mardi 13 décembre 2011

De St-Augustine à Port Canaveral

9 Décembre : Départ à 7h. Super de belle journée de navigation. On dépasse deux voiliers, un Suisse ‘’ New Life’’ et un Canadien ‘’Soulmate’’. Vers 11h nous arrêtons faire le plein de diesel et d’eau. Quelques temps plus tard nous redépassons nos deux même voiliers. À la vitesse que nous allons dépasser deux fois dans la même journée les mêmes bateaux, c’est un hit… Capi commence à tester un peu son moteur réparé.. Ancrage à Rockhouse Creek à 3h30, vers 5h ‘’New Life’’ arrive à l’ancrage. Ils viennent piquer une petite jasette au bateau. Ça ce sont de vrais marins, ça fait 9 ans qu’ils sont partis de la Suisse en voilier avec leur bébé qui avait 2 mois. C’est bien dommage qu’ils arrêtent à Titusville pour les Fêtes car ils ont beaucoup à nous apprendre. En 10 minutes de jasette ils ont rassuré Capi : ‘’ Il est tout à fait normal qu’en voyageant en bateau les problèmes se succèdent, ce n’est pas une cabane dans le bois…’’. Nous les reverrons peut-être cet hiver dans les Bahamas.
Récession aux USA???

10 Décembre : Levée de l’ancre à 7h. Journée plutôt nuageuse. Belle navigation jusqu’à ce que Capi ouvre un peu plus les moteurs et que pas hasard fasse que je descende dans la cabine et m’aperçoive que je ressens une vibration au dessus de l’hélice que nous avons fait réparer à Belhaven. Capi descend et confirme qu’il faut faire ressortir le bateau de l’eau pour ne pas que la transmission s’endommage avec cette vibration. Arrivée à Cocoa village (juste à coté de la marina où nous étions l’an dernier), pour s’ancrer à 2h30. En arrivant Capi vérifie le shaft tout est dans les normes. Pas de sortie en dinghy aujourd’hui, il pleut en fin d’après-midi.

11 Décembre : Journée soleil nuage et pluie encore en fin d’après-midi. Tournée en ville à la recherche de butane pour le poêle de camping. Petit tour d’autobus question de traverser le pont pour Merritt Island (ils n’ont pas fait de trottoir malgré qu’il ya deux pont côte à côte et deux voies chacun…). Après quelques heures de marche nous revenons au bateau sans propane. Il parait qu’ils ont tout vendu lors de l’ouragan Irene. La génératrice ne sera pas au repos tant que nous ne trouverons ce fameux butane il ne reste que ¾ d’une cannette. Nous n’avons put faire notre petit tour à la fameuse et bien connu des voyageurs quincaillerie Travis (très ancienne et on y trouve 1,000 trésors), c’est dimanche et ils sont fermé.

12 Décembre : Journée difficile sur le moral, il faut rebrousser chemin de quelques milles et prendre le Barge Canal pour se rendre à Port Canaveral, faire sortir le bateau et faire réparer la fameuse hélice. Gros pluie très intense en chemin. Deux  ponts, le premier nous passons sans le faire lever. Le deuxième indique sur l’échelle  18 ½ pieds de clairance (nous avons 21 pieds), le bridge master nous dit qu’il y 4 pieds de plus que ce qu’indique l’échelle que nous pouvons passer mais de bien rester au milieu (un peu épeurant…). C’est vrai ça passe. À notre grande surprise il y une écluse à traverser pour se rendre dans cet inlet. Enfin arrivée à 10h. Le bateau sortit de l’eau, confirmation que c’est très probablement l’hélice qui à été mal réparée. Le spécialiste doit la vérifier demain.

jeudi 8 décembre 2011

Hilton Head Island Sc à St-Augustine FL

2 décembre : Départ 7h30 de Hilton Head Island. Un peu sur le stress ‘’Est-ce que le moteur ira bien après tant de réparation???’’ Et bien OUI tout fonctionne à merveille. BRAVO chef mécano. Enfin nous entrons en Georgie. Très belle journée de navigation et il ne manque pas d’eau sous le bateau. Nous arrêtons tôt (à 2h30) à Big Tom Creek Ga, Michel doit resserrer la tête de moteur à chaud. Ancrage parmi le foin, très beau et très tranquille. Nous y sommes seul, on ne voit aucune habitation, un décor de Georgie quoi!!!
Ça ressemble à cela un décor de Georgie

3 décembre : Départ 7h30, nous suivons un catamaran Canadien, peu de temps après nous les dépassons, passons une passe de 3 pieds d’eau et nous les perdons de vue (leur tirant d’eau est pas mal plus profond que le notre). Belle journée mais nous passons à plusieurs endroits où l’eau n’est vraiment pas profonde avec des alignements à respecter. Arrêté tôt, à 2h30 à Wally Leg Creek Ga. Capi s’est levé tôt et moi j’ai mal aux cotes que je me suis blessées il y quelques jours en me  penchant sur la rampe pour examiner les dauphins devant le bateau. Capi de retour dans sa cale, le gasket de couvercle de valve coule un peu (neuf il avait une mauvaise courbe et ne veut pas rester en place lors de l’installation) pendant qu’il y est, il ajuste les valves. En plus la génératrice n’a pas assez de jus pour démarrer.
La Georgie

4 décembre : Départ à7h. Journée nuageuse en avant-midi mais partiellement ensoleillée en après-midi. Les dauphins sont toujours au rendez-vous. Aujourd’hui nous avons la marée avec nous, nous avions prévu arrêter à Fernandina FL mais nous y étions trop tôt (ville très industrielle et ça pue, nous y sommes arrêté l’an dernier), on décide de poursuivre notre route, la journée est belle, la marée est bonne. Dans le port de St-Marys nous dépassons le catamaran Canadien rencontré hier, nous sommes 3 bateaux Canadiens à se suivre, juste en face du plan des sous-marins nucléaires de la US Navy. Au VHF nous blaguons en se nommant la Canadian Navy. Ancrage à Fort George island à 3h45, enfin nous sommes en Floride, 19°C et humide en fin d’après-midi.
Incroyable le nombre de maisons somptueuses

5 décembre : Départ 7h, la journée s’annonce nuageuse, nous sommes 3 bateaux à l’ancrage et tout le monde lève l’ancre à la même heure. Le ciel se dégage en avant-midi et une bonne humidité que le vent chasse assez rapidement. En début d’avant-midi on capote un peu les deux GPS n’indiquent plus la route ni les bouées (il est très peu probable que les deux instruments soient défaillants en même temps), ça dure environ une heure et les deux reviennent en même temps (nous allouons cette défectuosité à un problème de satellites). Super de belle journée avec enfin de la chaleur, du soleil, des dauphins. Arrivée à St-Augustine FL à 1h30, Capi retourne encore dans sa cale cette fois-ci pour vérifier la génératrice. Il est pas mal sur le derrière quand il constate qu’il faut qu’il test le démarreur (très mal situé pour aller le chercher), qu’il a remplacé l’an dernier. Là, il déprime pas mal.
Un des plus long quai que nous avons vu
C'est ce décor que nous cherchons

6 décembre : C’est ma FÊTE! Michel vérifie le démarreur et il fonctionne sur le ‘plancher’ d’essaie. En allant visiter St-Augustine nous chercherons un solénoïde. Nous commençons la visite à 10 h. Ce qu’il y en a des choses à voir et à apprendre ici. Il serait trop long de tout écrire mais pour résumé, il ne faut pas passer près d’ici sans arrêter. Même si tout est axé sur le tourisme et tout est monnayable, ça vaut vraiment le détour (compris Gilles…). Moi qui n’ai jamais aimé les cours d’histoire, j’ai vraiment aimé ma visite. Retour au bateau à 10h le soir, épuisés mais contents. On en est même venu à oublier nos problèmes de génératrice.
Notre moyen de transport à St-Augustine
Bridge Of Lions à l'entrée de St-Augustine
Tour d'observation du Castillo de San Marcos
Vue de la tour d'observation


Canon fabriqué en Espagne dans les années 1600
Anciennes portes de la ville
Appelé El Senator Arbre de 600 ans
Rue des Magnolas
La plus ancienne école des USA
Musée Ripley's Gravé sur la tête d'un clou... 

7 décembre : La journée commence avec le soleil mais s’ennuage assez rapidement comme le moral de l’équipage avec ce trouble de génératrice qui dégénère. Capi a passé la journée pour se rendre compte que c’est bel et bien le démarreur qui fait défaut. Après plusieurs heures il démonte le ‘bendix’ et patente le ‘washer’ qui tient la ‘cent’ (tant mieux pour ceux qui comprennent et pour ceux qui ne comprennent rien, cette information n’est pas importante pour vous). Il réinstalle le tout malgré la fatigue et ça fonctionne. Une heure après que la génératrice soit en fonction il descend voir si tout est correct et là le drame. Il a mal vissé le démarreur et avec la vibration celui-ci s’est dévissé et à fait lâcher la soudure d’une braket qui à été soudée l’an dernier. Il abandonne pour ce soir.

 8 décembre : Aujourd'hui il fait froid et il vente encore beaucoup. Capi patente avec des collets de plomberie la braket que nous ferons souder à Cocoa Beach. Réinstalle le démarreur et s’assure qui est vissé bien fort (tous ceux et celles qui connaissent Michel, savent qu’habituellement il visse tout extrêmement fort), et la génératrice repart. Une heure après Capi s’aperçoit que la génératrice ne crache plus d’eau. Vous ne me croirez certainement pas mais le seul 4 pouces de diamètres d’algues qui trainent dans la baie s’est collé au passe coque et à bouché l’entrée d’eau. Chef mécano retourne à la cale déboucher le tout et la génératrice reprend du service. Après avoir laissé les batteries bien se rechargées, nous repartons visiter St-Augustine. De retour au bateau à 6h. Un peu de Skype et écriture du blog. Dodo car nous repartons tôt demain matin, il ne reste que 285 milles pour Fort Lauderdale pour la traversée vers les Bahamas...

jeudi 1 décembre 2011

Hilton Head Island Bye Bye



1 Décembre  Suite: Les travaux forcés sont enfin terminés. Tout fonctionne à merveille. En après-midi petite marche pour l’épicerie. On est venu fou, on ne veut plus faire d’arrêt donc grosse commande, retour obligé en taxi. Un petit sentier pédestre nous à conduit jusqu’au magasin (voir la photo). Nous repartons demain matin tôt.
Charmant sentier.
  
Capi sortie de sa cale.

Hilton head Island SC

28 Novembre : Journée pluvieuse, nous relaxons en attendant les pièces. Nous avons eu la confirmation que les pièces vont bel et bien être livrées demain. En après-midi je sors les vêtements d’été (qui étaient rangés bien loin), ça fait quelques jours qu’il fait assez chaud et nous sommes toujours en jeans. Il semble qu’à partir qu’ici il n’y plus vraiment d’automne. Petite marche en après-midi entre deux pluies. Très bel endroit, nous avons visité surtout des parcs, aréna extérieure, terrain de soccer, rampe de skateboard…. Tout est très bien aménagé et d’une propreté exemplaire. C’est un coin bien nantit. En fin d’après-midi, orage, le vent se lève et la ta température chute. Je vérifie la météo, ils annoncent 4 jours de courant froid. On se débrouillera avec les quelques chandails chauds que j’ai gardé à portée de main…
La tête de moteur démontée
Capi-Mécano n'est pas trop démonté!
Gros plan sur notre problème
L'arrivée des pièces c'est comme Noël pour le Capitaine

Soirée comme souvent nous le faisons à regarder 2 épisodes de National Géographique (merci Dady de nous avoir fournit des soirées de divertissement). Nous étions prédestiné à arrêter à un endroit comme Hilton Head Island pour réparer une tête de moteur…

29 Novembre : Journée plutôt moche. Il pleut à répétition entre coupé de petits rayons de soleil. Michel essaie de gratter les anciens gaskets. Il se rend compte que la tête et le manifoil, reliés ensemble, c’est bien trop pesant pour faire quoi que ce soit. Les injecteurs (très fragiles) nuisent à la manipulation, il faut les retirer et ça prend un outil spécial. Mon ingénieux de Mécano y parvient avec deux clés mécaniques. La job devient de plus en plus ardue (une chance que mon homme est fort…). Le manifoil enlevé il parvient, à manipuler la tête pour le nettoyage. Remettre la tête en place sans endommager le nouveau gasket ne se fait pas sans peine vue la lourdeur de la chose (elle pèse 120 lbs) . Il  tient la tête de moteur à bout de bras et doit la déposer délicatement. Vient ensuite la pose du manifoil qui pèse lourd lui aussi (un bon 90 lbs) et est situé derrière la tête. Cela fait, on ferme la  ‘shop’ à 6h, il reste le million de gugusses à installer. La suite demain.

En pices détachées...

Le remontage

30 Novembre : Soleil en se levant mais froid, bien oui l’automne nous à rejoint, 7°à l’extérieur. C’est un bon moment pour rester à la marina et être branché (chauffage sans entendre la génératrice). Capi remonte le tout et trouve que le remontage est plus long que le démontage. Nettoie ceci, examine cela, ajuste ça etc… Finalement à 5h15 le moteur démarre après quelques petits problèmes avec la petite pompette à fuel. Là c’est la pompe de refroidissement d’eau extérieur qui coule, par chance nous avons le kit de réparation. Capi est enchanté, le moteur roule mieux qu'il n'a jamais roulé. Michel croit que le gasket était déjà faible lors de notre voyage pour ramener le bateau l'an dernier. Il a toujours trouvé que ce moteur roulait plus carré que l'autre et nous avions des problèmes de suchauffe de façon intermitante. Il croyait avoir réglé le problème car on n'a pas eu ce problème pendant notre petit voyage de cet été. Capi est aux anges. Ce sera tout pour ce soir, la cale est sans dessus dessous tout est sale, on y verra demain.

1 Décembre : Belle journée de soleil. Au moment de cette mise à jour, Michel répare la pompe qui coule (job qui s'avère un peu plus compliquée que prévue), viendra ensuite le ménage, la commande, le plein d’eau. Après tout cela je crois que nous resterons à la marina un autre soir pour un grand départ demain. La température s’améliore toujours alors on aura peut-être éviter la vague de froid.

C'est le bordel dans la cale

lundi 28 novembre 2011

De Charleston à Hilton Head Island SC

24 Novembre : Départ à 10h45, on a décidé de visiter Charleston au retour. La météo annonce 2 jours de front froid et nous devons quitter la marina pour 12h (Thanks Giving…), il faudrait aller en face jeter l’ancre et nous on cherche la chaleur. Nous passons le Elliott Cut à marée descendante, 4kn de courant pour 2/10 mille (pire que le quai de l’horloge), notre vitesse baisse à 2.4 kn (je marche à environ 2.5kn) pour se stabiliser à 2.8 kn. En après-midi pour environ 3 milles, pas encore d’eau sous le bateau .7 pied à un certain moment, c’est stressant pour un Capitaine… Dans ce coin des USA on est pas mal au milieu de nulle part, je suis surprise qu’il y ait un signal de cellulaire quand chez moi, près de St-Jérôme, il n’y en a pas. On s’ancre dans South Edisto où il a deux quais de particuliers mais on ne voit aucune habitation. Il n’y a rien d’autre autour et pourtant on à un grand panorama. Bel ancrage très bucolique et tranquille. Depuis notre départ un groupe de mouettes nous ont suivi (je doute qu’elles profitent de Thanks Giving pour déménager) et quand elles ont vu que nous ne bougions plus elles nous ont bombardé de fientes  (voir la photo). Pourtant nous les avons aidé à se nourrir de poissons hachés par les hélices durant toute la journée (qu’elles sont ingrates, elles devraient se tenir dans un stationnement de Mc Donald)…

Les mouettes nous suivent toute la journée

Elles nous ont mitraillé, le toit du bimini est plein...

Vois-tu Yves T., par ici aussi l'eau crisse son camps 2 fois par jour...

Si on colle la bouée verte on fonce dans le quai...


25 Novembre : Levée de l’ancre à 6h30. À partir d’ici il faut vraiment naviguer avec la marée. La Coast Guard du sud de la Caroline du sud et celle de la Georgie n’ont pas les moyens d’entretenir l’intra-Costal. Plusieurs petites passes étroites sans profondeurs. 7 à 9 pieds de marée ça compte. Encore un matin frais mais très belle journée. Les mouettes suivent le bateau presque toute la journée, les dauphins sont au rendez-vous, la mécanique va bien, que demander de plus. Je rapporterai de belles photos de ce voyage. Finalement pour aujourd’hui la marée n’était pas si importante, il y avait de la profondeur. Il est connu que dans ce coin de pays les cartes marines ne sont pas à date, à certains endroits il est supposé avoir 12 pieds d’eau et il n’y a en réalité que 3 pieds, à certains autres il où devrait y en avoir 12 il y en a 20pieds. Nous jetons l’ancre à 2h30 à Bull Creek dans le Calibogue Sound SC. Il ne nous reste qu’une dizaines de milles à parcourir et nous serons en Georgie. Il faut que je vous parle des dauphins. Nous sommes ancrés dans la salle à manger des dauphins. Ils viennent à marée basse se nourrir. Ils sont tout le tour du bateau. L’an dernier pas très loin d’ici nous avions ancré dans leur dortoir. Spectacles inoubliables.  

26 Novembre : Départ à 7h. Nous faisons ½ mille et vous ne me croirez pas, le moteur bâbord chauffe. Dépression complète à bord. Retour à l’ancrage. Inspection, c’est pire que pire le gasket de tête de moteur est sauté. Une grosse job. Moi je voudrais qu’on engage un  mécanicien pour faire le travail mais Capi-Mécano en chef n’a pas confiances aux REQUINS des marinas. Ceux-ci veulent toujours en faire plus que le client en demande et pèsent très fort sur le crayon pour facturer. De plus il veut comprendre sa mécanique et c’est en la travaillant lui-même qu’il apprend. Tant qu’à moi je suis sous le sous tapis pour reprendre  l’expression de quelqu’un qui nous est chère. Le bon coté c’est que nous sommes ancré dans un Creek tranquille avec plein de va et vient de dauphins. Nous restons à cet ancrage pour la nuit puisque nous sommes samedi et que, de toute façon, Capi ne peut commander les pièces nécessaires à la réparation. De plus téléphone de Cédric ce matin, il s’est fait opéré d’urgence la nuit dernière pour une appendicite aigüe. Rétablit toi bien notre ‘Petit Nain’.

27 Novembre : Départ pour la marina de Palmetto Bay à Hilton Head Island SC. Nous avons réservé pour minimum 3 jours. Visite guidée de la marina avec le proprio. Ici c’est une sorte de petit Resort touristique avec beaucoup d’excursion en bateau pour voir les dauphins. En après-midi Michel démonte la tête de moteur et commande par internet les pièces. Aucune chance à prendre, il commande un échangeur de chaleur, une pompe, un gasket de tête et deux manuels sur le moteur. Il est agréablement surpris car le travail a été relativement facile. Soirée Skype avec la famille. Là c’est notre petite Danik qui a la grippe (pauvre petite).
Manège flottant

jeudi 24 novembre 2011

Charleston SC

23 Novembre :Enfin le vrai départ. Nous dépassons enfin le chemin parcourru lors des deux premmiers essaies manqués. Ce matin il pleut mais ça ne nous dérange même pas puisque nous avançons enfin. Le soleil a dû vouloir nous encourager encore un peu plus, il nous accompagne en après-midi. Visite de quelques dauphins encore aujoud'hui mais ceux-ci ne restent pas longtemps. Nous sommes à une marée exceptionnement basse. Je n'ai pas pensé prendre une photo de la bouée rouge (aide à la navigation qui indique où il a assez profond d'eau pour naviguer) qui est dans la boue à au moins 20 pieds de l'eau... On ne peux donc même pas se fier aux bouées. Journée les yeux axés sur le profondimètre. De bonnes vagues dans le port de Charleston (ça fait longtemps qu'on ne s'est pas fait brasser, on en a pas pour longtemps , on trouve ça même drôle). On entre à la City Marina, question de redonner une bonne charge aux batteries qui ont un peu souffert de notre arrêt prolongé sans électricité (à l'avenir il faudra faire fonctionner la génératrice un peu plus souvent pour garder une bonne charge).  On planifie une visite de Charleston demain, aujourd'hui on a notre journée dans le corps.

Il n'a pas d'eau pour naviguer...

24 Novembre : La température a baissé, en me levant la météo annonce du froid pour les 3 jours à venir. Changement de programme, nous visiterons Charleston au retour.  On decide de poursuivre notre route. Nos arrêts répétés nous on mené un peu tard dans la saison, on se pousse vers la chaleur...

mardi 22 novembre 2011

Georgetown 2


22 Novembre : Encore un faux départ ce matin. On se rend à peu près à la même place que dimanche matin. Le moteur bâbord chauffe encore, on revient au même quai. On ne le laisse jamais assez longtemps pour que quelqu’un prenne notre place… La seule option qu’il reste pour Capi Mécano c’est que thermostat neuf qu’il a posé juste avant le départ soit défectueux. On retourne à l’auto parts (cette-fois en taxi) acheter deux thermostats et on en profite pour faire une épicerie. Jeudi c’est Thanks Giving (journée fériée très fêtée au USA) tout sera fermé pour quelques jours on risque qu’il soit difficile de trouver des magasins ouverts. On fera une autre tentative de départ demain matin, cette fois ça devrait être la bonne. En après-midi petite marche chez les pêcheurs indépendants, achats de crevettes fraîches (délicieuses). Puisque Georgetown fait partie du début de l’histoire des États-Unis, les maisons sont très anciennes et très très belles. Le chauffeur de taxi nous expliquait que les propriétaires de maison ancestrales ont des réductions de taxes et des subventions pour garder l’extérieur selon les traditions. Du port on voit trois industries : plan électrique, usine de transformation de métal et usine à papier (d’où vient l’odeur…). Les pêcheurs américains aiment voir les poisson de haut, le toit noir au 3ième étage c'est le bimini du poste de pilotage (il ne faut pas avoir le vertige ni le mal de mer). OUF!On a bien hâte de changer de décor.
Bateau de pêche
(Vous pouvez cliquer sur les l'image pour l'agrandir)


lundi 21 novembre 2011

Georgetown

20 Novembre : Faut départ ce matin, nous avons levé l’ancre à 6h50 pour faire ½ mille et le moteur bâbord s’est mit à chauffer. Cette fois-ci il a chauffé pas mal. Demi-tour pour s’amarrer au quai public de Georgetown. Tout avait si bien commencé, l’ancre n’était pas sale comme hier, le départ tôt promettait, le soleil et la température étaient au rendez-vous. Mécano Mike fait quelques heures de vérifications, bonne marche jusqu’au garage le plus près, acheter de l’antigel. Puis vient le moment du grand test, l’antigel ne circule pas dans son petit réservoir comme l’autre moteur. Michel enlève la pompe afin de la vérifier. Là ça va mal, un boulon casse net dans le bloc moteur. Capi à oublié à la maison (avec tous les avaries d’avant départ) son kit pour une telle réparation. Toute l’après-midi avec l’énergie du désespoir, il tente de retirer le bout du boulon, rien n’y fait, il faut attendre à demain (lundi) afin de magasiner ce bidule. Le plus surprenant c’est que la pompe semble bonne mais qu’un petit trou de circulation entre elle et le moteur était peut-être bouché. L’avenir nous dira si c’était le problème. Les bonnes nouvelles : il fait beau et chaud et à l’heure du souper nous avons jasé au téléphone avec nos deux garçons, ça c’est réconfortant. Bravo Ced pour ton retour aux études, tu as de quoi être fier de toi. C’est courageux.

 21 Novembre : Capi change encore de casquette pour celle de commissionnaire. Très grande marche pour le magasin de pièces d’autos. Il revient, remet tout en place et encore un test. Et NON le problème n’est pas résolu. Ça chauffe encore. 3 fois depuis hier qu’il vidange tout l’antigel pour les vérifications. En fin d’après-midi, après avoir nettoyé l’échangeur de chaleur et que ça ne fonctionne toujours pas, je suggère une solution au Capi mécano (refaire le vide d’air à plusieurs reprises) et ÇA MARCHE. Demain nous ferons le test ultime nous repartirons. Merci à Georgetown pour le quai gratuit, ce qui nous à grandement facilité la tâche.
Un gros merci à Sylvie pour les chaudières de mayonnaise elles ont été très utiles dans la récupération d'antigel...
Pas de photos c’était pas assez beau à voir…

samedi 19 novembre 2011

De Wrightsville NC à Georgetown SC

18 Novembre : La température a beaucoup baissée depuis hier après-midi, il faisait 21° à l’extérieur et 25° à l’intérieur du bateau. Ce matin au levé 6° dehors et 7° à l’intérieur. Départ à 7h, par chance le soleil réchauffe l’habitacle par nos grandes fenêtres. À Cape Fear on se bat contre courant et marée (quand même pas autant que dans le Delaware) pour une dizaine de milles. Par ici l’Intra-Costal est plus large et surtout plus profond. Belle navigation même si la température reste froide, le maximum atteint 12°. Nous entrons dans la Caroline du SUD. Ce soir Marina Cricket Cove (très belle marina abordable, pour les voyageurs),  arrivé à 2h30. Il n’y a pas d’ancrage dans ce coin ci, le seul est à Calabash et nous nous y sommes ancré l’an dernier, très peu d’espace et on se fait brasser par les pêcheurs jusqu’à tard le soir et très tôt le matin. Petite marche au bureau de poste, Hé Danik c’est pour toi…


19 Novembre : On lâche les amarres à 7h. Il fait froid encore ce matin 7°. Le soleil nous réchauffe vite. Très belle navigation, et oui, ça se peut des journées pas de vent pour écorner les bœufs. Le décor de la Caroline du Sud est superbe. On se promène parfois près de l’océan et parfois dans la forêt. Le chenal est large et profond, les maisons sont pour la plupart  somptueuses. Arrivée à Georgetown à 3h30. On peut même laisser les portes ouvertes à 6h30 pm il fait 17°. Pour les navigateurs, le fond de l’eau du port est vraiment mais vraiment dégueulasse… Ce n’est pas de la glaise mais une boue noire comme de l’encre…


Caroline du Sud

Des quais à n'en plus finir...

La grosse vie sale...

Michel et Julie on a trouvé votre futur bateau...

Échangeur Turco version USA


Est-ce qu'on a fait un petit détour au Mexique???


Noël se fête même sans neige.
  



jeudi 17 novembre 2011

Belhaven à Wrightsville NC

13 Novembre : 7h15 enfin nous reprenons notre route. Nous finissons la Pungo River, traversons la Pamlico River et entrons dans la Bay River à notre grande surprise on voit, pour la première fois du voyage, des dauphins. Un groupe se dirige droit sur le bateau. 6 dauphins se laissent pousser par la vague de la proue du bateau. Nous avançons à 7.7kn et deux d’entre eux restent un bon 5 minutes à jouer avec cette vague. Je peux très bien voir les cicatrices d’hélices sur leurs dos. Nous entamons ensuite la Neuse River pour s’ancrer dans Greens Creek à 1h15. Dans ce coin ci il faut vraiment prévoir les ancrages car le prochain est à 25 milles, s’il est difficile d’approche ou qu’il est trop bondé (beaucoup de bateaux font ce trajet), la noirceur arrive vite à ce temps-ci de l’année. On reste prudent.

14 Novembre : 7h15 c’est encore notre heure pour lever l’ancre. La navigation est un peu difficile puisque le soleil est encore bas à cette heure et que nous l’avons en pleine figure. Sur notre route on se rend compte que l’ouragan Irene à dû passer pas mal fort par ici, 3 bateaux sont échoués sur la berge et ce n’est pas des épaves tout déglinguées. Encore une très belle journée à 11h am il fait assez chaud pour aller piloter du flybridge. Les dauphins nous accompagnent encore aujourd’hui. Je crois que dans cette seule journée j’en ai vu plus que dans tout le voyage de l’an dernier. Ils ont tous le même rituel : ils foncent sur le bateau et se laissent porter par la vague de proue. Même le gros avec l’aileron tout arraché et pas encore cicatrisé n’a pas peur du moteur. Au risque de vous ennuyer avec ces histoires de dauphins, vous allez voir je vous en parlerai à chacune de leurs visites, j’adore ces animaux, alors vous m’excuserez. La navigation n’est pas très facile pour le Capi il n’y à pas profond d’eau et les bancs de sable se déplacent par ici en plus en fin d’après-midi il a encore le soleil en pleine face. Ancrage au Camps LeJeune (camps d’entrainement de l’armée) à 4h. Habituellement rendu à ce moment de la journée tout devient calme, ça le reste pour nous mais pas pour certains autres. Un voilier s’échoue dans la passe pour entrer dans le bassin (en plus ce capitaine s’est disloqué un genou dans l’après-midi) le dinghy qui veut aller à sa rescousse tombe en panne. On se console, on n’est pas les seuls que la malchance poursuit. Un très gros trawler glisse sur son ancre 3 fois et un gros voilier (2 mats) s’ancre trop près et manque à deux reprises d’accrocher des bateaux. Bonne nouvelle en date d’aujourd’hui, nous avons parcouru 1007 milles. Ce n’est pas à la porte de Montréal la chaleur…

Levé du soleil à Greens Creek NC

Aperçu de l'Intra Costal

Par ici ce sont des prairies maritimes...


15 Novembre : Départ du Camps à 7h. C’est la parade vers le sud. On se suit à la file indienne. Nous étions 17 bateaux à cette ancrage et les départs ont commencés à 6h, vous imaginez… Comme les voiliers sont très nombreux et plus lents que nous nous rattrapons les premiers partis assez rapidement. Aujourd’hui la chance du timing est avec nous, on attrape les ponts qui ouvrent à heures fixes sans attendre (en poussant les moteurs à l’occasion). Il fait beau et chaud. Le moteur bâbord à un peu tendance à chauffer, on décide  d’arrêter à Wrigghtsville (NC) afin que Capi mécano vérifie ce qui peut arriver. Si nous avons besoin de pièces c’est la place,il y a environ 5,000 bateaux dans ce chenal (je ne les ai pas comptés). La marée, le vent et le courant nous jouent des tours au moment de l’ancrage dans Bank Chanal. Le bateau est toujours attiré vers un gros voilier à coté de nous. Même si nous nous plaçons à bonne distance, le vent face à nous, on jette l’ancre, on recule, le bateau revient tout de suite de travers, la chaine complètement à tribord et le bateau tire vers le voilier. Après deux fois on change de place. Capi change sa casquette de capitaine pour celle de mécanicien.  Il serait trop long de donner les détails mais il croit avoir réglé le problème.

16 Novembre : Ce matin pas de déplacement. Après avoir regardé les cartes, et puisque nous avons une épicerie à faire et qu’il y a plus de facilités ici que dans les prochains jours, nous ne bougeons pas. Grande marche chez West Marine et à l’épicerie. À la caisse de l’épicerie la jeune fille me demande si nous avons besoin d’aide pour apporter les sacs à la voiture? Non merci nous sommes à pieds. Et elle me regarde un peu hébétée. Nous sortons organiser nos provisions dans notre panier à roulette quand une dame âgée vient nous voir et nous demande où nous allons comme ça à pieds. Nous lui disons que  nous sommes en bateau à Bank Chanal. Mais ça n’a pas de bon sens que vous marchiez tout ce chemin, je vais chercher ma voiture et vous y reconduis. Yé! Et MERCI madame X! En revenant au bateau, nous nous rendons compte que dans la vague le dinghy bien chargé on se fait pas mal arrosé (encore une petite pensée pour notre dinghy volé) mais au moins au Bahamas l’eau sera plus chaude. Ici aussi ils se préparent pour Noël mais pas dans le même décor que nous. Le Père Noël ne rencontre pas les enfants dans un centre d'achat mais sur le gazon...
Ça se passe decommentaire...


En avant-midi appelle de Sylvie et André, le système d’alarme de la maison signal une intrusion, ils s’y rendent il n’y a rien d’anormal. Un gros MERCI à vous deux de vous occuper si bien de nos affaires!!!

17/ Novembre : Nuit d’enfer encore une tempête de vent et des orages. Nous sommes 5 bateaux à l’ancrage. Mon capitaine assure une vigie afin d’être certain que le bateau tienne bien sur l’ancre. Vers 11h30 le temps qu’il descende dans la cabine mettre ses pantalons à son retour  le catamaran qui était à coté de nous n’y est plus. Il a chassé, a levé l’ancre et est allé s’accoster au quai de dinghy. Une demi-heure plus tard c’est au tour du voilier sur notre bâbord qui chasse. Son capitaine, seul avec ses deux enfants dorment. Après deux coup de corne de brume, aucune réaction. J’éclaire dans ses hublots avec le 1 millions de chandelles et redonne un long coup de corne de brume. Enfin le capitaine se lève et remet de la corde. Il a dû chasser encore parce qu’en plein orage il lève l’ancre pour se promener environ 30 minutes pour trouver une meilleure place et se ré-ancre, cette fois ce sera la bonne.

Ce matin Michel vient à peine de se recoucher et encore un appel pour le système d’alarme, décidément il ya des jours comme ça… Nos supers surveillants sont allé à la maison à 5h30 am. Nous sommes très reconnaissant pour leur dévouement.  Ce matin la météo nous annonce encore de bons vents, capi a dormi à peine 3h alors on ne bougera pas encore. Lors de cette mise à jour à 12h am effectivement que le vent est encore fort et la température baisse.
Wrightsville NC une station balnéaire

P.S. Je suis consciente qu'il doit y avoir des fautes d'orthographe dans le blog mais si je prends le temps de me lire et relire je sais très pertinament que que j'abonnerai, donc excusez moi et à la prochaine.

dimanche 13 novembre 2011

Belhaven NC (suite)

12 novembre : Nous sommes retournés dans l'eau YÉ! Nous avons fai tun essaie marin et tout est parfait RE-YÉ!!!
On est resté à la marina ce soir car c'était inclus dans la facture. Ce qui a été dispendieux c'est la réparaton de fibre de verre, tant qu'a l'hélice le montant est raisonnable. Le prix de la sortie et de la mise à l'eau coute 1/2 fois moins cher qu'à notre propre marina... Lavage de la coque, ménage de l'habitacle et  petite bière pour fêter ça. Départ demain matin tôt.

samedi 12 novembre 2011

Belhaven

11 novembre : Ce matin très froid, grand vent froid. On tourne en rond, le bateau n’est pas branché donc on gèle. Vers 4h pm, le proprio de la marina me dit enfin (probablement par pitié) qu’il y a un branchement de 50 AMP juste en avant du bateau. Enfin un peu de chauffage.

12 novembre : On attend notre hélice. En avant-midi nous allons prendre une petite marche, on trouve une très vieille quincaillerie. Les deux messieurs qui sont à la porte nous invitent à entrer. Une autre très belle rencontre. Beaucoup d’entregents, on connait maintenant la raison de la ville déserte. Ils ont eu trop d’inondations, trop de grosses entreprises comme WalMart à une trentaine de milles, une population vieillissante etc….  Ils nous racontent que lors de l’ouragan Irene il y a eu la plus grosse inondation depuis les années 30. Le vent à poussé l’eau à l’intérieur de la Pungo River et l’eau cherchant une place pour se retirer à fait une brèche de 760 pieds dans les Outer banks (petite bande de terre longeant la côte, dans le coin du Cap Hatteras), emportant tout ce qui s’y trouvait, maisons incluses. L’armée à prit un mois à construire un pont temporaire afin d’approvisionner la population. L’installation d’un traversier temporaire a aussi été nécessaire. Voici donc le petit cours d’histoire terminé. Puisque nous ne savons pas si nous allons avoir internet en après-midi (si nous sommes à l'eau nous allons aller nous ancrer), la suite de de la journée à la prochainemise à jour.

vendredi 11 novembre 2011

Belhaven Marina (Pantego Creek) Pungo River

9 Novembre : Puisque nous sommes à une marina : lavage, commissions et vérifications des moteurs. Une marche de3h, le village juste à côté de la marina est un village fantôme. Tous les magasins sont vides excepté Ace Hardware, qui nous présumons, sont en train de liquider leur marchandise. Plusieurs maisons condamnées ou abandonnées. Il semble que tous ont déménagés à quelques milles. Ici personne ne nous offre de nous conduire, les gens ne sont aussi sympathiques que certains endroits où nous avons arrêtés. On a profité d’internet pour Skyper avec la famille.
Petit Gazébo pour se détendre...


10 Novembre : Ce matin c’est la sortie du bateau. Aoutch!!! L’hélice est pire que ce que nous espérions. Il faut la retirer et l’envoyer chez le spécialiste, celui-ci accepte de faire le travail demain. Un petit Mexicain qui travail à la marina accepte d’aller la rechercher (2h de route) samedi matin, bien sûr moyennant $$$. En plus lorsque j’ai frappé quelque chose à la sortie du Lac Champlain, cela a fait une bonne coche dans la coque. On fait réparer ça pendant que le bateau est sorti de l’eau. Le moral n’est pas à son meilleur. On est encore sorti de l’eau et le budget y goûte encore… Capitaine se jure bien de ne plus être aussi poli avec ceux qui veulent nous dépasser, ils se mettront dans la merde eux-mêmes.
Gros bobo...

jeudi 10 novembre 2011

Alligator River-Pungo River

8 Novembre : On se lève tôt afin de partir tôt, 7h45 on est en chemin, pas question de passer une autre soirée avec ces jets… La navigation se déroule très bien jusqu’à ce qu’un bateau de pêche nous pousse dans le derrière. Le canal de Alligator River est étroit et il faut rester dans le centre parce qu’il y a plein d’arbres morts sur les cotés du chenal. Capi se tasse juste un peu trop et on frappe un arbre mort immergé dans une eau pas du tout transparente. On accroche une hélice. On ressent tout de suite une vibration sur le bateau. On entre à la marina Belhaven (Pantego Creek) dans la Pungo River à 12h, il faut faire sortir le bateau afin d’aller voir les dommages. La marina ne peut nous sortir avant jeudi. Par chance c’est une belle petite marina très coquette avec internet.

9 Novembre : Nous sommes à marina ce qui veut dire, journée lavage, commissions, vérification des moteurs. Une marche de 3h, le village qui est sensé être à côté de la marina est un village fantôme. Tous les magasins sont vides, à l’exception de la quincaillerie Ace au coin de la rue. Il semble que le village est déménagé à quelques milles. Plusieurs maisons sont condamnées ou abandonnées. Aujourd’hui on profite d’internet pour Skyper avec la famille.

mardi 8 novembre 2011

De Deltaville à Dismal Swamp Canal - Élisabeth City - Aligator River

Deltaville -Dismal Swamp Canal-Élisabeth City-Aligator River

2 Novenbre : Bonne Fête Caroline, Sylvie, et Michel excuse moi si j’ai oublié la tienne la semaine dernière.

Levée de l’ancre à 7h30, Virginie on s’en vient. En début d’avant-midi les vagues sont menaçantes mais ça se replace assez vite. Au départ il est bien entendu que si ça brasse comme hier on retourne à l’ancrage. Finalement les vagues nous prennent en pitié et se placent correctement pour une navigation confortable. Capi met un peu plus de gaz qu’à l’habitude et on file à 9 kn. À l’approche du port de Norfolk les vagues sont très grosses mais ce sont des vagues de mer. Le bateau valse harmonieusement sur les vagues. J’ai vu mes 3 premiers dauphins, le soleil est là, l’air est confortable on est aux oiseaux. Marina Bluewater à 1h, petite réparation du réservoir d’eau qui fuyait, avec une pâte d’époxy métal donné par un employé de la marina (ça vaut la peine d’être souligné puisque c’est rare en titi).

3 Novenbre : Ce matin vérification de la réparation, YÉ ça tient le coup le réservoir remplit. Lavage du pont, levée des amarres à 10h30. Capi est un peu sur le stress de traverser le port. L’an dernier lors de notre passage on s’est fait avertir deux fois. Une fois par un tug que nous allions trop vite (vitesse max dans le port, 6 kn) et l’autre pas mal plus sérieuses ce sont les soldats mitraillettes à la main parce que nous étions trop près de leur joujou (bateau) de guerre. Cette fois-ci c’est un paquebot qui nous a gentiment demandé de sortir un peu des bouées parce qu’il devait s’amarrer  à notre hauteur. De plus la Coast Gard fait des travaux dans le port, je ne sais pas c’est quoi qu’ils repêchent mais on a entendu sur le VHF qu’avec trois grues ils ne venaient pas à bout de le sortir. Surveillance accrue dans le port 8 bateaux de la police pour surveiller (ils ne surveillent pas plus qu’il ne le faut, ils s’amusent à faire des vagues (eux ils ont droit)). On s’ancre à 2h dans un bassin construit de mains d’hommes appelé `` Hole in the Wall`` dans le Dismal Swamp Canal.


Sortie du port deNorfolk


4 Novenbre : En se levant comme tous bons marins, nous écoutons la météo. Devinez ce qu’on nous annonce, `Gail Warning` (tempête de vent, pointe à 35kn). On remet en question notre destination, Elisabeth City où les quais gratuits sont mal placés pour un vent Nord-Est comme annoncé. On reste sur place. Journée relaxe. Les pêcheurs vont et viennent dans ce que j’appellerais notre étang (à peine plus grand que le Lac des Castors sur le Mont-Royal). Ils tournent en rond autour de nous on leur jette un coup d’œil. Ils en pêchent pas mal. À un certain moment le capitaine me fait signe de sortir. Il me demande si nous voulons du poisson. Bien sûre! Combien? 2. On peut vous en donner plus. OK pour 3. Des Sea Trout d’environ 2 1/2 à 5 lbs. Quelques heures plus tard ils reviennent nous voir. Ils ont plus que leur quota (3 pêcheurs/10 poissons chacun) ils nous en redonnent 7. Ce qui nous donne environ 6 repas pour 2. Si vous voulez venir dans ce coin de la Virginie pêcher je vous recommande Fishy Business Charter au 757-818-8375. Je vous jure qu’il a fait ses preuves devant nous. On est dans une bonne lune ça fait deux jours de suite qu’on nous donne quelque chose…

Nos trois permiers poissons


Capi en a l'eau à la bouche


Notre super pêcheur et ses prises


La météo a vu juste il vente très fort en soirée, on est content d’être à l’abri.

5 Novenbre : Il vente encore beaucoup ce matin. Par le temps que le vent se calme, il est trop tard pour faire les 50 milles que nous avons à faire. Pas beaucoup d’ancrage  sur ce parcourt. J’ai hâte de bouger les arrêts répétés commencent à me peser. Journée plutôt ennuyante, les pêcheurs d’aujourd’hui ne valent rien, on a beau les observer, ils attrapent de petits poissons et en très petites quantité. Il ne faut donc pas se fier à eux pour notre prochain lunch.

6 Novenbre : Enfin on lève l’ancre, 7h30. Deux écluses à faire. Une en commençant cet  avant-midi, la deuxième on devrait être bon pour l’éclusage de 11h. Pas de chance le trawler qui nous précède dans ce canal très étroit (100pieds) à décider de mener la parade à pas de tortue. 4.5-5 kn max. Nous sommes deux bateaux à fatiguer derrière lui. On manque l’éclusage de 11h, on attend 1h  pour celui de 1h30. Après l’écluse on ne manque pas notre chance, on passe devant. La température est moins fraiche que les jours précédents et le soleil est de la partie. Petit hic, la couleur de l’eau, on ne voudrait pas tomber dedans (voir la photo). B to B n’avait pas encore de moustache jaune sur le nez, d’après moi ce n’est qu’une question de temps. Par contre le temps nous en aurons bien aux Bahamas pour lui refaire une beauté…  Ce canal ressemble à une mangrove, les arbres poussent dans l’eau quoi que la plupart soient morts. Bye Bye Virginie et bonjour Caroline du Nord. Arrivée à Elisabeth City à 4h30, quai municipal, les bateaux déjà à quai nous invitent à leur petit Cocktail dans le parc. On rencontre encore des gens très agréables et on pratique notre anglais (Hé! Carl et Ced, on vous envie de parler si bien cette langue…),

L'eau n'est vraiment pas belle...

Dimal Swap Canal

Ça ressemble à une mangrove

7 Novenbre : Ce matin il faut aller faire une commande avant le départ. La météo annonce une belle journée. Ça nous démange de continuer notre chemin cers le sud. À 8h on part pour une petite marche de 2 à 3 milles pour l’épicerie. 5 minutes plus tard un gentil homme arrête son pick-up et nous demande si nous allons à l’épicerie? Oui. Embarquez je vous y reconduis. Ok et merci. Rendu là il nous dit de prendre notre temps et qu’il va être dans le stationnement quand nous aurons fini. On revient il est là et nous donne des pâtisseries de chez Katty’s Kreation ( au 252-331-1888). Il nous aide à apporter les sacs au bateau. On lui donne la première canne de sirop d’érable que nous avons apporté pour les gens très spéciaux sur notre chemin. Thank you  Mr. X, les gâteries sont débilement succulentes. Départ à 10h30, Albemarle Sound on te travers aujourd’hui. Superbe journée, les mouettes nous suivent, j’ai même pris une petite heure de bronzage avec une pensée pour vous qui allez pelleter bientôt… Ancrage à 5h au mille 97 de l’Intra Costal à Wipping Cream à non Wipping Creek dans Alligator River. On est vraiment dans un NO WHERE LAND, absolument rien autour. Surprise à 6h quand la noirceur vient à peine d’arriver, 2 jets de l’armée sont en entrainement. Ils passent et repassent autour de nous pendant environ 30 minutes pour ensuite passer à (nous estimons 200 à 300 pieds) au dessus de nous 4 fois de suite. Je vous jure ça fait mal dans la poitrine (je me suis demandée si je ne faisais pas une crise cardiaque) et là je trouve ça pas mal moins comique. Nous sommes trois bateaux à cette ancrage mais ils ne passent que par-dessus nous, je pense que nous sommes leur cible d’entrainement. Dans l’heure qui a suivi on les entend toujours mais, au moins ils sont beaucoup plus haut, on les sent moins menaçants. Toute une expérience…IMPRESSIONANT!!!!
Albemarle Sound les mouettes nous suivent.