dimanche 15 avril 2012

De Fort Pierce Fl à Skull Ceek SC

Les photos suivront...

5 Avril : Départ à 8h45. La levée de l’ancre a été ce qu’on appelle dégueulasse, de la glaise collante sur la chaine et sur l’ancre. Toutefois c’est un ancrage confortable à l’abri des bons vents de la soirée d’hier. Capi en a ras le pompon du vent, il en fait presque des cauchemars et la météo n’a aucune pitié pour lui car encore cet après-midi il vente fort et les prévisions pour la nuit prochaine sont encore pires. On se met à l’abri à 2h45 après 45 milles parcourus et un orage en avant-midi. Le réservoir à eau est tranquille depuis notre départ des Bahamas, je crois qu’il était allergique a l’endroit comme mon capitaine est allergique au vent.

P.S. Je m’ennuis des Bahamas!!!

6 Avril : Départ à 8h15, seulement 24 milles à faire pour notre arrêt à Cocoa Village afin de réparer le réservoir. Nous savons ou chacun des magasins se situent pour y avoir séjourné à deux reprises, ce qui nous fera faire moins de couraillage. Arrivée à 11h et devinez quoi, il vente encore en fou et il parait que nous en avons pour quelques jours avec ces rafales. Espérant que ce vent passe pendant que nous serons arrêtés… Encore un orage juste après s’être ancrer. Arrivé à Cocoa, j’appelle pour louer une voiture, il faut transporter 100 à 200 pieds de tuyaux de drainage. C’est le week-end de Pâques et Avis qui est la seule entreprise de location près d’ici  n’a plus une seule voiture de disponible pour le congé. On décide qu’on reviendra en taxi. En marchant nous croisons un U-Haul, ils ont une camionnette de disponible mais Capi a oublié son portefeuille au bateau, tant pis je conduirai (pour ceux et celles qui me connaisse je hais les camions…). On achète 100 pieds de ce tuyau car on ne veut pas à avoir à transporter un bout de tuyau qui serait de trop et on retourne subito presto au bateau l’installer au cas où ça en prendrait plus. Ce sera suffisant pour terminer le voyage on ne remplira pas le réservoir à pleine capacité puisqu’aux USA l’eau est facile à obtenir. L’avenir nous dira si la solution est bonne. On se paie la traite et on va souper au resto.

P.S. Je m’ennuis des Bahamas!!!

7 Avril : La fatigue des derniers jours se fait sentir, ce matin on s’est levé à 8h du jamais vu durant l’hiver. Notre activité de la journée se résume à faire l’épicerie, la déposer au bateau,  rapporter la camionnette et prendre la grande marche pour revenir au dinghy. Capi huile les petits ventilateurs de l’Inverter qui ont travaillés bien fort durant nos journées à la plage (bidule qui transforme le 12 volts en 110 volts pour le frigo). On se permet même un petit somme dans l’après-midi. On est fin prêt pour faire un bout de chemin vers le nord. Depuis quelques jours le soleil prend des pauses et les nuages sont actifs, tout comme le vent.

P.S. Je m’ennuis des Bahamas!!!

8 Avril : Départ à 8h15, c’est encore nuageux mais enfin le vent s’est calmé la nuit dernière. Il fait 20° ce matin et on trouve ça un peu frisquet alors on débute la journée en pilotant de l’intérieur. Il faut dire qu’on se refuse à s’habiller avec plus qu’un short et un t-shirt et qu’il nous est impossible de mettre des souliers. La consolation c’est que les dauphins ont recommencés à venir jouer autour du bateau. C’est mon activité principale dans l’intracostal, les admirer. On passe l’avant-midi à  l’intérieur et l’après-midi au flybridge mais avec une petite laine. Rendu à l’ancrage surprise, il y a déjà 5 bateaux d’ancrés. Au mois de décembre lors de notre passage ici nous étions les premiers à nous y ancrer et seulement «New Life» nous y avait rejoint, c’est là que nous avions fait leurs connaissance. On s’ancre et le courant nous joue des tours et on se retrouve trop près d’un bateau américain. On relève l’ancre et on recommence, encore un peu près mais la marée va changée et on verra comment le bateau se place. Aussitôt les moteurs arrêtés, l’ost… d’amerloc se désancre et part. Il aurait quand même put nous faire un petit signe et ne pas nous laisser faire notre deuxième ancrage. On se rend compte que 3 de 5 bateaux étaient des locaux et partent à l’heure du souper. Tout devient calme, le vent est tombé, le soleil est là et l’eau est tranquille ce sera une soirée reposante. Juste avant le couché du soleil un voilier, cette fois-ci Ontarien vient se mettre à l’ancre juste trop près de nous. Capi abdique, advienne que pourra…

P.S. : Je m’ennuis toujours des Bahamas mais là je ne vous parlerai plus…

9 Avril : Choc thermique au petit matin, il fait 17° dehors et 17° à l’intérieur, vous riez mais pour nous ce n’est pas chaud. En mettant le nez dehors, le capitaine (voisin trop mitoyen) nous avoue qu’au changement de marée hier soir, son voilier et notre bateau ne réagissant pas de la même façon au courant, ce sont trouvé très près et il a même sorti sa gaffe afin de nous pousser un peu. Levée de l’ancre à 8h30 notre but serait de se rendre à St-Augustine. Pour les 25 milles avant cette ville il n’y a aucun ancrage, alors, soit on arrête très tôt soit on s’y rend. L’intracostal est une toute autre navigation qu’aux Bahamas. Là bas il y a beaucoup d’endroit où on navigue dans très peu d’eau mais au moins on a l’avantage de voir le fond. Ici on navigue souvent dans très peu d’eau mais on ne voit pas dans un pied de creux. Fini la navigation à vue. Si les dauphins savaient comment l’eau est claire par là je suis certaine qu’ils y déménageraient tous. On y arrive à destination à 4h15, 64 milles parcourus (aidé de la marée). Nous resterons ici pour 2 jours, il ne sert à rien de monter trop vite au nord puisqu’il faudra attendre l’ouverture des écluses de Champlain et de Chambly.

10 Avril: Aujourd’hui nous avons planifié d’aller visiter le phare de St-Augustine. En matinée un brouillard sur la région nous empêcherait de  profiter au maximum de la vue. Juste avant l’heure du diner Capi décide de mettre le dinghy à l’eau. OUPS!!! Il y a un tube de dégonflé, on a une crevaison. Changement de programme, pas de sortie mais plutôt une réparation de notre bazou. Pendant que nous y sommes et puisque nous avons acheté de la colle on en profite pour recoller les 3 pieds du fond qui sont encore décollés et qui permettent à notre char de se transformer en piscine. Puisqu’il faut attendre que la colle réagisse et sèche bien, on est cloué au bateau pour la journée. Dommage car le ciel s’est complètement dégagé, il fait très beau, le panorama du phare doit être magnifique. On remet ça a un autre voyage, on repart demain.

11 Avril: On lâche le mooring pour arrêter à la marina faire le plein de diesel et surtout d’eau. Ce sera le grand test pour savoir si notre solution pour le réservoir à eau fonctionne comme prévu. Départ à 9h. Nous avons su que depuis 4 jours ce n’est pas de la brume qu’il y a le matin mais de la fumée d’un feu à 100 milles d’ici. Si vous passez par la Municipal Marina de St-Augustine, saluez le sympathique Stéphane, originaire d’Abitibi, établit dans cette ville depuis 10 ans. Il semblait bien content de notre petit cadeau (une cannette de sirop d’érable). En partant les raies nous offrent un beau spectacle en faisant de la voltige hors de l’eau. Sur notre chemin, un chantier maritime de l’armée américaine et comme à l’allée, le GPS fait des siennes. Ancrage à 2h à Fort George River Fl et 43milles de parcourus. La marée adonne mieux dans ses heures qu’à l’allée, elle est pour le moment plus souvent avec nous que contre nous. Fait cocasse de la journée, un trawler en approche s’informe par VHF  sur l’ancrage où nous sommes. En jasant il demande à Capi : ‘’Je ne veux pas être indiscret mais on était au même ancrage à Cocoa Village, pourrais-tu me dire ce que tu faisais avec tout ce gros tuyau noir?’’. On a dut intriguer plusieurs navigateurs nous voyant transporter et monter à bord 100 pieds de tuyau de drainage. On a pensé répondre qu’on trouvait qu’il y avait trop d’eau autour du bateau et qu’on voulait essayer de la faire drainer. En passant ça fonctionne à merveille dans le rédervoir.
De la fumée en Floride

12 Avril: Départ à 7h30, on essaie de profiter de la marée. En sortant de la petite rivière où nous sommes ancrés, Oh! LaLa!!! Il vente, on fait environ 2 milles dans l’intacostal et le bimini veut arracher. La météo annonçait des vents de 20 à 25 kn avec des rafales pouvant aller jusqu’à 35 à 39 kn mais pour l’après-midi. Encore une fois ce vent s’est présenté trop tôt au travail, et comme si ce n’était pas assez il est froid. De plus on le reçoit de face, puisque nous avançons à 6.6 kn cela s’additionne à la force du vent. On fait demi tour et retournons à notre ancrage. On ne bougera pas aujourd’hui, on va attendre une température plus clémente. J’en profite pour faire un peu de lavage qui sèche rapidement dans ces conditions. Trois bateaux ancrés à coté de nous sont partis mais deux d’entre eux on appelé pour entrer à la première marina ‘’quais à l’intérieur s’il vous plait’’ qu’ils ont demandés, l’autre n’avait pas de bimini et nous a dit qu’il n’allait pas très loin.  

13 Avril: Départ à 9h car si on était parti plus tôt on se serait trop battu contre la marée. Aujourd’hui nous avons quitté la Floride et ça parait dans la température, on gèle. En Georgie le vent est aussi fort (encore 20 à 25 kn), ça ne lâche toujours pas. Tous les gens qui ont fait l’intracostal vous diront que la Georgie est l’état le plus difficile à traverser, par chance il n’est pas long (136 milles). Aucune profondeur d’eau, il faut vraiment prendre en considération la marée. Presque pas de protection pour s’ancrer, n’oubliez pas que ce sont les prairies maritimes… On s’ancre à 2h car le prochain bon ancrage est à environ 30 milles et bientôt ce sera la marée descendante ce qui nous ralentit considérablement, avec ce vent et 2 inlets à traverser dans les prochains milles ça suffira pour aujourd’hui. Après souper encore un beau spectacle, les chevaux sauvages sont venus brouter sur le bord de la rivière. Des dauphins nagent autour du bateau (mais l’eau est boueuse). En soirée on a de la compagnie 4 kayacs débarquent sur la rive pour la nuit. J’ai bien dit sur la rive parce que ici pas de plages (comme aux Bahamas) mais plutôt une mare de boue… C’est ça la Georgie…
Les chevaux sauvages

Ce n'est pas l'eau ni les plages des Bahamas...

14 Avril: Départ tôt, 6h00 marée oblige. Ce matin nous devons passer le Jeckell Creek qui est à peu près le pire bout de la Georgie, fortement recommandé d’y passer à mi-marée ou plus. Si nous ne partions pas à 6h, il aurait fallu partir vers 11h. Comme nous avons bien hâte d’avoir fini cet état on fait une grosse journée. Nous avons passé dans 6 inlets, dont le premier avec des vagues de 6 à 7 pieds (marée contre vent). Des journées comme aujourd’hui la marée nous pousse ou nous tire dépendant où on se trouve dans l’inlet, mais pas moyen de chronométrer notre navigation avec celle-ci. Arrêt bien fatigué (mais bien encouragé) à 4h30 avec 84 milles derrière nous. Il ne reste que 36 milles à la Georgie si les mouches ne nous ont pas mangés. Je crois qu’ici c’est leur activité première d’élever des mouches (petites, vertes ou jumbo il y a de tout).

15 Avril: Levée de l’ancre à 7h15, c’est la marée descendante et nous voulons sortir de notre Creek avant la marée basse. Journée stressante car, toujours pas beaucoup d’eau sous le bateau. Capi a mal dormit la nuit dernière, ce n’est pas une bonne journée pour lui. Comme nous sommes partis à marée descendante nous voyageons presque toute la journée à marée basse (la marée haute est plus tard en après-midi). Notre drapeau Canadien énerve quelques marinas en bordure de l’intracostal, on se fait avertir de notre vitesse alors que des bateaux américains passent plus vite que nous et ne se font rien dire (ils font souvent de plus grosses vagues que nous). Jetée de l’ancre à 3h15 à Skull Creek, Caroline du Sud. Spectacle de dauphins qui se chamaillent (on croit que deux mâles veulent conquérir une femelle). La Georgie est enfin du passé mais je dois dire que c’est là qu’il y a le plus de ces belles bêtes. Hé oui je recommence à vous parler des dauphins, que voulez-vous, c’est plus fort que moi…

mercredi 4 avril 2012

De Chub Cay à Fort Pierce Fl

31 mars : Départ de la marina à 7h15. La journée s’annonce belle. En avant-midi la navigation va bon train, mais juste avant l’heure du diner ça se gâte. Le vent qui devait être Sud- Sud-Est de 5 à 10 kn est plutôt Sud-Ouest à 15 kn et plus, ce qui nous met la vague de notre route complètement de travers. Nous avons 74 milles à parcourir aujourd’hui, pas question de faire des détours ni de devoir coucher sur le Great Bahamas Bank comme nous l’avions fait à l’allée. Donc journée difficile, 11h de navigation pour enfin arriver à Cat Cay North. Juste avant d’y entrer et certainement pour agacer nos nerfs un peu plus, le banc de sable s’est déplacé par rapport aux cartes. Pour environ  1 1/2 mille nous avons pas plus que 2 ½ pieds d’eau sous la coque. Une fois l’ancre à l’eau nous sommes soulagés car l’ancrage est confortable.
Un petit luxe pour amuser les enfants

1 Avril :  Un Mahi-Mahi sans dentier de Chub Cay doit nous crier ‘’ Poisson d’avril…’’. Ce matin on se déplace de quelques milles, direction Bimini Sud afin d’être plus près pour la traversée du Gulf Stream qui devrait se faire demain si la météo se maintient. 12 milles seulement à faire et Capi décide de le faire coté Atlantique plutôt que coté Bank. Il a cependant oublié de vérifier la marée et celle-ci est montante depuis une heure, et bien entendu vent contraire, donc ce fut 12 milles de brassage intense. Morale ; même pour une courte distance il faut bien prendre tous les facteurs en considération, vent, courant et marée. À l’ancrage de Nixon Harbor (Bimini Sud) un petit roulis se fait sentir tout l’après-midi, le réservoir d’eau brasse et se fait sentir et entendre, ce qui agace les nerfs et fait monter un peu l’anxiété de la Capitanette en vue de la traversée de demain. Il n’y a que des voiliers alentour de nous et nous ne voulons pas refaire une traversée au ralentie comme à l’allée. Cette fois on la fera seul.
Parfois on passe très près dela rive

2 Avril :  On se réveil tôt et attendons la clarté pour lever l’ancre. Départ à 6h45. La journée est belle et la météo s’annonce presque parfaite pour la traversée vers les USA. Nous entrons dans une mer que l’on qualifie d’acceptable, ça brasse un peu et on anticipe un peu : ‘’ Oh la journée va être longue. Après 2h de navigation la mer commence à s’adoucir. Une heure plus tard c’est confortable et encore une autre heure et la mer est paradisiaque. L’après-midi entier c’est comme sur de la ouate, juste de toutes petites ondes et une immense houle (grâce à la marée montante) que nous montons et descendons tout doucement. Il n’y même plus de vagues et à peine une brise. Dans toute la journée nous n’avons croisé que 2 cargos et on n’a jamais aperçu le catamaran et le voilier partit du même ancrage que nous et se dirigeant eux aussi à Lake Worth. En plein centre du Gulf Stream (26° 23.035’N-79°46.190’O) nous avons jeté à la mer un leur de pêche appartenant à Donatien (mon grand-père) en guise de remercîment du coffre de pêche qu’il a légué à Michel et en souvenir de ses nombreuses pêches. ‘’Salut grand-papa!’’. Les 4 derniers milles se font un peu plus mouvementés sans être inconfortables. On a passé l’après-midi à regarder les poissons volant faire leurs envoles. Entrée West Palm Beach Inlet est un choc, trop de bateaux, trop de trafic, trop de monde, trop de bruit, eau pas assez claire. Je m’ennuie déjà des Bahamas. Ancrage sommaire afin de communiquer avec la douane américaine puis accostage à la marina Riviera à 4h30.
Le réveil matin du soleil vient de sonner
Le soleil se lève

Snif Snif!!! Il faut retirer le drapeau Bahamien




L'inlet de West Palm Beach

3 Avril :  Hier soir on s’est couché tôt. C’est épuisant le retour à la civilisation. À 3h45 AM on je me fais réveiller par un camion de vidange, à 4h15 AM par le train qui passe et à 4h25 AM par une sirène de police, c’est assez pour ne plus être capable me rendormir. Aux Bahamas on n’entendait aucun de ces sons, d’accord on entendait le vent et quelques fois des oiseaux (qui sont quand même rares..). Première chose à faire ce matin se dédouaner. L’attente est un peu longue mais on fait la connaissance pour ceux qui en ont entendu parler du FAMEUX Réjean de Johanne et Marcel (je tairai le nom du bateau). On revient au bateau et avant de quitter la marina on fait un lavage en règle du bateau afin de le dessaler. Ensuite un départ un peu précipité pour profiter de l’étale car ici le courant de marée est assez puissant. On retourne à l’ancrage où nous étions le 24 décembre dernier. Surprise «Tangara» rencontré à Lee Stocking y est déjà encré. On les invite à un petit 5 à 7 même s’il n’est que 2h. Pendant qu’on se raconte nos aventures «Little Dorothy» reviennent de la douane et nous rejoignent. La dynamique est tellement bonne que le 5 à 7 se termine à 8h45.

4 Avril :  On laisse derrière nous les amis car on continue notre route. Départ à 8h30. La météo est belle. Nous avançons bien. 48 milles de fait aujourd’hui, on est rendu à Fort Pierce ancré dans un petit canal à l’abri du vent car il s’est levé. Deux fronts froids sont annoncés mais dans l’intracostal ça devrait pas mal moins nous affecter. Aujourd’hui nous avons revu nos premiers dauphins (ils se font très rare aux Bahamas, on en a aperçu que 4 ou 5).

vendredi 30 mars 2012

Black Point à Chub Cay

23 mars : Ce matin nous retournons au village voir si on trouverait de la colle à dinghy. Et oui un autre bout du dessous qui décolle. Là c’est le devant et on n’est pas certain d’avoir assez de la colle que Thiery nous a donné. On se croise les doigts notre dernière réparation tient le coup. Pas de chance la quincaillerie qui est à même le lavoir est ‘’out of stock’’ selon la proprio (remarquez que le mois dernier il n’y en avait pas lorsque nous y sommes allé). Retour au bateau, on monte le dinghy sur la plate forme, pour retourner un peu vers le sud sur la même ile que Black Point mais pour s’ancrer à Isaac Bay où il y a supposément des têtes de corail et on veut y plonger. On remet le dinghy et le moteur à l’eau. Les beaux récifs sont plus du coté mer mais avec la vague et le courant c’est impensable pour nous qui manquons d’expérience, vue les conditions météorologiques. Puisque que nous y arrivons à 2h on décide de faire de la plage pour aujourd’hui mais en nous y rendant nous faisons une petite inspection des lieux de plongée. Décevant pas grand-chose mais on passe quand même un très bel après-midi en visitant les trois plages qui se situent juste devant le bateau.
On dirait des sculptures
La mer gruge les rochers et encore un bout de filet de pêche
Debout sous le rocher
Ce n'est pas tous les plages qui sont en sable
Du corail dans 2 pieds d'eau
On dirait des fleurs sur les roches
Un des nombreux beaux couché de soleil

24 mars : On laisse tomber la plongée et on part les moteurs à 9h30 pour se rendre à Staniel Cay faire le plein de diésel d’eau et d’essence à dinghy. Devinez, ils sont ‘’out of stock’’ d’essence. C’est incroyable la difficulté d’approvisionnement des iles. L’employé nous dit qu’ils en recevront demain (comme chaque fois que nous arrêtons faire des provisions), mais plus tard à la VHF on entend qu’ils n’en recevront pas avant le mois d’avril. On remonte le dinghy sur le pont et re-re-re-re recollons le fond.  Merci Thiery ta colle semble tenir le coup. Puisqu’on doit laisser le temps à la colle de réagir, on prend l’après-midi relaxe en examinant le va et vient des cochons sur la plage. Plusieurs bateaux arrivent de Georgetown en flottille. Il semble que la saison tire à sa fin. À l’heure du souper grosse émoie sur la VHF. Un voilier de 42 pieds partit de Georgetown ce matin, «Papatoo» à coulé en mer cet après-midi. Les passagers ont été récupérés avec leur dinghy par un bateau moteur qui les a ramenés à Little Farmers. Plusieurs gens de l’ancrage ici les connaissaient et même nous qui ne les connaissions pas du tout, on a des frissons dans le dos. Ce qui nous fait réviser nos plans d’urgences.
Des miettes de biscuits et le troupeau arrive

25 mars : En déjeunant, après avoir entendu le réservoir à eau cogner toute la nuit même si nous l’avons rempli que de la moitié, on décide de se diriger directement vers les USA. Ici c’est impossible de pouvoir y faire quoi que ce soit, on ne trouvera pas les matériaux nécessaires. Le bruit  occasionner par se cognage est presque insupportable car tout le bateau en vibre. Nous levons l’ancre à 8h30, les vents annoncés sont de 5 à 10 kn Sud-Est, ça devrait être confortable. Malheureusement les vents sont Sud virant Sud-Ouest et à 10h30 sont déjà de 17 à 20 kn et ils forcissent encore. Tous les marins savent qu’un vent sens contraire à la marée ça fait monter les vagues. Tous les bateaux (qui sont nombreux à remonter vers le nord) se cherchent un abri. On choisit Normands Cay dans la baie où nous avons plongé (avion submergée) à l’allée. En fin de journée, on y est une vingtaine de bateaux. Tout va bien jusqu’au changement de marée. Pas un bateau ne tourne de la même façon, ni même dans le même sens. Le capharnaüm. Plusieurs appels sont entendu sur la VHF : ‘’Hé t’es trop proche!’’,’’Hé tu devrais mettre deux ancres!’’,’’Hé tu devrais aller t’ancrer du coté Est il y a plus de place!’’, ‘’Hé je viens ici depuis 1993, je connais l’ancrage’’. Personne ne nous a appelé même si nous nous sommes retrouvés, pendant un certain temps, trop près d’un petit voilier, le temps que le bateau tourne. Un front froid est annoncé ce qui gâche toujours la météo. Et tout ça avec le réservoir qui ne lâche pas de cogner. Il y a des journées comme ça…

26 mars : Ce matin on s’est fait brasser, la vague pas dans le sens du courant, donc roulis. On reste ici pour aujourd’hui en attendant que ça se calme un peu. Ironie de la chose on veut retourner aux USA à cause du réservoir à eau et c’est la place où il s’est fait le plus brasser. Un bateau est parti tôt ce matin, ne nez piquait dans le derrière en l’air, l’instant d’après le derrière dans l’eau le nez en l’air, le Bank était déchainé. Je crois que tous les marins se souviendrons longtemps des vents de ce mois de mars au Bahamas, en tout cas nous on s’en rappellera. On se recouche en avant midi question de rétablir le niveau de sommeil. À l’heure du diner les vents ont baissé et tous les bateaux ont remit leur ordre normal qui de suivre le courant. En après-midi le vent s’est calmé considérablement et nous allons faire un grand tour de dinghy du coté du Pond (genre de lac), où on s’est fait dire que c’est faisable  d’y entrer (à 4 pieds de tirant d’eau) pour aller s’ancrer mais à marée haute. Ça aurait été une bonne cachette des vents d’hier. Avis aux marins des Bahamas, l’entrée est étroite avec une petite passe (en sable) à l’intérieur avec très peu de profondeur mais après c’est profond et long  de un mille et demi à deux milles. Capi se promet bien d’essayer la prochaine fois que nous reviendrons.
Ce n'est pas une carte postale, c'est bien moi qui ai prit la photo!!!!

27 mars : BONNE FÊTE DANIK D’AMOUR. 1 AN DÉJÀ, ON PENSE TRÈS FORT À TOI. La journée a pourtant bien commencée, le vent est calme et il n’y a pas trop de nuages. Ça se gâche assez vite, 1ière mauvaise nouvelle, un deuxième front froid est annoncé pour demain. Ok, on va aller se cacher à Highborn Cay, on connait l’endroit et la plage est très belle nous y avions établit une succursale en descendant vers le sud. 2ième mauvaise affaire, il faut monter le moteur sur le bateau, puisque notre bazou de dinghy prend toujours l’eau (normalement pour une petite randonnée nous pourrions le trainer en arrière). Le moteur est soutenu par un système de courroies éprouvées par la majorité des bateaux. On se sert de la bôme du mat pour le hisser. Capi à toujours exigé d’avoir une corde de sécurité au cas où les courroies lâcheraient. 3ième aventure, et oui ce matin elles ont lâché. Notre corde n’étant pas attaché à la bôme mais au bateau, le moteur est tombé à l’eau sans couler toutefois mais en à prit une bonne gorgée. 4ième mésaventure, Capi s’est luxé le petit doigt gauche et moi j’étais presque en état de choc. On a remonté le moteur subito presto, mit un atèle au doigt, asséché le moteur du mieux qu’on pouvait et on a relevée l’ancre. 3 belles heures de navigation, la vague était assez grosse mais bien placée pour que notre voyage soit confortable. En arrivant on répare les courroies, les réinstallent sur le moteur et le redescendons (avec une grosse crainte), sur le dinghy en s’assurant de mettre la corde de sécurité après la bôme. 5ième erreur de parcourt, tout ça se fait avec 2 bateaux de touristes plongeurs, se sont mit à l’ancre très près de nous avec leurs compresseurs de plongée très bruyant qui ont fonctionnés presque tout l’après-midi. Par chance, ils sont repartit à 4h. 6ième je ne sais plus comment l’appelé, là le moteur ne démarre pas, il y a eu peu d’eau dans un cylindre. Par chance, j’ai un Capi fort en mécanique qui sait exactement quoi faire, et après 1h30 de ‘’crincage’’ de moteur il démarre enfin. Nous allons à Highborne Marina faire quelques emplettes de légumes (6.90$ un concombre anglais, 8.90$ un emballage de 3 cœurs de romaine, pas question d’être végétarien aux Bahamas…). Une vingtaine de requins nourrisse et citron, se tiennent dans la passe de l’entrée de la marina, et voilà un autre beau souvenir imprimé dans nos têtes qui fait presque oublier la mauvaise journée. Malheureusement pas de photo, je n’avais pas ma caméra.
Ah! Les touristes....Les deux bateaux de plongée

28 mars : Il a encore venté très fort la nuit dernière, par contre il a lâché pendant la journée pour vraiment se calmer en milieu d’après-midi. La journée a été consacrée à attendre que le vent et l’eau se calme. On a maintenant hâte d’être aux USA pour régler enfin le problème du réservoir qui nous empêche de dormir depuis plus d’une semaine. On ne visitera pas les Abacos cette année ce qui me déçois pas mal. La journée passe en lisant et à regarder ce qui se passe autour. Au même ancrage que nous, des gros bateaux de plaisance de 75 à 125  pieds se succèdent (4-5-6 par jours), C’est incroyable l’argent qui flotte par ici… Il y en a même un qui fait installer à chaque jour un abri de soleil, genre gazébo, sur la plage par ses serviteurs qui a comme annexes : 2 Sea-Doo, un dinghy gonflé géant et un bateau moteur de pas loin de 30 pieds. C’est ti beau la vie des gens riche…

29 mars : Journée idéale pour notre départ vers Nassau. Le soleil est de la partie et l’eau est calme (enfin!!!). C’est la traversée du Yellow Bank, avec son champ de patates de corail qu’il faut éviter (finalement nous les évitons facilement avec nos 4 pieds de tirant d’eau et la marée haute. 5 belles heures de navigation, ce qui me fend d’autant plus le cœur que nous sommes sur le chemin du retour. On s’ancre à Rose Island juste à coté de Nassau question d’éviter la grande ville au mauvais ancrage. Un peu après être arrivé, je demande à Michel de tasser un peu le dinghy de la plage de baignade, il est impensable de ne pas se baigner avec le peu de temps qu’il nous reste ici. Depuis que nous sommes aux Bahamas, on s’est baigné presqu’à tous les jours.
Atlantis Resort, Paradis Island vue dela mer

30 mars : Départ de l’ancrage à 7h45. La marée est montante et la vague pas très bien placée par rapport au bateau ce qui rend la conduite un peu plus difficile mais pas trop inconfortable. Aujourd’hui je barre puisque le Capitaine a mit sa casquette de pêcheur. Il n’a presque pas pêché depuis que nous sommes aux Bahamas et on voudrait bien avoir du poisson pour souper. Une heure avant d’arriver à destination (Chub Cay) c’est la troisième touche de la journée mais cette fois le poisson est ferré. Après 20 minutes de combat avec le poisson, Michel gagne la partie et le poisson est juste à coté du bateau. Plus personne à la barre, dans une vague de 4 pieds de travers, je parviens à le récupérer avec la puise et le monter à bord. C’est un magnifique Mahi-Mahi (Dolphin Fish) d’entre 3 et 4 pieds. Je dépose la puise sur le pont et le voilà qu’il se met à sauter 2 à3 pieds dans les airs, sort de la puise et saute à l’eau. Il a encore l’hameçon dans la gueule mais elle s’arrache aussitôt qu’il se débat dans l’eau. Tout ce qui nous reste de lui ce sont des traces de sang sur le pont et un souvenir imprégné dans nos mémoires… On arrive à la marina de Chub à 2h30 épuisé net de nos nuits de manque de sommeil et de montée d’adrénaline que ce poisson nous à donné.
C'est tout ce qui nous est resté du Mahi-Mahi

jeudi 22 mars 2012

Georgetown à Black Point

12 Mars : La nuit dernière soit il y avait des rafales soit il ne ventait pas du tout et le tout avec des averses. La journée est restée nuageuse avec quelques averses et rafales de vent, on ne s’en sort pas une vraie journée plate d’été. Georgetown ne fait rien pour nous convaincre d’y revenir. Tous les habitués de la place nous certifient que de tels vents ne sont vraiment pas habituels par ici. En après-midi on vérifie la météo sur «Lady Fine» (à notre nouvel ancrage pas de Wifi) et partie de Wizzard on se désennuie comme on peut. Après souper nous avons eu la visite de Daniel de «Dream Weaver», il a 8 ou 9 ans et rame la grosse chaloupe pour passer le mardi gras, ‘’Trick or Treat’’ Trop cute. Il a le vrai style américain cheveux long blonds et je le crois hyper actif. Il est toujours grimpé au mat ou sur la bôme ou dans un arbre, court continuellement je vous jure trop trop cute. À 8 heures on a eu droit à un cours d’astronomie sur la radio VHF par Ella de «Three at Sea», jeune ado d’une quinzaine d’années qui connait tout sur les astres. Elle prépare elle-même ses interventions et est vraiment intéressante, et donne des rendez-vous sur la plage à ceux que cela intéresse d’en connaitre plus. Je suis épaté de voir comment les enfants s’intègrent à la vie de marins.
Le petit daniel grimpé au mat

13 Mars : Questionnement ce matin : Est-ce que nous devrions partir ce matin. La météo d’aujourd’hui s’y prête mais la nuit dernière il a venté. On nous annonce des vagues de 4-5 pieds (elles sont toujours plus grosses que ce qu’il y a d’annoncé). Nous devons prendre la mer c’est faisable pour une coute distance. Demain encore des vents de 20-25 kn Est- Nord Est sont prévus, si nous arrêtons à Emerald Bay Marina on est pas certain de pouvoir en ressortir avant quelques jours puisque la passe est risquée par vents Est. On décide de rester ici encore. «Lady Fine», «Satori» et «Red Reaven» partent pour Emerald Bay. En après-midi petit arrêt à Volleyball Beach afin d’acheter un VHF et un GPS portables usagés (rappelez vous que notre VHF s’est noyé). Le VHF portable est  notre moyen de communication en dinghy ne serait-ce que pour la sécurité lorsque nous sommes seul.. Si une panne de moteur ou quoi que ce soit arrivait nous pourrions appeler à l’aide. Ensuite une marche sur l’immense plage désertique, on n’aime pas Georgetown mais on est quand même à la chaleur, au soleil avec de magnifiques plages, on n’est pas trop à plaindre… De plus cet endroit nous a permit de rencontrer pas mal de gens intéressants. On a reçu un massage des trois bateaux partis plus tôt aujourd’hui, la mer était un peu ruff mais pas si pire, ils n’avaient que 10 milles à faire (Serions nous rendu peureux??? Peut-être que oui, de rester coincé à un endroit ou nous ne voulons pas nous éterniser (voir le blog New-York, Sandy Hook, Anapolis, Lake Sylvia, Georgetown).

14 Mars : Au levé (à 7h15) grosse surprise, il n’y a pas eu de vent de la nuit et il ne vente pas ce matin…………….interruption dans la rédaction du blog, Capi soumet l’idée de partir au PC afin de se défaire de l’emprise de Goergetown (pendant que le monstre dort). Oui oui on lève l’ancre avant de faire une dépression de statisme, un bateau c’est fait pour se déplacer après tout. Départ à 8h30 après avoir : légiféré sur les conditions de navigation, déjeuner, vérifier les niveaux des moteurs, monté le moteur et le dinghy, lever l’ancre. YÉ!!! C’est un départ!!! Direction Lee Stocking Island, je sais nous y sommes déjà arrêter mais nous avions des problèmes de génératrice et nous n’avions rien visité. Arrivée à 12h30 aussitôt amarré au mooring, on remet le dinghy à l’eau on est part vers Normands Pond Cay (ne pas confondre avec Normands Cay déjà visité), voir une ancienne saline. Un petit canal mène à ce lac mais il est praticable seulement à marée haute. La marée est presque à l’étale donc on ne veut pas risquer pas de se faire prendre le dinghy en cale sèche et on en ressort sans s’être rendu au bout. Nous jouissons d’avoir retrouvé notre liberté d’explorer à notre guise.

15 Mars : Encore nuageux. Capi décide de faire ses changements d’huile et moi je gratte un peu de vernis. Pas grand-chose de plus pour aujourd’hui, le plancher est plein d’huile, le pont plein de vernis gratté, après toute la cochonnerie qu’on a fait je suis due pour un bon ménage (hé oui en bateau aussi il faut faire un peu de ménage).

16 Mars : Nous partons en dinghy vers ce que nous appelons les patates de corail repérées avant-hier au bout de Normans Pond Cay (coté Ouest). Avant de s’y rendre nous faisons un détour vers le coté Est de cette iles où sont répertoriées des têtes de corail, mais beaucoup trop de vagues et de courant puisque ce coté est exposé directement à la mer. Après 3 à 4 milles nous arrivons enfin à nos patates. De petites têtes de corail mais c’est surprenant de voir toute la vie qu’il y a dedans. La plongée ne dure pas longtemps car le vent et la marée descendante nous font travailler fort pour essayer de rester en place afin d’admirer. À chacune de mes plongées je ne peux m’empêcher de penser à mon frère Denis qui capoterait de nager dans un aquarium géant. Au retour nous faisons un grand tour de dinghy en longeant Lee Stocking Island au moins de ce coté on est à l’abri du vent et des vagues. Arrêt à une superbe plage où nous sommes tous les deux seuls. C’est incroyables le nombre de plage qu’il y a aux Bahamas ce qu’il a de fantastique c’est qu’on ne s’y bouscule pas entre touristes. Retour sur «B to B», une couche de vernis sur la fenêtre grattés et repos.
Une de nos plages privées
Un peu d'ombre ça fait du bien
L'ombre, c'est chacun son tour!

17 Mars : Ce matin le dinghy a encore prit beaucoup d’eau (il n’a pas aimé notre randonnée dans les vagues), le fond s’est re- re- redécollé. Nous retournons quand même à notre site de plongée en se synchronisant avec l’étale de la marée. On se fait quand même surprendre par la hauteur des vagues en s’y rendant, on croyait bien que ce serait plus calme aujourd’hui. Rendu là, on a quelques difficultés à ancrer le dinghy, le fond est dur. Capi plonge s’assurer que l’ancre tient bien, pas question que le dinghy se pousse pendant que nous contemplons le fond marin. On y reste encore pas très longtemps, le courant est moins fort que l’autre jour mais les vagues sont plus grosses, trop de vent. J’ai bien hâte d’identifier le gros poisson caché dans son trou, joufflu, brun qui nous regarde avec ses gros yeux et avec sa grande gueule qui nous fait un grand sourire. Plongée courte mais qui nous en met plein la vue. Retour au bateau nous faisons des tests de différentes colles puisque nous n’avons plus de vraie colle à dinghy (par ici les magasins sont inexistants). Thiery de «New Life» nous avait donné sa colle à PVC, il a déjà réparé un dinghy. Capi examine son pilote automatique (se rappeler qu’il nous a lâché après le Lac Champlain mais qu’il n’est pas indispensable à la navigation), compte rendu : c’est le contrôle du flying bridge qui fait défaut, probablement du sel dans les contacts. Le vent n’a pas prit de répit de la journée, pour se calmer il faudrait qu’il tourne un peu vers le Sud ce qu’il n’a pas fait depuis environ trois semaines.

18 Mars : Journée consacrée à essayer de re-re-re-recoller le fond du dinghy. Nous qui avions tant vanté les ventes de garage de Repengny, nous ravalons nos mots. On l’haït le cal… je crois que vous êtes au courant… Tentative de réparation avec la colle de «New Life». On suit à la lettre les conseils de notre ami Thiery. On se promet bien de tenter de le ménager en évitant le plus possible de sortir par grosses vagues. On s’ennuie à mourir de celui qu’on s’est fait voler l’an dernier mais ça aussi vous le savez. La journée a été encore très venteuse, un bateau est arrivé de Georgetown et il parait que ça brasse pas mal en mer. Se rappeler que nous sommes à l’ancre du coté du Bank et que de ce coté on est à l’abri des vagues et un peu du vent.

19 Mars : On commence la journée en regonflant le dinghy et le remettre à l’eau. Il faut comprendre qu’ici le dinghy est important puisque c’est notre ‘’char’’, tous nos déplacement à terre, à la plage ou aux sites de plongée se font en ‘’char’’.  Après diner on part gravir la plus haute montagne des Exumas. 123 pieds plus haute que le niveau de la mer. Ne vous inquiétez pas, on ne manque pas d’oxygène… belle vue de la grande ile de Lee Stocking. À notre première sortie le dinghy nous déçoit déjà, il prend encore l’eau. Une chance qu’il a un bouchon auto-videur, on le vide avant de partir et en avançant le bouchon fait le reste de la job. Non non on ne peut pas couler (pour ceux et celles qui pourraient s’inquiéter pour nous). Chanceux sur notre chemin nous avons vu une Spotted Eagle Ray, c’est la première raie de cette variété que nous voyons. Je ne connais pas le nom français car tous nos livres de références sont en anglais. Malheureusement trop de vagues pour faire une bonne photo. Les dernières journées ont été partiellement nuageuses mais la température est stable à 22° le matin et 24-25° en après-midi. C’est quand on va sur terre sans vent qu’on se rend compte qu’il fait chaud, sur l’eau on est toujours confortable, ni trop chaud ni trop froid. Température idéale tant qu’à moi. La météo annonce encore 30 kn de vent pour demain, notre séjour ici va probablement s’étirer, ou on repartira en empruntant le Bank mais cela devra se faire à marée haute seulement car il a des endroits très peu profond.

P.S. Après avoir parlé à des gens de notre fameux balourd poisson souriant vu lors de notre dernière plongée, c’est un Cow Fish (voir le 17 mars).
Deux iles appelés: The Barge & The Tug
Lee Stocking vue vers le Sud
Lee Stocking vue vers le Nord

20 Mars : BONNE FÊTE DAD!!! Ce matin Capi met sa casquette de plongeur, avec son compresseur, il est allé vérifier les anodes du bateau. Bravo tout est encore en bon état, en eau salée c’est à vérifier souvent. En après-midi nous nous rendons au centre de recherche qui est toujours fermé mais qui laisse à l’extérieur du bureau des copies des différents sentiers de l’ile. Après avoir traversé la piste d’atterrissage (il en a presque une par ile), nous aboutissons à 3 plages différentes. La seule personne rencontrée est une employée du centre avec son chien. Elle vit sur l’ile à l’année longue, ce que je considère injuste puisqu’elle est originaire de la Floride du Sud où il fait chaud en hiver et que tous les Québécois se font geler en hiver (et souvent en été). La jeune fille du centre de recherche nous a confirmé que ce n’est vraiment pas habituel, normalement décembre et janvier sont venteux mais après ça c’a devient calme. Juste sur Lee Stocking il y a 6 plages, imaginez combien il peut y en avoir dans tout le chapelet des Bahamas. La mer était pas mal agitée aujourd’hui, nous avons vu un seul bateau passer et il se faisait brasser en titi, son capitaine (certainement un peu maboule) ne doit pas avoir le mal de mer. On est revenu au bateau juste à temps pour échapper à la grosse averse. Depuis 4 jours il pleut à tous les jours, dire qu’en 2 mois je crois qu’il avait plu une seule fois. En soirée le vent à viré au Sud-Est, ça va peut-être faire changer le temps.
On ne prend pas la mer aujourd'hui...
Mais on fait de la plage...
Lui qui était incabable de marcher pieds nus il y a quelques mois...
Des filets de pêche égarés partout sur les plages
Juste parce que j'aime cette photo...

21 Mars : Nuit encore très venteuse le vent est resté Sud-Est mais ça ne lâche pas 25 à 30 kn. Gros nuages gris au levé, on ne partira pas encore aujourd’hui. Tout le monde qu’on rencontre ne parle que du vent, tous ont la même question : Ça va tu lâcher. De plus pas autant de nuages et de pluie que le mois de mars nous a envoyé cette année. On reste au bateau car la journée est merdique. Petite pluie, soleil, vent, grosse pluie, soleil, vent, gouttelettes, vent, soleil. Ça se calme un peu à l’heure du souper, nous allons saluer «Casaballa», «Chummy» et «Sea U Soon» à la plage de leur ancrage, tous nous confirment avoir fait le trajet coté Bank et que ça se fait à marée haute.

Pas encore de navigation aujourd'hui
C'est ça que ça fait du vent...
Notre drapeau Bahamien n'a pas tenu le coup

22 Mars : Enfin un départ à 8h vers Black Point par le coté Bank car il vente encore, quoi de neuf!!! Il y a quelques passages avec très peu d’eau, c’est pourquoi on s’est chronométré avec la marée. Arrivée à 1h30. Quand on s’éloignait des iles il y avait quand même une bonne vague, ça aurait été impossible par la mer, beaucoup trop mauvais. Le trajet s’est bien passé.

lundi 12 mars 2012

Georgetown

4 Mars : L’avant-midi a été plutôt nuageux mais la température est toujours très confortable. Super de bel après-midi à la plage coté mer. Le vent vient du coté opposé de la plage et la marée est montante, ce qui produit une belle vague pour jouer. Tout le monde ne parle que du vent à venir. C’est cocasse comment on peut aimer faire du bateau mais personne m’aime se faire brasser. Il semble que nous allons être captifs de Georgetown toute la semaine, les vents annoncés ne devraient pas baisser en bas de 20 kn. Pas question de naviguer dans ces conditions.

5 Mars : Oh! Quelle journée!!! Encore une nuit sur le carreau à cause du vent. Le vent s’est levé à 1h AM comme prévu. On s’y attendait puisque la soirée dernière à été beaucoup trop calme, aucun vent ni aucune vague. Le calme avant la tempête. À 2h30 nos voisins chassent. Ils doivent se ré-ancrer à 2 reprise, pas évident la nuit par gros vent. L’adrénaline ayant montée plus capable de dormir, de toute façon Capi est incapable de dormir par un tel vent. Toujours la question : l’ancre va-t-elle tenir le bateau à la même adresse… on ne veut pas déménager ne serais-ce de 100 pieds. Nous sommes plus de 200 bateaux à l’ancre ou à mooring dans Elisabeth Harbor du coté de Stocking Island (juste en face de Georgetown). Plusieurs ont chassés durant la nuit, les cornes de brume (pour signaler à un voisin qu’il dérape) se font aller ici et là. Ce sont surtout les catamarans qui ont eu des problèmes. Toute la nuit presque tous les bateau ont des lumières intérieur d’allumées, tout ce beau monde veille. Dans la journée le vent à un peu diminué (sans vraiment se calmer). Presqu’aucun va et vient en dinghy. Il parait selon les nouvelles sur le VHF qu’il n’y personne à Volleyball Beach (ça c’a doit être rare…). En soirée le vent reprend ce qui ne nous empêche pas d’aller chez nos voisins «Lady Fine» manger un bon morceau de gâteau aux épices fait bateau. Merci Francine vraiment très bon et apprécié. La pire journée devrait être demain avec 40 kn de vent annoncé. Il semble qu’on est loin de pouvoir décollé d’ici avec des vents prévus de pas moins de 25 kn d’ici dimanche prochain.

6 Mars : Cette nuit, pas de répit de vent mais cette fois on n’a pas vu de bateau chasser. Le vent est assez déchainé ce matin mais…………………………………………………………………………………………….. J’ALLAIS ÉCRIRE QUE L’ANCRE TIENT BIEN. J’ai du laisser la rédaction du blog, on vient de chasser. Une super de grosse rafale de vent m’a alertée, je regarde dehors et les bateaux autour de nous défilent à une vitesse impressionnante. Capi fait un somme, je le réveille en catastrophe. L’ancre ne raccroche pas d’elle-même. Je me mets à la barre, on évite le catamaran qui est juste derrière nous. Martin de «U5» et Louis de «Lady Fine» viennent nous prêter mains fortes car la manœuvre n’est pas évidente par un tel vent (30-35kn). On remet l’ancre, elle ne tient pas, on recule, elle finit par mordre. On est un peu près du catamaran mais on y verra plus tard en après-midi lorsque le vent aura diminué un peu. Mille merci à Martin et Louis, pas de guideau cette manœuvre n’est pas facile. Difficile à comprendre qu’après onze jours de vents forts l’ancre décide subitement de lâcher prise.…………………………………………….Une autre intermission, l’ancre à encore décrochée. Cette fois ce sont Ben de «Dream Weaver» capitaine américain et Pierre «Los Gatos» capitaine Sud Africain qui sont accourus nous aider et toujours Louis qui descend son dinghy des supports pour la deuxième fois aujourd’hui. Thank’s Verry Much Guys!!! Merci les gars!!! Ben et Pierre voudraient plonger aller voir l’ancre ils croient que ce serait amusant, mon capitaine refuse (une image lui vient en tête, quand il était plus jeune et que lui et ses amis allaient aider des bonhommes lors des tempêtes de neige ou de vent…). On tente un autre ancrage mais l’ancre ne veut vraiment pas mordre. Finalement Ben va chercher une deuxième ancre sur son bateau (la notre est storée bien loin dans le container, après notre expérience de Sandy Hook et de Big Major’s Spot (voir le blog en octobre dernier et le 11 février) nous faisions totalement confiance en notre ancre Bruce). On la laisse l’ancre glissée jusqu’à ce qu’elle morde et elle a finit par accrocher. Ben et Pierre prennent leur dinghy et jettent la deuxième ancre à l’eau. Le vent ne cesse de forcir. C’est la première fois que nous chassons, mais trois fois dans la même journée c’est pas mal trop. On reste aux aguets tout le reste de l’après-midi. Entre temps Alain de «Satori» nous appelle sur le VHF, il est à Georgetown, il nous offre de nous rapporter quelques provisions. Son dinghy est un modèle de luxe avec conduite centrale et malgré tout il risque de s’envoler à tout moment. Il nous fait une livraison ‘’Poney Express’’, il n’arrête même pas il passe le sac à Michel. Gros MERCI à toi aussi Alain. Merci Martin qui a fait plusieurs allez retour de notre bateau au sien pour que nous organisions notre deuxième ancre afin de la laisser à Ben comme ancre de sécurité pour la nuit prochaine. Journée éprouvante pour mon capitaine qui n’aime pas déranger les autres même quand une aide est grandement appréciée. Toute la journée le bateau est resté confortable car il n’y avait pas de vague. Ça se gâche après souper, le vent est tellement fort que même si nous sommes à seulement quelques centaines de pieds de la rive la vague est parvenue à se levée. Un mooring à lâché durant la soirée ça ne devait pas être drôle dans ce coin là car ils sont très collés. La nuit est restée très très venteuse nous nous sommes relayé à la vigie. Au moment de cette mise à jour à 7h am, les vents ont diminués avec encore des rafales à environ 20 à 25 kn, enfin ça se calme un peu. Pendant que Capi dort moi j’en profite pour mettre le blog à jour pendant que le Wifi n’est pas trop achalandé. Et dire que certains disent que les fronts froid ne descendent pas jusqu’à Georgetown…Il faut que j’avoue, il y a des jours comme ça, où on voudrait bien se retrouver assit dans notre salon, même si c’est encore l’hiver au Québec. Ne vous inquiétez pas pour nous, la journée d’aujourd’hui va être beaucoup plus calme le pire est passé et tout va bien.
Capi vérifie son ancre

7 Mars : Encore et toujours ce satané vent. En après-midi nos allons à Monument Beach avec «U5» monter la montagne voir la superbe vue de là haut et on est retourné voir l’état de la mer. Des vagues beaucoup trop puissantes pour se baigner mais le spectacle est magnifique. On redescend par un autre sentier qui nous même à la plage de Queen’s Dock du coté du Harbor. Et oui la chance que nous avons ici c’est qu’il y a plusieurs plages désertes de population. On y prend notre collation avant de revenir à Monument Beach. «U5» à 3 noix de coco à ouvrir. Une verte, une semi-verte et une brune, ainsi nous pouvons faire une dégustation comparative. Chimmy de Fraser’s Hog Cay nous avait dit que ce sont le verte les meilleurs, aucun de nous n’a aimé. La semi-verte à été la préférée (merci Loïc de t’être acharné sur cette noix). La brune est exactement comme celles que l’on trouve sur les étages du Québec. «U5» viennent souper sur «B to B».

8 Mars : En après-midi direction Volleyball Beach, réunion de 5 équipages de bateau Québécois. Après souper »Lady Fine» viennent prendre le dessert à bord et partie de Wizzard (merci les Brisson, votre petit jeux à fait deux autres adeptes). J’avoue que je dois vraiment reviser les règlements de ce jeu, j’ai passer la soirée à les consulter. On a bien rit.
Les bateaux à l'ancre sur notre bâbord
Les bateaux à l'ancre sur notre tribord

9 Mars : Ce matin direction Georgetown (qui peut aussi s’écrire George Town dépendant des guides et des cartes). C’est vraiment une expédition de traverser de Stocking Island où nous sommes ancrer pour ce rendre à la ville. La vague à quelque peu diminué mais pas assez pour ne pas prendre une bonne douche pendant cette balade en dinghy. En passant, depuis la dernière réparation du dinghy, celui-ci prend beaucoup moins d’eau. 1ier arrêt dumper nos vidanges (3 semaines depuis le dernier dumpage). 2ième arrêt la coopérative d’artisanat local. 3ième arrêt la quincaillerie (qui ne ressemble pas du tout à ce que vous vous faites à l’idée d’une quincaillerie). Environ 24 X 40 pieds, on y trouve des articles de cuisine, articles de pêche, accessoires de bateau, accessoires de plongée, dans le département plomberie quelques bout de tuyaux et quelques coudes, quelques clues, jouets de plage, radio, téléphone, cigarettes etc…. 4ième arrêt station service pour du refroidissant à moteur (non non on n’a plus de problème mais il faut remettre à niveau de temps en temps). Ne confondez pas avec du Preston antigel, ici pas d’antigel il est bien spécifié sur l’étiquette. 5ième arrêt une épicerie Bahamienne (grandeur de nos dépanneurs). 6ième arrêt Exuma Market la ‘’grosse’’ épicerie (pour ceux qui connaissent, grandeur de l’ancien petit marché Métro à St-Jovite). 7ième arrête remplir notre bidon de 8 gallons d’eau à boire. Le dinghy ainsi bien rempli nous retraversons vers le bateau dans la vague et là ce n’est plus une douche que nous prenons mais presqu’un bain. En après-midi nous allons voir la compétion de château de sable, surprenant ce que les familles réussissent à faire.
Le port de Georgetown
Devise: Toujours dans le temps (enfin presque)
L'arrivée d'un bateau de provisions crée beaucoup d'action...
Concours de scupture dans le sable

10 Mars : Petite accalmie de vent aujourd’hui mais les vagues de la mer sont encore trop grosses pour entreprendre une navigation. On reste prit en otage de Georgetown. Ce matin levée des deux ancres afin d’aller remplir le réservoir d’eau avant que les vents ne reprennent. 0.20$ le gallon, 220 gallons il n’était pas question de faire le va et vient de l’ancrage à Georgetown avec de petits bidons 5 gallons en dinghy comme plusieurs le font. On revient à notre ancrage mais surprise, le bateau derrière nous s’est avancé et nous devons nous trouver un autre trou. Comme tous les bateaux sont bloqués ici ce n’est pas évident. On finit par se trouver une place à Monument Beach bien protégée mais il y a beaucoup de bateaux et pas mal creux, ce qui veut dire beaucoup de chaine à retirer lors du départ. En après-midi plongée sur les récifs au Sud de Stocking Island avec «Lady Fine» et «Satori». Louis nous dirige vers ce qu’il appelle le canyon, canal très étroit creusé dans la roche qui ne même nul par (projet non terminé…) mais c’est superbe. J’adore voir de nouvelles choses, ce qui me manquait pas mal depuis notre arrivée ici. Des milliers de petits poissons bleus y vivent. Ensuite nous allons visiter un espèce de Resort magnifique, grand luxe mais inopérant (un autre projet pas terminé, c’est l’histoire des Bahamas). Plancher de céramique, bar en teck, immenses pots à fleurs en forme de bols sculptés dans la roche, grosse génératrice, salle de bain complète en céramique (les portes ne sont même pas barrées). Tout ça sans âme qui vive autour, aucun gardien, incroyable…. Souper au Chat n Chill question de se consoler de ne pas pouvoir partir d’ici avant plusieurs jours selon les prédictions météorologique. On devait y venir pour 3 à 4 jours cela fait 17 jours que nous y sommes.
Le canyon de Georgetown
Des millions de petits poissons bleus
Le Resort inachevé...
L'entrée du Resort inachevé...
Plancher de dance du Resort inachevé...
Des pots à fleurs sculptés dans la roche
On a ti l'air en vacance???

11 Mars : Nous déclinons l’offre du bruch communautaire. Capi prépare sa deuxième ancre afin qu’elle soit prête à prendre du service pour les vents annoncés (rafales encore à 35 kn pour mardi). Mêm si nous venions about de partir d’ici il n’y a pas beaucoup de protection sur le chemin du retour, c’est pourquoi nous attendons tous une bonne fenêtre météo. En après-midi nous allons rejoindre la gang du bruch mais ce n’est que pour environ 30 minutes car une bonne averse nous surprend. Retour au bateau in extrémiste. «Lady Fine» viennent souper abord. On remarque que nous sommes de plus en plus de trawlers à l’ancrage, la direction et la hauteur des vagues ne sont pas propice à notre navigation. Un jour ça se calmera certainement. Le réservoir d’eau remplit, les coups de bélier ont recommencés, on a bien hâte d’être aux USA afin de trouver une solution temporaire à ce problème (le baffle au milieu s’est dessoudé la nuit que nous avons couché sur le Bank, on s’est ti fait brasser vous pensez…). À notre nouvel ancrage nous sommes trop loin de St- Francis Marina nous ne recevons plus le signal internet (merde de merde et re-merde).