktail dans le parc. On rencontre encore des gens très agréables et on pratique notre anglais (Hé! Carl et Ced, on vous envie de parler si bien cette langue…),

L'eau n'est vraiment pas belle...

Dimal Swap Canal

Ça ressemble à une mangrove

7 Novenbre : Ce matin il faut aller faire une commande avant le départ. La météo annonce une belle journée. Ça nous démange de continuer notre chemin cers le sud. À 8h on part pour une petite marche de 2 à 3 milles pour l’épicerie. 5 minutes plus tard un gentil homme arrête son pick-up et nous demande si nous allons à l’épicerie? Oui. Embarquez je vous y reconduis. Ok et merci. Rendu là il nous dit de prendre notre temps et qu’il va être dans le stationnement quand nous aurons fini. On revient il est là et nous donne des pâtisseries de chez Katty’s Kreation ( au 252-331-1888). Il nous aide à apporter les sacs au bateau. On lui donne la première canne de sirop d’érable que nous avons apporté pour les gens très spéciaux sur notre chemin. Thank you  Mr. X, les gâteries sont débilement succulentes. Départ à 10h30, Albemarle Sound on te travers aujourd’hui. Superbe journée, les mouettes nous suivent, j’ai même pris une petite heure de bronzage avec une pensée pour vous qui allez pelleter bientôt… Ancrage à 5h au mille 97 de l’Intra Costal à Wipping Cream à non Wipping Creek dans Alligator River. On est vraiment dans un NO WHERE LAND, absolument rien autour. Surprise à 6h quand la noirceur vient à peine d’arriver, 2 jets de l’armée sont en entrainement. Ils passent et repassent autour de nous pendant environ 30 minutes pour ensuite passer à (nous estimons 200 à 300 pieds) au dessus de nous 4 fois de suite. Je vous jure ça fait mal dans la poitrine (je me suis demandée si je ne faisais pas une crise cardiaque) et là je trouve ça pas mal moins comique. Nous sommes trois bateaux à cette ancrage mais ils ne passent que par-dessus nous, je pense que nous sommes leur cible d’entrainement. Dans l’heure qui a suivi on les entend toujours mais, au moins ils sont beaucoup plus haut, on les sent moins menaçants. Toute une expérience…IMPRESSIONANT!!!!
Albemarle Sound les mouettes nous suivent.

mardi 1 novembre 2011

De Annapolis à Deltaville

30 octobre : Enfin on peut partir. Levée de l’ancre à 8h15. À notre grande surprise nous avons pêché une ancre enroulée dans la notre. Pour ceux qui ne le savent pas, les fonds des baies d’ancrages sont vraiment dégueulasses, on remonte donc un gros tas de boue noire à bord… Notre voyage est grandement retardé par les tempêtes de vents. Notre départ un peu tardif en est probablement la cause, la prochaine fois nous nous jurons de partir plus tôt en saison. On ne choisi pas vraiment les places où nous arrêtons quelques jours, c’est la météo qui nous mène. Aujourd’hui, vagues de 4 pieds par derrière le bateau, le Chesapeake n’a pas eu le temps de se calmer de la tempête d’hier. Ancrage à Solomon’s Island à 3h30. Petit tour de dinghy (en trainant la pompe bien entendu).

31 octobre : Cette nuit à été tranquille comme ça fait longtemps qu’on n’en avait pas eu. Ancrage sans vagues ni vent. Levé tôt pour partir tôt mais là ce n’est pas le vent qui nous retarde mais la brume. Départ à 9h. Le Chesapeake est une mer intérieure, c’est incroyable comme on a l’impression de ne pas avancer mais que finalement on finit toujours par arriver à destination. Oui on arrive mais entre le départ et l’arrivée on frappe parfois une mer agitée. Ce fut le cas aujourd’hui. En avant-midi notre cap était aligné correctement sur la trajectoire des vagues mais pas en après-midi. Le vent s’est levé, la vague s’est levée et nous on s’est fait brasser. Il y avait comme deux séries de vagues, une de face ( 2 pieds) et une de travers (4 à 6 pieds). Arrivée à 5h à Jackson Creek Deltaville Va face à une entrée très embêtante. Un bateau à voile entre devant nous Yé! Mais non il fait demi-tour et se replace derrière nous. L’entrée à au max 75 pieds entre les deux premières bouées. Michel arrête les moteurs pour examiner (plein de bouées qui ne sont pas sur la carte), on s’ensable. Le voilier qui nous suit de près prend les bouées à tribord (ce qui nous aidera plus tard). Les moteurs nous sortent du pétrin. On suit le trajet du voilier, ancrage à 6h. Les gens du voilier sont ensuite venus nous voir. Ils sont déjà venus ici mais ne comprenaient pas la passe de l’entrée, ils croyaient que nous la connaissions. Quand ils nous ont vus s’enliser ils ont compris comment négocier le parcourt. On a bien hâte d’être rendu dans l’Intra costal où nous seront moins à la merci des vents.

1ier Novembre : Devinez ce que nous faisons aujourd’hui, du surplace… Et oui encore des vents de 20 kn, (avertissement aux petites embarcations) on ne veut pas remettre un 30 sous dans la machine à laver. Demain devrait être plus calme. Au programme, coller un patch au dinghy, lavage, petites bricoles et lire. Journée de repos pour l’équipage. Bingo!!! nous sommes à l'ancre avec connection Internet, ce qui n'est parfois pas possible même en payant une marina.

samedi 29 octobre 2011

De Chesapeake City à Annapolis

25 octobre : Départ à 8h30. La marée est montante on avance à 10kn à certains moment. Très différent d'hier. Arrivée à Chesapeake City à 10h30. à cette vitesse la journée d'hier aurait du nous prendre environ 4h30... Arrivé au quai 2 capitaines nous aident à l'accostage, quelle surprise l'un deux préparait son bateau à la même marina que nous au printemps. «Lady Fine» et «Gizmo» deux équipages québécois fort sympatiques. Petite marche dans le village en après-midi, toutes les belles petites boutiques sont fermées. C'est tellement petit qu'en 1h de marche on rencontre nos nouveaux amis 3 fois. Pour ce qui est de la visite hitorique nous l'avons fait l'an dernier. Pour ceux et celles qui ne connaisent pas, c'est un village des années 1800, au premier temps du canal C&D, où résidait tous les capitaines et nobles du temps. Le village à été conservé presqu'à son état naturel. Les maisons ont été rénovée selon la coutume du temps et des plaques de bronze nous indiquent qui y a demeuré et en quelles année. Un résident probablement jaloux de ne pas avoir eu de plaque à installé celle de la photo suivante. Petite jasette d'introduction sur «Gizmo» en soirée.


26 octobre : Levée des amarres à 10h30. Journée avec un léger couvercle nuageux. Le courant tant détesté il y quelques jours nous aide. Nous apprenons à l'apprivoisé. destination Annapolis. À l,entrée deBack Creek on cherche assez longtemps le passage. Il y a des bouées ici comme ça ne se peux pas. Il n'y a plus beaucoup de places d'ancrage, on se trouve un petit trou à 5h30. Belle journée de navigation, soirée tranquille. «Lady Fine» et «Gizmo» y sont.

27 octobre : Il ne fait pas beau aujourd'hui. La météo nous annonce encore une tempête de vent (je ne sais pas ce qu'Annapolis a contre nous, mais c'est ici que nous avons subi une tempête l'an dernier). On est un peu à l'étroit pour affronter ce vent on décide de changer de place. 5 fois plutôt qu'une, la passe est trop étroite, finalement le voilier derrièr nous lève l'ancre et nous prenons sa place ( il revient 15 minutes plus tard, c'est certainement pour cela qu'il nous regardait s'ancrer et se dé-ancrer, il voulait garder sa place, il entre finalement à une marina...). Capi est déjà exténué de sa journée. On met le dinghy à l'eau afin d'aller aux commissions. En arrivant au dinghy dock je vois de la broche au fond de l'eau, trop tard le dinghy est percé. Aussitôt débarquer il se met à pleuvoir averse. Shopping en autobus, retour au bateau la tempête commence. C'est pas une bonne journée...

28octobre : On reste encore sur place. Il fait froid. Les filles («Lady Fine», Fracine, «Gizmo», Christine et moi) retournons nous promener en autobus (ici les trajet d'autobus sont incroyablement tortueux). Il vente encore pendant la nuit.

29 octobre : Devinez ce que la météo annonce pour aujourd'hui : TEMPÊTE de VENT des pointes jusqu'à 35 kn et de la pluie. On ne bouge pas encore. Hier on croyait qu'il faisait froid mais on se trompait. Àujourd'hui à 11h au moment de mettre ce blog à jour il fait 6° et il y a des possibilités de neige aujourd'hui. On a du se tromper de direction à quelque part c'est vers la chaleur que nous voulions aller... Pas grand chose à raconter on est confiné dans le bateau par la température. À+

mercredi 26 octobre 2011

De Sandy Hook à Chesapeake City


21 cotobre : Il fait encore beau. Les vents ont diminués mais la météo annonce encore une mer agitée (avertissement aux petites embarcations). Nous retournons donc à l’ancre. Michel installe une gauge pour le réservoir d’eau, enfin on pourra savoir ce qu’il nous reste en eau potable. Nous avons parlé à des gens au village hier, qui étaient à l’ancre pendant la tempête et qui ont subit beaucoup de dommages (ancre perdue avec chaine et corde (2), guideau brisé, taquet d’ancrage arraché). Nous avons été chanceux, seul le taquet d’ancrage à été affaiblit et mon capitaine l’a renforcit avec des plaques de métal.
22 octobre : 6h45 Bye Bye! Sandy Hook, tu es certain qu’on ne t’oubliera pas tu as imprégné des souvenirs dans notre tête et tu nous as apporté beaucoup d’expérience en cas de tempête. Encore beau mais frais. La mer est un peu agitée au départ mais elle se calme assez vite. Nous entrons dans l’Inlet de Manasquan où il y beaucoup moins de trafic que lors de notre passage l’été dernier. Après le Plaisant Canal, Capi se trompe de direction emprunte le mauvais canal. Demi-tour, c’est un peu stressant quand il ne reste que ½ pied d’eau sous le bateau. Le profondimètre n’indique jamais les mêmes profondeurs que la carte, les fonds dans le New-Jersey Stretch se déplacent ce qui fait que tu ne sais à quoi te fier. On ne comprend rien, à certains endroits il est supposé avoir 5 pieds d’eau dans de grandes étendues et plein de voiliers s’y promènent sans rester dans le chenal??? On s’ancre à 4h dans Barnegat Bay. Bel ancrage reposant.

Atlantic City vue de la mer


New Jersey Cut 8 pieds d'eau de ce côté...


New Jersey Cut 3 pieds d'eau de ce côté...


Nous devons respectecter ce chenal étroit.


23octobre : Levée de l’ancre à 6h45. Mon Capitaine n’aime pas du tout le Stretch. À 10h30 nous sommes à l’Inlet Little Egg, on décide de sortir en mer. Les bouées pour nous indiquer la sortie ne sont répertoriées ni sur la carte ni sur le GPS, les fonds bougent trop. Un pêcheur nous indique sommairement la direction. Le problème est que nous sommes face au soleil et qu’il y a beaucoup de bateaux de pêcheurs, tout ce que nous voyons ce sont des taches noires. Impossible de faire la différence entre les bouées (de toute façon il y a presque toujours un bateau devant) et les bateaux. Après avoir frotté un peu le fond on voit enfin la trajectoire du chenal et on sort de ce dédale. La mer est calme, même très calme par moment, le soleil est avec nous. Un avant-midi sur les dents mais un après-midi de navigation comme on voudrait toujours les avoir. Cap May à 5h15.

24 octobre : Départ à 6h45. Oui nos départs se font tôt, mais que voulez-vous, c’est l’automne et il fait noir tôt, donc on se couche tôt. En bateau le rythme n’est pas le même qu’à la maison (pas de télé…). Aujourd’hui, traversée de la Baie du Delaware. La journée commence bien il fait beau, pas trop de courant. On conduit même de l’extérieur. Ça se gâte en fin d’avant-midi. Erreur de navigation, la marée descendante nous donne du fil à retordre. Le courant est puissant (pour ceux qui navigue le fleuve, le quai de l’horloge pendant 6h.). Les moteurs travaillent fort et pourtant nous n’avançons qu’à 4.5 kn. On dirait que le bateau est sur un pivot, part à bâbord, par à tribord, les bras du Capitaine et la barre à roue sont en feu… Le cours de navigation sur les marées, que nous n’avons pas eu le temps de prendre s’apprend par la pratique. Ancrage à Augustine Beach (qui n’a rien d’une beach…) en face d’un plan nucléaire à 4h30. 48milles nautiques en 9 h…
Levée du soleil derrière le plan nucléaire
25 octobre : Levée de l’ancre à 8h30, la marée travaille pour nous cette fois-ci. On atteint même 10.2kn. 2h pour faire 20 milles nautiques (ce qui veut dire que le trajet d’hier aurait du prendre la moitié moins de temps). Le soleil nous accompagne encore mais c’est encore frais. Arrivée à Chesapeake City à 10h30. Cette petite ville nous avait enchantée l’an dernier, mais n’avions que quelques heures à y passer. On s’était bien promis d’y revenir. «Lady Fine» et «Gizmo» deux capitaines québécois nous accueillent au quai. Le plus drôle c’est que l’un d’eux préparait son bateau en même temps que nous à la marina Rive-Nord au printemps. Petite jasette avec eux, ils sont très sympathiques et sont en route pour les Bahamas. Cette mise à jour vous parvient donc de cet endroit avant notre petite escapade.

jeudi 20 octobre 2011

15 octobre : On s’est fait brasser encore toute la nuit. La météo annonce encore 45 Kn de vent an après-midi. Juste déplacer le bateau pour aller à mooring serait périlleux. La traversée vers Sandy Hook pas encore pour aujourd’hui ils annoncent des vagues jusqu’à 7 pieds. En après-midi une marche au Starbuck Café (de là la dernière mise à jour du blog). L’employé de la marina nous dit qu’il est pas mal occupé que tout le monde veut rester sur place et qu’il est préoccupé par ceux qui sont à mooring. Journée lavage, ajustement de compas. Le vent est resté très fort toute la journée.

16 octobre : Du vent encore du vent, des vagues encore des vagues. On ne pourra pas encore partir aujourd’hui. La météo nous dit que les grandes villes c’est une dépression qui vient du Canada qui apporte tout ce vent. Hé les Canadiens arrêter de déprimer…nous aussi on déprime d’être encore prit à New-York, les grandes villes ce n’est pas notre bag… Capi trafique le profondimètre du bas qui fait des siennes depuis quelques jours. Une chance qu’on à deux transmetteurs, il branche les deux profondimètre au même transmetteur. En après-midi marche à Time Square. Je ne comprends pas pourquoi les gens font un voyage pour venir voir ça. Du peuple en veux-tu en voilà et des commerciaux sur écrans super géants. 3 heures de marche pour ça… Achat d’un petit cadeau pour notre Danik. Je pense beaucoup à toi mon bébé d’amour.
Christophe Colomb
Time Square



Théatre célèbre
17 octobre : On part aujourd’hui. 1ier départ à 9h30. ‘’ Capitaine (licencié) Serge’’ de la marina nous avait dit que 4h après la marée basse il n’y avait plus de courant. En partant pas capable de faire pivoter le bateau et le vent et le courant nous envoient sur les bateaux d’en face. Presqu’une heure de combat pour éviter les plus de dommages possible. Avec l’aide de d’autres équipages nous retournons dans notre trou, sur le gros nerf. 11h30 2ième départ. Capi Serge vient nous aider. On enlève un bout de quai, un kayac et une chaloupe attachés derrière nous recule le bateau à bras et Capi Serge  attache une amarre au derrière le bateau et Capi Michel met les gaz afin que le bateau pivote, rien à faire l’espace est trop restreint avec le vent et le courant qui sont encore trop fort. Serge va chercher d’autre aide. Le monsieur saute sur le bateau prend l’amarre avant opposé, saute sur le doigt de quai et tire le devant du bateau, enfin il pivote et nous partons. ADIEU New-York, je ne crois pas que nous y arrêterons à notre retour. Un peu de dommages sur le bateau de Suzie ??? (échelle et mât de drapeau). Le port de se traverse sans encombre par contre pour finir notre journée, la baie de Sandy Hook est houleuse. Des vagues de 4 à 6 pieds pour se remettre de nos émotions c’est épuisant. Pour finir, l’espace est un peu restreint et on doit remettre l’ancre 3 fois. Le vent tombe enfin. Quelle journée…


18 octobre : Capi s’est tapé une nuit de 12 heures. Hier soir couché à 7h30. Aujourd’hui il beau et on prend ça relaxe. On repose nos muscles endoloris. Je parviens à avoir un wifi pour 1h, messages, banque, assurances et Skype avec Dad, le temps est épuisé pas le temps de mettre le blog à jour. En fin d’après-midi on se prépare à lever l’ancre afin d’aller faire le plein de diesel. C’est à ce moment que les bateaux se mettent à entrer dans le site d’ancrage. On ne veut pas prendre la chance de perdre notre place, on ne se déplace pas. Comme la météo ne sera pas bonne pour quelques jours tout le monde vient se réfugier à l’abri. «La Détente et «Antidote» nous ont rejoint. Depuis le début du voyage on se croise, on se perd et on se retrouve. On est 6 à 7 bateaux Canadiens. Merci Carl et Steph pour la petite vidéo de Danik qui rampe déjà par terre.

19 octobre : Ce matin il pleut et quoi de neuf le vent se lève. Il vente encore en malade, de la vague de 3 à 4 pieds et oui ça brasse encore. Certains bateaux chassent (l’ancre se déplace, et par le fait le bateau se déplace). Tous les capitaines sont aux aguets, certains semblent préférer être à l’extérieur (meilleure vue ou moins de mal de mer???). La météo annonçait des pointes à 35 kn (noeud à l'heure) (à l'anémomètre de «La Détente» 37 kn indiqué). Certains bateaux ont perdus des morceaux de dinghy, un équipage a abandonné le navire, certains sont venu à bout de lever l’ancre et de rentrer à une marina. Pour nous l’ancre à bien tenue, Capitaine a eu une inquiétude pour le taquet d’amarrage mais il a fait sa job comme on dit. Notre plus grande préoccupation était le petit voilier (24-26 pieds) en face de nous (sans personne à bord) qui a chassé dans l’avant-midi. Capi n’était pas certain qu’il n’avait pas embarqué sur notre ancre, ce qui rendait toute manœuvre périlleuse. Il a donc fait fonctionner les moteurs une grande partie de la journée question de sécurité. Un voilier (35-40 pieds) inoccupé a chassé et s’est échoué sur la rive. Toute cette mésaventure a durée 14 h. Une vigie constante je vous jure que ça épuise son Capitaine et sa Capitanette. Le calme et revenu vers minuit trente. Dodo bien mérité.

20 octobre : Levé à 7h30 c’est calme et nous avons changé d’angle, le petit voilier n’est plus sur notre ancre, on lève l’ancre avant de déjeuner, direction la marina pour le plein. ½ mile à faire et le vent est de retour (pointe de vent à 35 kn annoncé aujourd’hui). Nous décidons de prendre une marina (Atlantic Hightland Municipal Marina). Promenade dans Sandy Hook d’où vous parvient cette mise à jour. Bonne journée à tous et je vous jure qu’on va profiter de cette journée pour décompresser.
Voilier échoué dans la tempête


Petit voiler observé pendant 14h...


Observer le petit voilier en face de nous...

samedi 15 octobre 2011

Départ pour les Bahamas

Départ pour les Bahamas

Petite note en commençant : Vous remarquerez que pour la description de ce voyage il y a plusieurs détails. Certaines de ces informations sont pour la famille, d’autres pour les marins et certains autres pour les amis. Alors prenez ce qui vous intéresse et laisser tomber le reste.

C’est enfin fait, on a largué les amarres pour le vrai. Les vacances commencent.

Un hiver sans neige, ni verglas ni de -1000°. À la place, du soleil du sable dans les bobettes et de la chaleur.

4 octobre : Parti de Repentigny à 11h15. Arrivée à l’écluse de St-Ours 4h15(Y fait pas chaud…)

5 octobre : Bonne Fête mon grand 30 ans ce n’est pas rien. On pense à toi (et à tes deux trésors).

Écluse st-Ours à 8h30, on arrive aux écluses Chambly à 12h55 (supposément 1/2h en retard sur le dernier éclusage de la journée) les éclusiers sont en retard sur l’horaire et on entre dans les écluses à 1h. On traine le dinghy en arrière du bateau, pas une bonne idée quand B to B mesure 40 pieds et qu’on fait les écluses avec un Cruiser de 44 pieds. Capitaine Michel doit tasser le dinghy à chaque ouverture et fermeture des portes. Ça commence un peu mal, le pontier nous rush à suivre le Cruiser, le moteur bâbord chauffe et une des pompes de cale ne pompe plus. Arrivée à St-Jean à 5h.

St-Paul Ile aux Noix
6octobre : Ce matin il fait 9° à l’intérieur du bateau (pas chaud). Départ à 9h direction Marina Gosselin à St-Paul Île aux Noix. Le moteur bâbord chauffe encore (le passe coque doit être bloqué). Le plein de diesel ($$$) en arrivant à 12h30. Comme il se doit quand on entre dans une marina petit magasinage ($$$). Pour ceux qui naviguent dans ce coin, la petite quincaillerie au bout de la rue de la marina  possède un inventaire assez surprenant de vis de Stanless Steel et bien autres choses (4 minutes de marche). Après-midi de travaux. Michel à changer de passe coque l’entrée d’eau du moteur bâbord, ré-ajuster les RPM des moteurs, et enlever le clapet anti-retour de la pompe de cale (c’est ce qui la faisait trop forcer). Le soleil est avec nous mais pas la chaleur.
Le dinghy sur la plateforme
Le moteur sur le bateau
7 octobre : Bonne Fête mon beau Vincent, 18 ans ça doit se fêter. En avant-midi encore petits travaux. Capi s’est bien juré de ne pas refaire d’écluses en tirant le dinghy, il fabrique donc un support pour le moteur. C omme les brakets qu’ils vendent pour monter le dinghy sur la plate forme de baignade sont exorbitantes mon ingénieux de Capi se débrouille avec quelques cordes et la bôme et le tout fonctionne à merveille. Une petite heure de navigation afin de s’ancrer à coté du Fort Lennox de l’autre coté de l’île.
8 octobre : On lève l’ancre à 8h, direction les douanes. On ne sait pas trop pourquoi mais c’est toujours un peu stressant, il y quelques années ils étaient tellement strict que maintenant on est sur nos gardes. Félicitation au douanier américain qui parle un très bon français. À notre départ de la douane le RPM du moteur tribord ne fonctionne pas, le même moteur chauffe et les deux profondimètres font défauts. Mais c’est quoi cet enfer là… Malgré toutes ces péripéties nous sommes à Deep Bay Plattsburg à 1h. Encore des réparations, il faut dire que nous n’avons pas beaucoup navigué cet été et que B to B a quand même un certain âge. Nous sommes confiants que le tout se replacera. 1h au téléphone  avec Net10 afin de réactiver mon cell américain de l’an dernier (il parait qu’il faut attendre 2 jours pour faire des appels internationaux) .
9 octobre : Départ à 7h45, on passe Burlington à 10h30. Beaucoup de souvenirs de cet endroit avec les amis voileux… Capitaine est très fier de son pilote automatique qu’il a remit en ordre (il n’était pas utilisable l’an dernier lorsque nous avons ramené B to B de la Floride). Enfin en après-midi la température est assez confortable pour que nous puissions piloter de l’extérieur. Une vraie journée d’été, un avant goût de ce qui nous attend. On avait projeté arrêter à Port Henry mais décide plutôt  de continuer jusqu’à Fivemile Point. À 16h15 ancrage pas très bucolique du coté senteur (une usine de papier cachée derrière la montagne) mais coté paysage et tranquillité on n’a pas à se plaindre. Il fait chaud comme en été mais le soleil sait très bien qu’on est en automne et se couche tôt. Aujourd’hui c’est le jour officiel du déménagement des araignées. Plein de fil qui volent dans les airs et qui s’accrochent au bateau, assez d’égueulasse… En plus les mouches domestiques veulent aller dans le sud elles aussi, elles essayent de profiter d’un tour de bateau.
10 octobre : Ce matin 15° à l’extérieur et 15° à l’intérieur du bateau, une autre belle journée s’annonce. Depuis le début du voyage on se tape des nuits de 10hrs, coucher entre 8 et 9 h le soir, ça fait vraiment du bien. Avant notre départ ce matin il faut baisser le mat et enlever le bimini, les cartes nous indique que certains des ponts du canal Champlain sont à 15pi. de hauteur (le bimini clair bien juste 15pi.). Petite montée d’adrénaline à la bouée 2, je pilote et vois quelque chose dépasser de l’eau à la dernière minute, ça cogne un peu dur, probablement une logue plantée au fond de l’eau. Il y eu beaucoup d’inondation dans le  coin et plusieurs débris flottent, la vigilance est de mise. On traverse l’écluse 12 Whitehall (fin du Lac Champlain) pour s’amarrer au quai et à notre grande surprise «La Détente» (nos voisins de la marina Rive-Nord) sont déjà à quai. Il est 2h15, notre journée s’arrête là. Je passe encore 1h30 au téléphone public afin de faire programmer mon Ost… de téléphone Net10. Le pire c’est qu’après tous ces efforts, je ne peux toujours pas appeler la famille… Après une heure de fonctionnement la génératrice arrête de fonctionner sans avertissement. Michel inspecte, c’est la borne du solenoid d’arrêt qui à cassé. Capi se sent fort ce soir et détruit le fameux machin. Il faudra trouver un détaillant Onan en chemin.
Petite note aux navigateurs. Les ponts de 15 pieds du canal ont finalement 17 pieds, c’est que nous à dit un livreur de bateau (il y en a qui livrent de la pizza et il en a d’autres qui livrent des bateaux…). Avant de repartir nous avons remit le bimini et ça a passé partout.
Les ponts sont bas

Le canal parfois très droit (devant nous)


Le canal derrière nous

11 octobre :

Avant de partir Capi retourne au travail sur la  génératrice et comme mon homme fort est patenteux un simple petit morceau de bois remplacera la pièce en attendant de trouver un détaillant. Super mécano-man!!! Moi de mon coté, je pars à la recherche d’un nouveau téléphone, grande marche et je reviens bredouille. Départ de Whitehall à 10h. Encore super beau et chaud. Les écluses du canal Champlain montent jusqu’à l’écluse 9, là on est au sommet des montagnes (on est à 140 pi du niveau de la mer). À partir de l’écluse 8 nous redescendons. On est un peu ralentit dans notre journée  puisqu’ il y a de grands travaux de dragage et de consolidation des berges se font entre l’écluse 6 et7. Des barges et des grues en veux-tu en voilà. Aucune vague n’est tolérée et on se promène à travers tous ces mastodontes.  Arrêt à 4h15 au quai de l’écluse 5. Encore petite marche pour trouver un téléphone, on en trouve un que je fais activer mais je dois encore attendre 2 jours pour faire des appels au Canada (Hé! la famille vous voyez bien que ce n’est pas l’effort qu’il manque pour qu’on vous appelle).
Travaux de draguage 

12 octobre : Départ à 8h. La journée s’annonce plutôt nuageuse. À 12h30 les écluses sont terminées (Troy). On avance contre la marée, et oui il y a de la marée jusqu’à Troy. Un peu de pluie en après-midi mais rien trop dérangeant. 4h30 on retourne à notre ancrage de l’an dernier à Muderers Creek mais le vent n’est pas du bon coté et nous fait tourner dans 2.5 pieds d’eau. On lève l’ancre et essaie un peu plus loin le long de la rivière près du Pont Van Winkle, là le fond par de 20 pieds (beaucoup trop de chaine à sortir…) à 3 pieds en vraiment pas long, pas bon ancrage. On entre à Catskill Creek, les marinas sont pleines (c’est là où la plupart des voiliers se font re-mâter) il y a un ancrage au fond du Creek mais il est déjà prit par «Stress Free» bateau rencontré à Whitehall. Finalement on s’ancre à6h15 sur le coté du Creek dans un petit racoin où on ne dérange personne. On remonte le mât afin d’avoir notre lumière d’ancrage et de se faire voir la nuit. Grosse journée mais on est content on s’en va vers la chaleur.
Hé! Denis ici ils renforçissent les berges avec de l'ardoise...
13 octobre : On part tôt ce matin 6h45 on veut profiter de la marée descendante. Nous sommes 6 bateaux à quitter ce patelin ce matin, tous direction sud. Navigation qui demande beaucoup de vigilance, en avant-midi il pleut, c’est brumeux et la Rivière Hudson est jonchée de débris. L’ouragan Irene a frappée fort par ici. Depuis Troy, où il y avait plain de quais sans dessus dessous, par ici ce sont des billots de bois des bouts de quais des planches etc.… qui flottent. Capi frappe à son tour un objets flottant non identifié, OK, on en a frappé chacun un on est quitte on ne joue plus à ce jeu… Ancrage à Haverstraw Bay à 3h45 en face d’un par cet d’une petite plage. Journée un peu moche coté température mais au moins la pluie de ce matin n’a pas durée.
West Point (Académie Militaire)



14 octobre : Levée d’ancre à 8h30, encore une journée pluvieuse et nous avons eu de bonnes orages pendant la nuit. La pluie à l’avantage de laver le pont de plus quand c’est la nuit c’est moins dérangeant que pendant la navigation. Arrivée à la marina 79th Boat Bassin à 12h45, la météo annonce des orages et de bons vents pour l’après-midi, on décide de prendre un quai ($$$ sans Wifi) plutôt qu’un mooring. À notre grande surprise on se fait brasser plus que si nous étions en navigation. Beaucoup de trafic sur la Hudson, gros vent  et marée… Petite promenade et souper sur Broadway.
Pour les navigateurs : une épicerie assez complète sur Broadway ``Fairway`` 15 minutes de marche.
15 octobre : On s’est fait brasser toute la nuit. Le vent ne lâche pas mais le soleil est avec nous. La météo annonce des rafales jusqu’à 45 nœuds aujourd’hui, on décide donc de rester à se faire brasser à quai. La traversée vers Sandy Hook NJ ne se fera pas aujourd’hui, un peu trop dangereux. On retourne se promener dans New-York (moi qui n’aime pas les grandes villes, je serais bien arrêté ailleurs…). Ce message vous parvient donc d’un Starbuck Cafe quelque part à New-York. En espérant que tout notre monde se porte bien. La suite au prochain arrête avec Wifi…
Ça brasse à New-York aujourd'hui







mardi 11 octobre 2011

Septembre 2011



Yé!!! Enfin le spécialiste me confirme que je n’ai rien de sérieux au foie (condition serait congénitale) et que je peux voyager. D’autres tests au retour. Ce qui fait que nous avons un mois plutôt mouvementé, nous avons un peu délaissé la préparation du bateau  au mois d’août. Date prévu du départ, le 30 septembre.
 Puisque l’imprévu survient toujours, notre lot de complication s’allonge. La peinture antisalissure que nous avons appliquée au printemps sur la coque n’a pas collée sur l’époxy. Nous devons faire sortir le bateau de l’eau, laver la coque au savon, sabler et redonner 3 couches de peinture et remettre le bateau à l’eau. Tout ça à près de2 semaines du départ. Délais et dédales dans la livraison de peinture, 16 heures entre chacune des couches.
Coque lavée et sablée prise deux

Première couche prise deux

Deux couches de rouge oxide prise deux

Nouvelle date de départ, le 3 octobre. Toujours les écluses de Chambly qui nous pressent leur fermeture est le 10 octobre.

1ier Octobre c’est le souper d’anniversaire de notre fils Carl (et oui déjà 30 ans) fiston Cédric nous glisse un mot sur le règlement des passeports (doit être valide au moins 6 mois … il n’est pas trop certain). Le 2 Claude vient nous saluer au bateau avant notre départ. Il nous confirme que les passeports doivent être valides 6 mois après la date de retour au pays. Ce n’est pas notre cas, on doit refaire faire nos passeports avant le départ. Ce même soir souper de famille abord de B to B. Un peu triste de penser que ne reverra pas nos enfants et la petite Danik avant plusieurs mois. Cédric repart avec notre voiture. Une chance que tante Marie et Maurice sont très gentils et nous prêtent la leur pou aller à Laval faire le renouvellement en urgence. Le 4 au levé Michel retour à Laval cueillir nos fameux passeports.
Mardi 4 octobre 11heures15 nous larguons les amarres. Direction les Bahamas