lundi 12 mars 2012

Georgetown

4 Mars : L’avant-midi a été plutôt nuageux mais la température est toujours très confortable. Super de bel après-midi à la plage coté mer. Le vent vient du coté opposé de la plage et la marée est montante, ce qui produit une belle vague pour jouer. Tout le monde ne parle que du vent à venir. C’est cocasse comment on peut aimer faire du bateau mais personne m’aime se faire brasser. Il semble que nous allons être captifs de Georgetown toute la semaine, les vents annoncés ne devraient pas baisser en bas de 20 kn. Pas question de naviguer dans ces conditions.

5 Mars : Oh! Quelle journée!!! Encore une nuit sur le carreau à cause du vent. Le vent s’est levé à 1h AM comme prévu. On s’y attendait puisque la soirée dernière à été beaucoup trop calme, aucun vent ni aucune vague. Le calme avant la tempête. À 2h30 nos voisins chassent. Ils doivent se ré-ancrer à 2 reprise, pas évident la nuit par gros vent. L’adrénaline ayant montée plus capable de dormir, de toute façon Capi est incapable de dormir par un tel vent. Toujours la question : l’ancre va-t-elle tenir le bateau à la même adresse… on ne veut pas déménager ne serais-ce de 100 pieds. Nous sommes plus de 200 bateaux à l’ancre ou à mooring dans Elisabeth Harbor du coté de Stocking Island (juste en face de Georgetown). Plusieurs ont chassés durant la nuit, les cornes de brume (pour signaler à un voisin qu’il dérape) se font aller ici et là. Ce sont surtout les catamarans qui ont eu des problèmes. Toute la nuit presque tous les bateau ont des lumières intérieur d’allumées, tout ce beau monde veille. Dans la journée le vent à un peu diminué (sans vraiment se calmer). Presqu’aucun va et vient en dinghy. Il parait selon les nouvelles sur le VHF qu’il n’y personne à Volleyball Beach (ça c’a doit être rare…). En soirée le vent reprend ce qui ne nous empêche pas d’aller chez nos voisins «Lady Fine» manger un bon morceau de gâteau aux épices fait bateau. Merci Francine vraiment très bon et apprécié. La pire journée devrait être demain avec 40 kn de vent annoncé. Il semble qu’on est loin de pouvoir décollé d’ici avec des vents prévus de pas moins de 25 kn d’ici dimanche prochain.

6 Mars : Cette nuit, pas de répit de vent mais cette fois on n’a pas vu de bateau chasser. Le vent est assez déchainé ce matin mais…………………………………………………………………………………………….. J’ALLAIS ÉCRIRE QUE L’ANCRE TIENT BIEN. J’ai du laisser la rédaction du blog, on vient de chasser. Une super de grosse rafale de vent m’a alertée, je regarde dehors et les bateaux autour de nous défilent à une vitesse impressionnante. Capi fait un somme, je le réveille en catastrophe. L’ancre ne raccroche pas d’elle-même. Je me mets à la barre, on évite le catamaran qui est juste derrière nous. Martin de «U5» et Louis de «Lady Fine» viennent nous prêter mains fortes car la manœuvre n’est pas évidente par un tel vent (30-35kn). On remet l’ancre, elle ne tient pas, on recule, elle finit par mordre. On est un peu près du catamaran mais on y verra plus tard en après-midi lorsque le vent aura diminué un peu. Mille merci à Martin et Louis, pas de guideau cette manœuvre n’est pas facile. Difficile à comprendre qu’après onze jours de vents forts l’ancre décide subitement de lâcher prise.…………………………………………….Une autre intermission, l’ancre à encore décrochée. Cette fois ce sont Ben de «Dream Weaver» capitaine américain et Pierre «Los Gatos» capitaine Sud Africain qui sont accourus nous aider et toujours Louis qui descend son dinghy des supports pour la deuxième fois aujourd’hui. Thank’s Verry Much Guys!!! Merci les gars!!! Ben et Pierre voudraient plonger aller voir l’ancre ils croient que ce serait amusant, mon capitaine refuse (une image lui vient en tête, quand il était plus jeune et que lui et ses amis allaient aider des bonhommes lors des tempêtes de neige ou de vent…). On tente un autre ancrage mais l’ancre ne veut vraiment pas mordre. Finalement Ben va chercher une deuxième ancre sur son bateau (la notre est storée bien loin dans le container, après notre expérience de Sandy Hook et de Big Major’s Spot (voir le blog en octobre dernier et le 11 février) nous faisions totalement confiance en notre ancre Bruce). On la laisse l’ancre glissée jusqu’à ce qu’elle morde et elle a finit par accrocher. Ben et Pierre prennent leur dinghy et jettent la deuxième ancre à l’eau. Le vent ne cesse de forcir. C’est la première fois que nous chassons, mais trois fois dans la même journée c’est pas mal trop. On reste aux aguets tout le reste de l’après-midi. Entre temps Alain de «Satori» nous appelle sur le VHF, il est à Georgetown, il nous offre de nous rapporter quelques provisions. Son dinghy est un modèle de luxe avec conduite centrale et malgré tout il risque de s’envoler à tout moment. Il nous fait une livraison ‘’Poney Express’’, il n’arrête même pas il passe le sac à Michel. Gros MERCI à toi aussi Alain. Merci Martin qui a fait plusieurs allez retour de notre bateau au sien pour que nous organisions notre deuxième ancre afin de la laisser à Ben comme ancre de sécurité pour la nuit prochaine. Journée éprouvante pour mon capitaine qui n’aime pas déranger les autres même quand une aide est grandement appréciée. Toute la journée le bateau est resté confortable car il n’y avait pas de vague. Ça se gâche après souper, le vent est tellement fort que même si nous sommes à seulement quelques centaines de pieds de la rive la vague est parvenue à se levée. Un mooring à lâché durant la soirée ça ne devait pas être drôle dans ce coin là car ils sont très collés. La nuit est restée très très venteuse nous nous sommes relayé à la vigie. Au moment de cette mise à jour à 7h am, les vents ont diminués avec encore des rafales à environ 20 à 25 kn, enfin ça se calme un peu. Pendant que Capi dort moi j’en profite pour mettre le blog à jour pendant que le Wifi n’est pas trop achalandé. Et dire que certains disent que les fronts froid ne descendent pas jusqu’à Georgetown…Il faut que j’avoue, il y a des jours comme ça, où on voudrait bien se retrouver assit dans notre salon, même si c’est encore l’hiver au Québec. Ne vous inquiétez pas pour nous, la journée d’aujourd’hui va être beaucoup plus calme le pire est passé et tout va bien.
Capi vérifie son ancre

7 Mars : Encore et toujours ce satané vent. En après-midi nos allons à Monument Beach avec «U5» monter la montagne voir la superbe vue de là haut et on est retourné voir l’état de la mer. Des vagues beaucoup trop puissantes pour se baigner mais le spectacle est magnifique. On redescend par un autre sentier qui nous même à la plage de Queen’s Dock du coté du Harbor. Et oui la chance que nous avons ici c’est qu’il y a plusieurs plages désertes de population. On y prend notre collation avant de revenir à Monument Beach. «U5» à 3 noix de coco à ouvrir. Une verte, une semi-verte et une brune, ainsi nous pouvons faire une dégustation comparative. Chimmy de Fraser’s Hog Cay nous avait dit que ce sont le verte les meilleurs, aucun de nous n’a aimé. La semi-verte à été la préférée (merci Loïc de t’être acharné sur cette noix). La brune est exactement comme celles que l’on trouve sur les étages du Québec. «U5» viennent souper sur «B to B».

8 Mars : En après-midi direction Volleyball Beach, réunion de 5 équipages de bateau Québécois. Après souper »Lady Fine» viennent prendre le dessert à bord et partie de Wizzard (merci les Brisson, votre petit jeux à fait deux autres adeptes). J’avoue que je dois vraiment reviser les règlements de ce jeu, j’ai passer la soirée à les consulter. On a bien rit.
Les bateaux à l'ancre sur notre bâbord
Les bateaux à l'ancre sur notre tribord

9 Mars : Ce matin direction Georgetown (qui peut aussi s’écrire George Town dépendant des guides et des cartes). C’est vraiment une expédition de traverser de Stocking Island où nous sommes ancrer pour ce rendre à la ville. La vague à quelque peu diminué mais pas assez pour ne pas prendre une bonne douche pendant cette balade en dinghy. En passant, depuis la dernière réparation du dinghy, celui-ci prend beaucoup moins d’eau. 1ier arrêt dumper nos vidanges (3 semaines depuis le dernier dumpage). 2ième arrêt la coopérative d’artisanat local. 3ième arrêt la quincaillerie (qui ne ressemble pas du tout à ce que vous vous faites à l’idée d’une quincaillerie). Environ 24 X 40 pieds, on y trouve des articles de cuisine, articles de pêche, accessoires de bateau, accessoires de plongée, dans le département plomberie quelques bout de tuyaux et quelques coudes, quelques clues, jouets de plage, radio, téléphone, cigarettes etc…. 4ième arrêt station service pour du refroidissant à moteur (non non on n’a plus de problème mais il faut remettre à niveau de temps en temps). Ne confondez pas avec du Preston antigel, ici pas d’antigel il est bien spécifié sur l’étiquette. 5ième arrêt une épicerie Bahamienne (grandeur de nos dépanneurs). 6ième arrêt Exuma Market la ‘’grosse’’ épicerie (pour ceux qui connaissent, grandeur de l’ancien petit marché Métro à St-Jovite). 7ième arrête remplir notre bidon de 8 gallons d’eau à boire. Le dinghy ainsi bien rempli nous retraversons vers le bateau dans la vague et là ce n’est plus une douche que nous prenons mais presqu’un bain. En après-midi nous allons voir la compétion de château de sable, surprenant ce que les familles réussissent à faire.
Le port de Georgetown
Devise: Toujours dans le temps (enfin presque)
L'arrivée d'un bateau de provisions crée beaucoup d'action...
Concours de scupture dans le sable

10 Mars : Petite accalmie de vent aujourd’hui mais les vagues de la mer sont encore trop grosses pour entreprendre une navigation. On reste prit en otage de Georgetown. Ce matin levée des deux ancres afin d’aller remplir le réservoir d’eau avant que les vents ne reprennent. 0.20$ le gallon, 220 gallons il n’était pas question de faire le va et vient de l’ancrage à Georgetown avec de petits bidons 5 gallons en dinghy comme plusieurs le font. On revient à notre ancrage mais surprise, le bateau derrière nous s’est avancé et nous devons nous trouver un autre trou. Comme tous les bateaux sont bloqués ici ce n’est pas évident. On finit par se trouver une place à Monument Beach bien protégée mais il y a beaucoup de bateaux et pas mal creux, ce qui veut dire beaucoup de chaine à retirer lors du départ. En après-midi plongée sur les récifs au Sud de Stocking Island avec «Lady Fine» et «Satori». Louis nous dirige vers ce qu’il appelle le canyon, canal très étroit creusé dans la roche qui ne même nul par (projet non terminé…) mais c’est superbe. J’adore voir de nouvelles choses, ce qui me manquait pas mal depuis notre arrivée ici. Des milliers de petits poissons bleus y vivent. Ensuite nous allons visiter un espèce de Resort magnifique, grand luxe mais inopérant (un autre projet pas terminé, c’est l’histoire des Bahamas). Plancher de céramique, bar en teck, immenses pots à fleurs en forme de bols sculptés dans la roche, grosse génératrice, salle de bain complète en céramique (les portes ne sont même pas barrées). Tout ça sans âme qui vive autour, aucun gardien, incroyable…. Souper au Chat n Chill question de se consoler de ne pas pouvoir partir d’ici avant plusieurs jours selon les prédictions météorologique. On devait y venir pour 3 à 4 jours cela fait 17 jours que nous y sommes.
Le canyon de Georgetown
Des millions de petits poissons bleus
Le Resort inachevé...
L'entrée du Resort inachevé...
Plancher de dance du Resort inachevé...
Des pots à fleurs sculptés dans la roche
On a ti l'air en vacance???

11 Mars : Nous déclinons l’offre du bruch communautaire. Capi prépare sa deuxième ancre afin qu’elle soit prête à prendre du service pour les vents annoncés (rafales encore à 35 kn pour mardi). Mêm si nous venions about de partir d’ici il n’y a pas beaucoup de protection sur le chemin du retour, c’est pourquoi nous attendons tous une bonne fenêtre météo. En après-midi nous allons rejoindre la gang du bruch mais ce n’est que pour environ 30 minutes car une bonne averse nous surprend. Retour au bateau in extrémiste. «Lady Fine» viennent souper abord. On remarque que nous sommes de plus en plus de trawlers à l’ancrage, la direction et la hauteur des vagues ne sont pas propice à notre navigation. Un jour ça se calmera certainement. Le réservoir d’eau remplit, les coups de bélier ont recommencés, on a bien hâte d’être aux USA afin de trouver une solution temporaire à ce problème (le baffle au milieu s’est dessoudé la nuit que nous avons couché sur le Bank, on s’est ti fait brasser vous pensez…). À notre nouvel ancrage nous sommes trop loin de St- Francis Marina nous ne recevons plus le signal internet (merde de merde et re-merde).

dimanche 4 mars 2012

De Little Farmer’s Cay à Georgetown

Il me reste quelques photos à ajouter elles viendront quand il y aura moins de gens branchés sur le Wifi...

20 février : Quoi de mieux pour commencer une belle journée qu’une marche, nous allons faire un tour dans Little Farmer’s. Ici et Bimini sont les endroits les plus chaleureux que nous ayons visités à date. Tous les gens de la place nous sourient et nous saluent. On rencontre un Bahamien avec qui on entreprend une petite jasette. Il est en construction d’un ‘’genre’’ B & B ou service en tout genre, il ne sait pas trop, ce que les touristes auront besoin…. Je lui demande quand il pense avoir terminé? ‘’Hé bien comme on dit par ici quand c’est commencé c’est comme un peu fini’’. Ça devrait être la devise Bahamienne car ici tout est à moitié commencé où à moitié démolit. Personne n’est pressé dans les iles. Le Mail Boat (bateau qui approvisionne les principales iles) n’est pas passé, je crois que j’ai oublié de vous mentionner qu’il est en panne de moteur (panne majeur semble-t-il) et que les iles attendent l’approvisionnement depuis près de deux semaines. Même la dame qui fait et vend le pain ici n’a plus de farine. Depuis Staniel Cay tous les marchands nous disent qu’il devrait arriver aujourd’hui ou demain. Je doute que chacune des iles essaient de nous retenir afin que nous vidions leurs étales aussitôt livrées. Après la visite, on repart vers Lee Stocking Island (bien oui Island au lieu de Cay mais je n’ai aucune idée pourquoi…), en naviguant Pium-Pium (encore plus lent qu’à l’habitude) afin d’agacer un peu les poissons. Après 3h30 de navigation aucun poisson au bout de la ligne, nous devrons nous rabattre sur du spaghetti pour souper. Arriver à destination, on apprend que le centre de recherche marin que nous sommes venu visiter est fermé et ouvrira peut-être en mars si les fonds gouvernementaux le permettent. Deux consolations, nous profitons d’un mooring gratuit, Capi n’aura pas d’ancre à lever en partant et le front froid prévu pour ce soir est passé tout doucement sans nous brasser.

 21 février : Il fait toujours beau mais cette journée est encore gâcher par l’ost… de pompe à fuel de la génératrice. Je me préparais à faire du pain et Capi est descendu vérifier les niveaux de la gen. Désespéré il s’aperçoit qu’il y a du diésel dans l’huile. Ce qui veut dire qu’il doit ré-ouvrir la pompe et faire un changement d’huile. Il y quelques jours Michel à envoyé un email au détaillant Onan afin de commander la fameuse pièce. Aujourd’hui il l’appel afin de confirmer l’adresse de livraison à Georgetown. Mauvaise nouvelle la pompe n’est pas disponible même chez le fabricant. Capi-mécano doit se faire une raison, il devra continuer d’utiliser sa gerniguane pour la faire fonctionner. Elle redémarre en après-midi. Un catamaran se met au mooring à coté de nous (il a dû y avoir une erreur de calcul lors de l’installation de ces moorings, il est beaucoup trop près de nous…) et comme il doit monter dans son mat pour je sais trop quoi réparer, il prend des photos des bateaux alentour. Gentil le monsieur il transfert ces photos sur notre clé USB. Merci «Cynergy», ça nous fera un beau souvenir. Finalement je fais mon pain en espérant qu’il soit aussi bon que celui que mon capitaine à fait à Warderickwells. À suivre…
B to B vu du haut d'un mat
Lee Stoking Island toujours du haut du mat
Dans 20 pieds deprofondeur vu du Flybridge, on voit le fond

22 février : Premièrement mon pain est délicieux. Nous partons de Lee Stoking, Capi à pas mal hâte d’avoir un petit moteur électrique qui remplacera la pompe de la génératrice, on ne sait jamais quand elle décidera de rendre l’âme. Belle navigation même si la mer est un peu plus grosse que prévu. Nous étions tellement à l’abri à l’ancrage qu’il nous semblait que ce serait calme mais ce n’était pas assez gros pour être inconfortable. L’entrée de Georgetown est un peu sketchy mais le paysage est superbe. Les vagues se cassent sur Stocking Island (ne pas confondre avec Lee Stocking Island) et fait de gros rouleaux blancs et je me demande si Carl et Steph pourraient s’y amuser en surf??? Pas beaucoup d’eau dans cette entrée et la marée montante forme une houle de travers. Arrivée à Elisabeth Harbour on ne peut pas croire l’agglutinement de bateaux à l’ancre. Premier emplacement de mouillage libre on le prend de peur qu’il ne reste plus de place plus loin. On fera une reconnaissance en dinghy ce qui sera beaucoup moins stressant. Première rencontre «Lady Fine» (les gens qui préparaient leur bateau à la même marina que nous au printemps), ils nous donnent quelques indications sur quoi se trouve où. On se rend à la plage près du Chat & Chill Bar, rencontre de «New Life» et de «Microbe» (ces derniers viennent de la France et sont fort sympathiques). On est sous le choc, environ 200 bateaux sont ici, une vraie colonie de vacances pour enfants et adultes. Tout est organisé (beaucoup trop à notre goût), pétanque, volleyball, dominos, régates et danse le samedi soir… Difficile à imaginer qu’avec un si grand terrain de jeu (les Bahamas) que tous ces gens veulent être dans le même carré de sable. Pouvez-vous croire qu’il y a même de vieilles dames qui tricotent à l’ombre. On ne projette pas y rester bien longtemps, juste le temps qu’il faut pour recevoir la pièce de la génératrice. On optera plutôt d’aller voir les autres carrés de sable qui s’offrent à nous sur le chemin du retour : Eleuthera et Abacos. Le soir venu on se croirait à Manhattan avec tous ces lumières de mat autour de nous. Chose impressonnante ici les raies se font nourrir à la main et on peut même les flatter.
Je n'étais pas brave...
Capi les appellent des couvercles de poubelles..
On évite les queues
Michel n'a pas trop peur

23 février : Première chose à faire ce matin est de se rendre chez NAPA (et oui il y a un Napa à Georgetown surprenant…) avec Louis et Francine de «Lady Fine» de l’autre coté du port en dinghy avec une vague de 2 pieds, pas facile (rappelez vous on déteste notre dinghy). Chanceux que nous sommes ils ont la pompe électrique en magasin ce qui est extraordinaire au Bahamas et Capi décide d’en acheter un supplémentaire au cas où une des pompes des moteurs nous lâcheraient en chemin. Je crois qu’au prochain voyage nous aurons un moteur complet pour le bateau et un autre pour la génératrice en back-up. Après diner on se promène en dinghy et piquons une petite jasette avec Serge de «La Détente» partit de la même marina que nous avec quelques jours de décalage. Ensuite direction la plage coté mer. En y arrivant on rencontre Marion et Arnauld de «Microbe», les Français (en navigation depuis 3 ½ ans) avec qui nous marchons et nous baignons tout l’après-midi. La plage doit avoir 2 km et nous rencontrons au maximum 15 personnes, tous les autres sont à Volleyball Beach (genre club Med sans consommation incluse) occupés aux activités organisés. Chose certaine les enfants ont beaucoup de plaisir à se dégourdir les jambes. Retour au bateau le temps d’une douche et go, sur «Microbe» pour l’apéro qui se transforme en souper. Merci Marion et Arnauld ça été vraiment une belle rencontre, on aurait bien aimé vous côtoyer un peu plus longtemps. Bon vent demain vers le sud et bonne continuité dans votre grand voyage!

Personne sur une plage de 2 kilomètres
Le monument qui est plutôt un alignement de navigation
Vue de la falaise du monument

24 février : Pour commencer la journée nous changeons d’ancrage afin d’être plus protégé en prévision des vents 20 à 25 kn annoncés pour dimanche. En manœuvrant on recule, la corde qui retient le dinghy en arrière du bateau et le fil d’acier pour le barrer se prennent dans l’hélice. On jette l’ancre temporairement. Plongée pour le Capi, il essaie pour la première fois son compresseur acheté pendant le voyage. Par chance rien d’endommagé et tout se tortillage se défait bien. Capi est enchanté du compresseur. On se ré-ancre. Juste après déjeuner nous stressons quelques voisins avec un autre show de boucane et oui, la génératrice s’est encore emballée, mais le plus grave c’est que Michel était incapable de l’arrêter. Solution ultime, il a coupé le tuyau d’arrivée de diésel à la pompe. Gros MERCI à Louis de «Lady Fine» et à Thiery de «New Life» (arrivé avec 2 extincteurs, il croyait que le feu était prit) qui sont accourus quand ils ont vu nos ‘’Signaux Indiens ‘’. L’adrénaline dans le plafond encore une fois. Par chance nous avons le petit moteur électrique qui remplacera cette satanée pompe. Capi passe l’après-midi à la réparation en espérant que le gasket de tête ait résisté et qu’il n’y a pas d’appareil électrique sautés. Moi je suis allez sur Volleyball Beach avec l’équipage de «New Life» puisqu’il n’y a rien que je puisse faire pour aider mon capitaine. À 6h30 premier essaie de la génératrice et ça fonctionne très bien HOURA!!! Capi peut-être fier de lui un vrai pro de la mécanique diésel (qu’il ne connaissait pas du tout il y a deux ans). Rien d’endommagé encore une fois, ça fait deux fois aujourd’hui qu’on s’en sort, comme dit mon amie Murielle, le cul bordé de nouilles… Enfin le problème récurant de la pompe de génératrice devrait être réglé pour de bon, ça fait un mois qu’elle nous faisait faire des cauchemars.

25 février : Ce matin il reste le ménage de la cale à faire et Capi s’aperçoit que le ‘’lock washer’’ de la poulie est brisé, et voilà une autre petite réparation à faire. Moi j’embarque avec «New Life» pour traverser à Georgetown faire une petite épicerie et jasette avec différents équipages. De retour Capi à terminer son boulot et nous nous dirigeons vers la grande plage (coté mer). En allant chercher Patricia et Marvin pour nous y rendre nous rencontrons l’équipage de «Gusto Del Mare» Guy et Josée des Québécois qui vivent sur leur bateau au Québec en été et aux Bahamas en hiver depuis 4 ans. En fin d’après-midi nous revenons au bateau juste le temps d’une douche et repartons souper sur «New Life». Patricia nous a préparé de la cristophine (ou selon le pays de la chayotte), un légume exotique farci à la viande hachée et fromage sou poudré de chapelure et gratiné. Délicieux. Nos amis Suisse sont surpris que nous mangions la pelure qui n’est pas plus coriace que celle d’un poivron (Thiery nous agace toujours comme quoi il trouve les canadiens vraiment bizarres). Merci à l’équipage de «New Life», ce fut une très belle soirée à la découverte de votre coin de pays en photos et de vos anecdotes.

26 février : Ce matin examen du réservoir à eau qui mène toujours un bruit d’enfer. Capi à certainement oublié quelques bouts de tuyaux à l’intérieur. On devra le tolérer encore un bout de temps son niveau est trop haut pour pouvoir ouvrir les accès et on ne veut pas perdre notre réserve. Après diner on va à Volleyball Beach où rien ne se passe d’assez important qui vaut la peine d’être raconter. Le vent qui à forcit nous empêche de nous déplacer, on a pourtant bien hâte d’aller découvrir des choses plus exotiques. Michel à manger une salade de conch crus qu’ils servent sur la plage et à été agréablement surpris. C’est meilleur que frit et surtout moins caoutchouté. J’ai goûté une bouchée de la moitié de la grosseur d’un ongle et oui c’est bon.
Le Fameux Bar le Chat & Chill
Le parking à dinghy ( et là il n'y presque personne à Volleyball Beach)

27 février : La mini bouchée de conch que j’ai mangé hier m’a donné mal au cœur toute la nuit, je crois que mon intolérance est pire qu’avec les pétoncles. Je vous jure que je n’y toucherai plus jamais. Le vent de cette nuit a été encore très fort (30kn), il a un peu faiblit dans la journée mais pas assez à notre goût. On essaie de passer le  temps en jasant avec différents équipage, pas question d’aller se baigner coté mer, les vagues sont trop grosses. C’est la journée d’ouverture des festivités de la ‘’Regatta’’ pleins d’activités sont organisées. Aucune ne nous convient. Je dois cependant souligner que le spectacle des enfants sur les astres était quand même charmant. Dire honnêtement on dirait qu’ici est un camp de pratique pour le centre d’accueil. Incroyable les activités commencent à 9h AM, le même horaire qu’au bureau, pourtant c’est ce qu’on fuit.

28 février : Aujourd’hui journée de réparation de dinghy. On a enlevé le moteur et on est partit à la rame vers la petite plage devant le bateau (appelé ici Honeymoon Bay). Après inspection on comprend pourquoi il prend autant l’eau. Le fond est décollé sur presque 4 pieds à l’extérieur et sur environ 1 1/2 pied à l’intérieur. On constate qu’il nous manque de colle pour une telle réparation alors on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. On devra certainement recommencer le travail quand on aura acheté suffisamment de colle. C’est cuisant sur cette plage et on n’a pas apporté assez d’eau mais on profite pleinement de notre petit coin privé. L’heure de l’apéro s’étire jusqu’à 8h puisqu’aussitôt que «New Life» sont débarqués du bateau «Tangara2» qui viennent d’arriver à l’ancrage sont embarqués.

29 février : C’est la journée bonus de notre hiver, comme quoi voyager pendant une année bissextile à ses avantages. Quelques gouttes de pluies sont tombées la nuit dernière. Thiery vient parler aviation avec Michel en avant-midi pendant que Patricia fait l’école à Marvin. La seule activité que j’aurais aimé voir c’est la course des cocos. 1200 coconuts sont mit à l’eau dans une baie. Les dinghys sans moteur et sans rame avec seulement une palme pour avancer, doivent ramasser les cocos, celui qui en a le plus ramassé gagne. Notre problème est que cette activité se passait à 10h am et que pour nous c’est beaucoup trop tôt pour socialiser. En après-midi on retourne à la grande plage voir les vagues que nous examinons longtemps afin de voir s’il y a du surf possible en pensant à nos jeunes. Je ne crois pas que ces vagues soient assez longues pour qu’ils amusent pour la peine, mais c’est quand même beau à voir. On ne se baigne pas vraiment, je n’ai pas envie d’avoir le maillot plein de sable comme la dernière fois où une vague m’a fait faire du Body Surf. Arrêt à Volleyball Beach où c’est toujours la même routine, même le bar à salade de conchs de la plage ne trouve pas de clients. La météo nous annonce un autre front froid avec des vents de 25 à 30 kn, on risque d’être prit en otage ici pour encore quelques jours. Ce qu’il y a de bien c’est qu’il fait toujours beau et chaud et que ça, on en profite à plein.

1 Mars : Pas déjà, hé oui, déjà mars. L’hiver tire à sa fin, la neige doit bientôt commencer à fondre au Québec. Capi commence à rêver à la construction de la maison et moi je commence déjà à rêver de revenir passer un autre hiver par ici. Ce matin Martin et Anaïs sont venus piquer une petite jasette pendant l’école sur «U5». En après-midi nous nous rendons Monument Beach pour l’essaie du planeur que Thiery  de «New Life» à fabriquer cette semaine avec un bout de tuyau de parasol trouvé sur la plage. L’essaie devait se faire uniquement au sol. Thiery à une télécommande qui sert à incliner les gouvernails de profondeur et de direction. Après quelques essaie concluant, Thiery juge son avion assez stable pour tenter de la lancer du haut de la montagne du monument. Quatre vols ont parfaitement réussi, et deux petites frousses lors des deux crach. Martin et Michel ont fait quelques allez et retour de bas en haut de la montagne. Merci Thiery, on a vraiment apprécié et ça été un plaisir pour Michel d’escalader cette montagne pour ces tests et merci de la confiance que tu as eu en lui laissant lancer ton planeur du haut de cette falaise. Ce fut de loin la plus belle activité de la semaine. Nous étions 6 équipages de spectateurs : «U5», «Taranga2», «Seabreaze», «Dream Weaver», «B to B» et bien entendu «New Life». De retour au bateau à 6h30 trop tard pour aller au feu de joie préparer par un équipage d’Afrique du Sud.
Les préparatifs de l'essaie de vol
Premier essaie au sol
Lelancé du co-pilote
En haut à droite le Michel s'apprètre à lancer l'avion
YÉ!!! Ça vole bien!!!
En vol
Bel atterrissage
Le groupe
Les gars ont aussi joué avec des cerf-volants
Joe à une bonne méthode pour faire voler son cerf-volant

2 Mars : Le vent ne lâche pas, ce matin encore il a été plus fort que ce que la météo annonce. Pour aujourd’hui 11 à 14 kn annoncé et à 9h il y a déjà des rafales à plus de 20 kn. Nous n’irons pas encore à Georgetown dans cette vague, puisque nous ménageons notre dinghy et qu’une douche salée ne nous dit rien ce matin. Notre groupe a organisé un souper communautaire sur Honeymoon  Beach car «New Life» nous quitte demain aux aurores. Nous sommes 7 équipages à passer la soirée autour du feu à tous se demander quand nous pourrons quitter avec les vents annoncés à 40 kn pour dimanche. Très belle soirée. Bonne navigation à «New Life», bonne chance pour la vente du bateau et si ça ne fonctionne pas et que vous deviez retourner en Suisse avec le bateau, soyez prudent et tenez nous au courant.

3 Mars : Ce matin Michel a retiré ce qu’il restait de tuyaux inutiles dans le réservoir à eau. Nous sommes allé faire un petit tour au St-Patrice Marina acheter du temps Wifi. Il y a toujours de bonnes vagues alors nous ne traversons pas à Georgetown. Le vent est encore une fois plus puissant que ce que nos annonceurs de météo prévoyaient. Souper potluck sur «Lady Fine» avec l’équipage de «Santori» Alain et Sandra de Québec. Soirée très agréable comme à l’habitude entre marins. De Little Farmer’s Cay à  Georgetown

dimanche 19 février 2012

De Black Point à Little Farmer’s Cay

Internet toujours trop lent, pas de photos...

18 Février: Ce matin nous partons de Black Point pour nous rendre à White Point (jeu de couleurs…), nous avons que 5 milles à faire. Distance un peu trop courte donc Capi décide d’enfin mettre une ligne à pêche à l’eau il veut manger du poisson. Nous faisons donc une grande loupe afin d’étirer le trajet. Deux lignes à l’eau et il a attrapé seulement des algues flottantes, de plus il a perdu un leurre puisque qu’un des fils était trop vieux et s’est rompu. Arrivée à destination, vite l’ancre à l’eau, on ramasse nos équipements de plongée et il par à la chasse aux langoustes. Deux petits récifs de corail ont été trouvés par les enfants mais puisque nous sommes plusieurs Michel cherche son propre récif pendant presqu’une heure. Rien n’y fait mais par le temps que nous revenons les enfants vaient froids et les trois capitaines (chasseurs de mammouths) entament une compétition. Résultat «U5» 0, «B to B» 0, et Pierre de «Taranga 2» est le vainqueur avec deux touts petits poissons et une toute aussi petite langouste. Petit tour sur la plage (une journée sans plage ça ne fait pas…), un bateau vient s’ancrer et à notre grande surprise c’est «Gizmo», rencontré au mois d’octobre dernier. On leurs rend visite, ils sont déjà en direction nord, ce qui nous rappelle que nous devrons aussi prendre ce chemin bientôt. Ce n’est pas qu’on ne s’ennuie pas mais c’est beau en titi les Bahamas. On vous saluera en passant à St-Paul l’ile aux Noix, Christine et Jean-Pierre et bon voyage!
Incroyable les couleurs des rochers

19 Février: Quelle nuit! Cette fois ce ne sont pas les vagues qui nous ont fait faire de l’insomnie, c’est l’eau dans le réservoir. Rappelez vous il y a quelques jours Michel y a retiré des tuyaux (voir le 14 février), et bien ces tuyaux servaient probablement à empêcher le ballottement de l’eau de gauche à droite. On ne comprend pas encore bien le phénomène, comment 3 rectangles de tuyaux de  ½ pouces, reliés ensembles (sans être collés pour la plupart) pouvaient avoir tant d’effet. C’est peut-être seulement une question de niveau dans le réservoir? L’eau, a fait toute la nuit, un bruit infernal en plus de faire vibrer le bateau à chaque déplacement, de vrais coups de bélier. On lève l’ancre à 8h30 pour se rendre à 9h30 à Little Farmer’s Cay. 1ier essaie de mouillage pas assez d’eau sous le bateau et comme il y a beaucoup de courant ici nous prenons un mooring. Après une petite visite sur «New Life» devinez ce qu’on fait : la plage. On a un peu de difficulté à se décider sur laquelle nous irons puisque nous sommes entourés de magnifiques plages de sable.

vendredi 17 février 2012

Black Point


Toujours pas assez de vitesse pourvous envoyer des photos... À suivre

16 février : On a encore eu un bon vent la nuit dernière mais par chance il venait du coté où nous sommes protégés par l’ile. Il fait encore beau. Ce matin Yé! La génératrice démarre du premier coup mais la joie n’a durée qu’une heure car elle s’est arrêté seule et elle ne veut plus démarrer, Capi en a plein son casque et décide de ne pas s’en occupé tout de suite, on part faire une marche au village. On découvre (très certainement découvert par des milliers de marins avant nous…) un Blow Hole (la vague s’infiltre dans un tunnel sous la terre et ressort par un trou dans la roche en produisant un geyser). On y voit toute la puissance de l’eau. Un paysage à couper le souffle, de ce coté de l’ile (coté océan), les caps de roches sont blancs, ce qui fait un décor fabuleux. On va prendre l’apéro chez «Sophie-Ann» des gens de Grand-Mère. Très gentils Françoise et Louis, ils ont changé leur pilote automatique et ont offert à Michel de voir si certains morceaux pourraient remettre le notre en fonction (rappelez vous qu’il nous a lâché au Lac Champlain). Nous repartons donc avec le compas et le cerveau voir si c’est compatible si ce l’est, à notre prochaine rencontre ils nous donneront. Merci Louis!  De retour au bateau examen de la génératrice, rien à faire, demain Capi devra refaire une opération à cœur ouvert à la pompe. Nous avons absolument besoin de produire notre électricité puisque nous ne nous déplaçons que pour de courtes distances et restons 3 à 4 jours sans bouger, les batteries ont besoin de charge. Avec le vent qu’il y a par ici, lors d’un prochain voyage nous planifions l’installation d’une éolienne.
De superbes coucher soleil

Le Blow Hole
La clinique de Black Point
L'écloe
Le bureau du gouvernement
Les tresseuses de feuilles de palmier

17 février : Pour commencer la journée examen de la pompe, le diaphragme que Michel a fabriqué fonctionne toujours. Là c’est une petite valve à l’intérieur de cette pompe qui fait défaut, ce bidule à 3 minuscules pattes et il y en a une de brisée. Comme j’ai un Capi-mécano-inventeur, après avoir tenté de fixer le tout avec de la broche (c’est incroyable tout ce qu’il peut rafistoler avec un bout de broche…) et que ça n’a pas fonctionné, il la colle avec du Putty Metal (qu’un gars de la  marina de Norfok nous avait donné pour réparer le réservoir à eau). Il faut attendre quelques heures que ça durcisse alors on retourne au village pour les activités au bénéfice de l’école. Entre vous et moi, je doute un peu qu’ils en font à chaque semaine puisque la flottille de bateaux à l’ancre change à chaque semaine… Les hommes et les enfants entreprennent une partie de ballon panier avec les jeunes de l’école. Les locaux sont plus habiles à ce jeux que les canadiens. À 4h retour au bateau juste le temps de mettre nos maillots et ramasser nos serviettes, il fait chaud et une baignade s’impose. On en revient à 6h30 à la brunante, les enfants des 3 autres équipages se sont construit des radeaux avec le bois trouvé sur la plage et ont eu tellement de plaisir que les parents ont dû hausser le ton un peu afin de les faire sortir de l’eau. C’est vraiment beau à voir comment ils peuvent s’amuser. Avant le souper Michel fait l’essai de la génératrice et ça fonctionne!!!! Il faut vraiment commander une pompe neuve et la faire livrer à Georgetown. Demain nous devrions faire une dizaine de milles question d’aller se cacher en prévision d’un autre front froid annoncé pour dimanche où lundi. On devrait se rendre à Little Farmer’s Cay, s’il reste de la place d’ancrage. Je ne sais pas si nous aurons internet donc ne vous inquiétés pas si nous ne donnons pas de nouvelles pour un bout de temps. Nous planifions être à Georgetown dans une,  deux ou trois semaines (peut-être un mois). Sans farce nous n’avons aucun horaire, on ne fait que profiter de chacun des endroits où nous nous arrêtons.
La fameuse pompe à diésel

Partie de ballon panier avec les Bahamiens

Notre mouillage
De la roche d'une blancheur incroyable
Des paysages différents d'une ile à l'autre

mercredi 15 février 2012

De Warderick Wells à Black Point

8 février : Nous lâchons la grosse boule de mooring # 4 de l’ancrage nord de Warderick Wells pour faire 3 1/2 mille et s’accrocher à la boule #S1 de la même ile mais du coté sud. On n’a pas à faire beaucoup de millage pour se retrouver dans un tout autre décor… Nous allons visiter le Pirates Lair là où les pirates se réunissaient pour faire la fête. Endroit idéal pour ces bandits de la mer, caché derrière un banc de sable, avec un puit d’eau douce, beau décor. La plage s’appelle Capture Beach, sur l’ile d’en face c’est Escape Beach, tout y est pour faire un beau conte d’enfant. Pendant quelques heures on se retrouve comme des enfants à imaginer la scène. J’aimerais bien dans quelques années y emmener mes petits enfants. Juste à coté à Hog Cay il y a un rocher percé, où la marée y entre en faisant de grosses vagues, on va y jouer avec le dinghy. Nous sommes seul à cet ancrage, Capi aime bien, enfin on a trouvé notre plage déserte. Entre nos petites visites d’une ile à l’autre, petite marche sur la plage et baignade. À l’heure du souper un petit groupe de Yellow Jack se tiennent autour du bateau. Dommage que nous soyons dans le parc, interdiction de pêcher mais ils sont photogéniques ces poissons. Que pouvons nous demandez de mieux comme journée?
Mur construit dans les années 1700 qui traverse toute l'ile

Repaire des pirates
Juste une belle photo

Capitaine nous indique la direction vers l'Europe
Yellow Tail Jack




Photogénique n'est-ce pas?

9 février : Ce matin on lâche le mooring à 9h30. Encore une très belle journée en perspective. On jette l’ancre à Big Majors Spot (juste à coté de Staniel Cay) à 1h15. Nous avons voyagé seul aujourd’hui mais en arrivant nous retrouvons plusieurs de nos connaissances «New Life», «U5», «Féale», «Blues Braker». À peine ancré on met le dinghy à l’eau pour aller voir les cochons sauvages. Effrontés ces cochons, ils sont tellement habitués de se faire nourrir par les boaters qu’ils nagent jusqu’au dinghy et il y a un qui tente d’embarquer avec nous, j’ai dû le repousser de la main. Une petite frousse ayant peur de me faire mordre… Certains touristes leurs offrent de la bière. Ensuite on se dirige en dinghy à Sandy Cay (la plage de la photo sur le Chart Book des Exhumas) à 1 ½ mille où à marée basse, comme nous le sommes présentement, la plage s’éternise, il faut marche 200 à 300 pieds pour avoir de l’eau à mi-jambe.  Aujourd’hui fut la journée la plus chaude et par chance pas de vent.
Tous les touristes nourissent les cochons sauvages
C'est lui qui a voulu embarquer dans le dinghy
Sandy Cay

10 février : Pour commencer la journée un autre petit tour de dinghy (qui se prend toujours pour une piscine…) d’environ 1 ½ mille pour se rendre sur l’ile de Staniel Cay, acheter les menus denrées fraiches qu’il nous manque. Malheureusement en s’y rendant Capi échappe le VHF portable à l’eau par chance nous en avons acheté un étanche. $$$$ L’épicerie ici, par contre le village est très beau et très paisible. C’est seulement le deuxième village Bahamien que nous explorons (le 1ier : Bimini). C’est plutôt ce genre que nous recherchons et non les villes. Pas de trafic et des coqs qui ‘’coquericottent’’ ici et là. De retour au bateau juste le temps de placer l’épicerie et nous repartons plonger dans la grotte du film de James Bond 007 Thunderball avec l’équipage de «Féale». Cette plongée est d’une magie incroyable. Brigitte a apporté des biscuits soda pour nourrir les poissons. Des centaines de poissons multicolores viennent jusqu’à grignoter nos habits de plongée. Moi qui d’ordinaire ne tolère pas ces petites bêtes, je suis rendu à tenter de leurs toucher. Au retour petit arrêt au bateau ramasser la Hawaïenne Sling (genre de lance pour harponner les poissons) et Capi change sa casquette pour celle de pêcheur. Malheureusement pas de souper de poisson pour ce soir Michel doit perfectionner sa précision.

Plage où on laisse nos dinghy pour aller sur terre à Staniel Cay

Le port de Staniel Cay

Poste de police sans prison et remarquez que les arbres sont en fleurs
Aéroportb de Staniel Cay

Terminal et douane de Staniel Cay
Poste de pompier de l'aéroport

11 février : 5h30 on se fait réveiller par la houle, ça brasse. Moi je retourne au lit mais Capi est incapable de dormir par un temps pareil. Trois fronts froids nous ont été annoncés pour dimanche mais dame nature en a décidé autrement (1 ½ journée d’avance), on est en plein dedans. Nous sommes 32 bateaux à l’ancre, certains quittent, d’autres arrivent. En fin d’après-midi recomptage nous sommes toujours 32. Ce matin «Féale» a décidé de changer d’ancrage et comme son voilier de 28 pieds n’a qu’un moteur hors-bord de 10 HP (inutilisable par un temps pareil, le moteur sortirait de l’eau), il fait toutes la manœuvre à la voile. Chapeau capitaine Stéphane et amiral Brigitte vous êtes des AS. C’est dommage que la température soit si mauvaise car l’ile de Staniel Cay a organisée un genre de petite foire au bénéfice de la bibliothèque municipale et la plupart des équipages n’osent pas débarquer à terre, surveillance oblige et en plus le tour de dinghy serait trop aventureux. Toute la journée ça a brassé en pas pour rire. En fin d’après-midi quelques équipages bravent le mauvais temps pour se rendre à la petite plage la plus près question de se remettre l’estomac à la bonne place. C’est vraiment une journée gaspillée à attendre qu’elle passe et en soirée la température se dégrade un peu plus comme si ce n’était pas assez. Vérification du VHF, nous constatons qu’il s’est noyé il faudra en acheter un autre.
Il y a de la vague...
On se fait brasser...
Levée de l'ancre sous voiles sur «Féal»
Manoeuvre pas facile mais fait à la perfection...
Voyez la vague quand elle frapppe la proue
La vague rendue à la poupe

12 février : Quelle nuit d’enfer nous venons de passer. Des vents forts comme nous n’avons jamais connu à l’ancre et une vague qui faisait rouler le bateau dans tous les sens. Les vagues cognaient sous la coque pour ensuite frapper la plateforme de baignade et notre réservoir à eau en  Stainless Steel qui est au quart de sa capacité brasse et fait un bruit d’enfer. Nous avons à peine dormi 2 heures et ce, en se relayant toujours pour surveiller l’ancrage. À l’heure du diner ça brasse encore mais là on a besoin de trouver un petit coin où nous n’aurons pas à chercher notre équilibre. Capi vide donc le dinghy dans la grosse vague et nous partons pour la plage. À notre grande surprise cette petite plage est toute aménagée par les boaters qui passent par ici. Tout y est, table de pick-nick, chaises, trou à feu, attaches à dinghy. Deux bateaux Australiens dont «Remide» on apporté du bois trouvé sur les plages avoisinantes et ont préparé le feu. Ces deux gentils capitaines ont fait un appel VHF annonçant qu’ils allument le feu à 5h et que tous les bateaux y sont invités. Bravos messieurs pour l’initiative. Surprenant toutes les nationalités qui s’y retrouvent : Suisse (2), Australien (2), Allemand (1)  et Canadien (4). Après avoir discuté, on conclu qu’on échangerait bien les 32 h qu’a durée ce front contre une tempête de neige… Et oui même au Bahamas parfois on voudrait se trouver ailleurs… Malheureusement il fait froid et à 5h comme nous ne sommes pas habillé pour le froid et que nous sommes fatigués nous retournons au bateau. La mer et les vagues se sont enfin calmés nous pourrons DORMIR cette nuit.
Réunion de boaters autour du feu

13 février : Une super de bonne nuit réparatrice, 11 h de sommeil ça remet un équipage en forme. C’est frisquet ce matin. Il parait que c’est une des journées des plus fraiches de l’hiver ici. Il vente encore mais c’est très raisonnable. Capi-mécano examine encore la génératrice qui se porte de mieux en mieux mais qui n’est pas encore au stade de guérison complète. Ensuite nous retournons pour une dernière petite excursion à Staniel. Plus de jasette que de visite, nous sommes en groupe et rencontrons «Blues Braker», «Chummy» et «Casabella». L’équipage de «Féale» soupe sur «B to B», eux repartent vers Nassau demain, visite oblige. Guylaine de «Taranga 2» nous fait la livraison de son Ba-Ba au Rhum qui est un délice. Attention Guylaine on pourrait te demander d’être notre chef pâtissière attitrée. Merci c’était un régal. Vers 11 h PM on fait un peu le saut en apercevant un traversier qui zig-zag à travers des bateaux à l’ancre pour se rendre à la marina. Tout un capitaine aux nerfs d’acier, il a due faire plusieurs manœuvres d’avant et d’arrière et faire déplacer2 bateaux avant d’aller faire sa livraison pour ensuite recommencer le même manège pour repartir. C’est une chose qui ne se verrait jamais par chez nous, ça prendrait une voie navigable de 35 pieds de creux, de quelques centaines de pieds de large entre les bouées de navigations et quelques dizaines de bouées d’interdiction d’ancrage pour qu’un tel bateau s’aventure dans ces eaux…

14 février : BONNE ST-VALENTIN. Pour commencer la journée avant d’aller faire le plein d’eau, Michel doit ouvrir la trap de visite du réservoir à eau afin de savoir ce qui mène un bruit d’enfer quand le bateau brasse. Un montage de tuyaux de plastique qui devait à l’origine servir à retenir un peu l’eau lors de brassage s’est défait et se retrouve en morceaux au fond lors des nombreuses tempêtes de vent que nous avons traversée. Capi le retire. On lève l’ancre pour se diriger vers la marina de Staniel faire le plein d’eau, de diesel et d’essence. Ici l’eau est au compteur, 193 gl nous coute 77.$. Pour le genre de voyage que nous faisons il ne vaut pas la peine d’acheter un désalinateur (équipement très dispendieux), notre réserve étant assez grande pour ne pas être obligé de toujours en chercher. De puis l’installation d’une entrée d’eau salée dans la cuisine (ce qui économise beaucoup notre réserve), notre dernier remplissage s’est fait à Nassau, le 19 janvier. Les distances que nous parcourons sont tellement courtes que nous consommons beaucoup plus d’eau que de diesel. Le plein fait nous nous dirigeons vers Black Point où nous nous ancrons et retrouvons au moins 8 bateaux avec lesquels nous fraternisons. Je crois que pendant l’hiver il y plus de Canadiens dans les Bahamas que de Bahamiens, c’est incroyable. Finalement on ne pratique pas tellement notre anglais, il y a trop de Québécois… Sorite de groupe au restaurant pour la St-Valentin. Nous sommes 26 personnes à souper Scorpio, nous sommes 26 canadiens… Encore une belle journée de soleil et de plaisir.

15 février : Ce matin je suis au lavage, avec une connection internet mais nous sommes 4 à 5 ordis branchés en même temps, juste dans la laverie (en plus de tous ceux qui sont branchés à l'extérieur ou dans leur bateau). Capi lui est en salle d'opération de la génératrice, entre nous il préfère faire de la mécanique plutôt que du lavage. Vers 3h Michel croit avoir trouvé par où la génératrice gobait de l'air, ça fait 4h qu'elle fonctionne sans défaillir. Aujourd'hui il y a des passages nuageux alors après son travail de mécanique Capi retourne en chirurgie sur le VHF portable qui s'est noyé il y a quelques jours. Absolument rien à faire il n'est pas réanimable, il devra retourner chez son fabricant. Très malcommode sans VHF portable dans les iles, c'est notre moyen de communication lorsque nous sommes à terre, nous en achèterons un autre à Georgetown.