jeudi 26 avril 2012

Oriental Suite

26 Avril : Hier soir on s’est payé la traite, souper au restaurant M & M. Thon pour Capi et moi bien sûr des crevettes. Le thon était délicieux, le meilleur que nous  n’ayons jamais mangé. On le recommande à tous ceux et celles qui passent par Oriental à 3 minutes de marche du quai (les crevettes aussi étaient délicieuses), et les prix sont très raisonnables. Nous approchons la Alligator River où nous étions ancré à l'automne dernier et que les jets de l'armée nous ont tournés au dessus de la tête(voir Blog du 7 novembre 2011) . Imaginez vous donc qu'ils sont dans les parages, hier soir ils ont passés au dessus de la ville je ne sais combien de fois (mais beaucoup plus haut qu'à l'automne) . J'espère qu'ils ne recommenceront pas leur petit manège si nous devons nous y ancrer encore. Aujourd’hui, la journée s’avère effectivement venteuse. Notre place à quai est convoité par plusieurs, trois capitaines sont venus nous demander si nous partions aujourd’hui, ils aimeraient mieux ne pas rester à l’ancre par ce vent. On reste, désolé… Ici c’est un village très tranquille. Environs 800 habitants dont 795 viennent au petit  The Bean Café juste en face de notre bateau. Je crois qu'après deux jours on aura vu défiler tous les gens du village. Ça bien l’air que tout se passe là, personne ne reste longtemps mais il y a un constant va et vient. C’est vrai que leurs cafés et leurs crèmes glacées sont délicieux. On a beau marcher dans les rues, on ne voit pour ainsi dire personne ailleurs. La chose la plus décevante c’est que le marchand de poisson ouvre seulement le vendredi et le samedi à compté de 10h, je crois que nous serons déjà parti quand il ouvrira ses portes demain matin. On aurait bien aimé faire provisions de poisson et de fruit de mer, surtout de la spécialité locale, le crabe bleu.
Rencontré durant notre marche

mercredi 25 avril 2012

Souvenir

j
Juste pour vous montrer à quoi ressemblait le Mahi-Mahi que nous avons échappé . De plus sur cette photo prise sur le net, c'est le même leure que Capi a utilisé. On n'a pas eu temps de le photografier (voir le Blog du 30 mars) mais on voulait vous donnez un apreçu de la bête.  Sniff Sniff!!!!

Imaginez le festin manqué...

mardi 24 avril 2012

De Wrightsville NC à Oriental NC


23 avril : Choc thermique ce matin, il fait 13° dehors et 14° à l’intérieur du bateau. On est loin du maillot de bain (je m’ennuis des Bahamas, excusez ma petite rechute…). Encore hier soir on a été chanceux, tout de suite après l’ancrage la pluie et le vent sont apparus. Ce matin il faut synchroniser  la levée de l’ancre et la sortie du Bank Chanel afin d’arriver juste à temps pour l’ouverture du pont de Writghsville qui est aux heures. On veut attraper l’ouverture de 8h. Capi ne veut pas avoir à attendre devant car il y a beaucoup de courant, le canal est étroit et des marinas se trouvent de chaque cotés. Notre synchronisme est parfait ainsi que pour le deuxième pont qui ouvre seulement aux demi-heures. Ça se gâche au troisième pont, où on a ¾ d’heure d’attente, dans une courbe où l’ICW est très étroite, on fait des longueurs pour passer le temps. Ancré au Camps LeJeune (camps militaire) à 1h, très tôt car le prochain ancrage est à 15 milles et nous connaissons l’endroit pour s’y être arrêté il y 2 ans, trop de courant, trop de trafic de bateaux et de voitures (à coté d’un pont) et avec le vent qu’il fait aujourd’hui (rafales à 30 m/h) ça doit brasser pas mal. Le mouillage suivant est à 45milles d’ici. En plus on gèle! En fin d’après-midi le vent s’intensifie et l’ancre dérape, on se ré-ancre. À l’heure du souper les rafales sont certainement de 40 m/h et cette fois l’ancre tient bon. En soirée les soldats jouent avec leurs chars d’assauts dans leur terrain de jeu à coté de l’ancrage.
Ancrage Camps LeJeune

24 avril : 10°dehors ce matin par chance qu’il fait soleil. On est pourtant pas mal plus au sud que le Québec, c’est ti trop demander que la température soit confortable??? Le soleil réchauffe l’habitacle parce que l’ost… de température n’est pas monté à plus de 12° de la journée. Pour une bonne partie du trajet on a été à l’abri du vent ou on l’avait de derrière ce qui nous convenait. Ça c’est gâté pour les 7 derniers milles où nous devions traverser la Neuse River avec des vents de 20 mh avec rafales à 30. De la vague d’au moins 4 pieds de travers. Le bateau a prit une bonne douche d’eau brune et salée. Pas question de continuer, il faut longer cette rivière sur 25 milles. Ancrage à Oriental NC dans le Green Creek. La météo annonce deux autres fronts froids, on en a pour environ une semaine encore du vent et du froid. On restera ici pour la journée demain, on va essayer de se trouver un marchand de poisson puisque c’est une petite ville avec flotte de bateaux de pêche commerciale. Le guide nous dit qu’ici il y a plus de bateaux que de gens.
Pas toujours bucolique l'intra costal
Ça doit faire près de 100 ponts qu'on traverse

dimanche 22 avril 2012

De Charleston à Wrightsville

19 Avril : Il pleut depuis hier soir et ça continue. Ce matin on a eu la visite de la douane américaine, l’officier est surpris que nous soyons ici depuis deux jours avec un drapeau canadien et que nous n’ayons pas été abordés par la ‘’Customs’’. Il nous demande si nous avons appelé  l’état de la Caroline du Sud pour déclarer notre entrée? ‘’Non, on ne savait pas qu’il fallait se rapporter, à notre entrée à West Palm Beach les douaniers ne nous s’en ont pas parlés’’ ce qui est bien entendu en partie faux, nous le savions, mais comme la règle n’est pas très claire on n’a jamais appelé aucun état lors de nos deux passages dans l’intracostal. Même que «Tangara» nous avait remit la liste des numéros de téléphone mais on a décidé de retenter notre chance en ne se déclarant pas. Très gentil le monsieur, regarde notre Cruising Permit et nous remet la fameuse liste des numéros à appeler lors de notre entrée dans les prochains états et nous demande d’appeler ici à Charleston afin de nous mettre en règle, ce qu’on fait immédiatement. En donnant les renseignements l’officier au téléphone se rend compte qu’il y a une erreur sur notre fameux Cruising Permit. Le numéro est celui de notre ancien ‘’Permit’’, l’officier doit vérifier et nous rappeler, lors de notre départ il n’a toujours pas donné de nouvelles. Ensuite remplissage d’eau, changement de quai pour le remplissage de diesel, le courant nous surprend un peu. On devrait être presqu’à l’étale c’est pourquoi on part si tard de la marina mais le courant est encore bien présent. C’est bien beau cette marina mais il faut vraiment tenir compte des marées pour y arriver ou pour en partir. Puisque la journée est maussade on navigue que 3h pour s’ancrer à Price Creek SC avec comme décor du foin et de la brume.
Ancrage à Price Creek Caroline du Sud


20 Avril : Ce matin c’est très nuageux, humide, 17° et de la brume, vraiment pas une belle journée pour naviguer. En plus on a la marée contre nous environ 1/2h après le départ. Même les dauphins ont pitiés de nous, à quelques reprises, ils se mettent 4 à 5 à nager devant le bateau ce qui nous aide à avancer de .2 kn à l’heure plus vite. Notre vitesse de croisière en avant-midi se situe entre 5.5kn et 6.2kn. Le ciel se dégage en après-midi mais la marée ne veut vraiment pas nous aider. Plus nous avançons plus l’heure de la marée montante est retardée, ce qui fait qu’on ne parvient jamais à la rattraper. En fin d’après-midi les nuages sont presque entièrement disparus. Ancrage à Cow House Creek, en quelque part en Caroline du Sud, dans un décor champêtre avec petits oiseaux, après 8 h de navigation et 65 milles de parcourus. Il faut savoir que le millage est compté selon les cartes de navigation qui indiquent chacun des 5 milles de l’intra costal. Puisque la rivière Waccamaw est large et profonde on a put couper les coins ronds ce qui nous a fait considérablement augmenter notre vitesse moyenne (dans nos têtes c’est comme si on avait fait du 8Kn). YÉ!!!.
Vue du poste de pilotage
Vue à l'arrièr du bateau


20 Avril : Notre plan était de partir assez tôt pour pouvoir profiter de la marée mais dame nature en a voulu autrement, grosse brume dense, on ne voit pas à 1,000 pieds devant. Le départ est retardé à 9h30. Puisqu’on passe Myrtle Beach, une zone beaucoup plus populeuse, on doit ralentir souvent à cause des ‘’ No Wake Zone’’. Journée nuageuse avec 70% de probabilité d’averses et possibilité d’orages. À 3h rendu à Calabash SC on est bien content de s’ancrer puisque que le ciel se couvre de plus en plus. Aussitôt l’ancrage terminée, il commence à pleuvoir, OUF! On l’a échappé belle… Pas d’autre ancrage avant 30 milles, on a prit la bonne décision, même si on se trouve un peu à l’étroit afin de dégager le canal de notre petite rivière qui d’ailleurs s’appelle Little River. Oh! Oh! La météo annonce l’approche d’un orage violent… 1h30 plus tard on est en plein dedans mais c’est un orage normal, pas vraiment violent. On est quand même bien content de ne pas être en navigation. Malgré tout on a fait 42 milles aujourd’hui.
Un manequin nous envoie la main
Un téléphérique pour faire traverser les golfeurs
Capi trouve ça beau des bateaux de pêche

21 Avril : Conduite de l’intérieur ce matin, nuageux, risque d’averses et frais. Beau spectacle de dauphins qui sont restés longtemps sur le devant du bateau. Capi trouve cependant qu’ils compliquent sa navigation car ils font dévier le bateau et Capi doit toujours corriger sa trajectoire pour rester dans le canal. On entre en Caroline du Nord, je dois appeler pour qu’on se déclare à l’état. L’officier qui me répond me dit que mon numéro de Cruising Permit n’est pas bon et me demande ce que nous nous a dit le douanier de Charleston. Je lui réponds qu’il devait me rappeler à ce sujet mais qu’il ne l’a jamais fait. L’officier me dit qu’il ne sait pas vraiment ce que je devrais faire mais me suggère de régler ça avec la douane du Lac Champlain, peut-être les appeler. On décide de ne plus se rapporter et que si on se fait aborder on leur montrera notre Cruising Permit et ils nous diront en personne ce qu’il faut faire dans un tel cas. Après tout on a déjà fait l’allée et le retour sans jamais faire ces téléphones. Arrêt après 7h30 de navigation à Wrightsville NC. Les journées où il ne fait pas beau comme celle-ci nous paraissent beaucoup plus longue.

C'est ce genre de journée qu'on trouve longue...

mercredi 18 avril 2012

Charleston SC

18 avril : Aujourd’hui on a visité Charleston. Après plus d’une semaine sans débarquer du bateau, on s’est payé la traite en exercice. Un bon 6 heures de marche, ça fatigue son monde. Charleston est une des plus anciennes villes des USA. Ce qui nous a surpris dans cette ville ce sont les maisons. Dans le vieux cartier (des années 1700) ce sont presque toutes de grosses maisons à 3 étages, avec immenses colonnes, très grandes galeries mais presque toutes orientées vers le sud, donc toutes les galeries se retrouvent sur le coté et non face à la rue. Toutes ces maisons ont une vue sur le derrière de la maison du voisin. Il y a aussi beaucoup de maisons très étroites mais d'une bonne profondeur. Nous sommes passé par ici dans la saison de, je ne sais quelles fleurs, mais même si nous sommes en pleine ville l’odeur de ces fleurs embaument tout l’environnement. J’ai eu beau chercher d’où venait cette odeur je n’ai pas trouvé. Beaucoup de très anciennes petites ruelles (plus étroites que dans le Vieux Montréal) et beaucoup de jardins intérieurs, bien aménagés et clôturés. On a visité un cimetière où les sépultures datent des années 1700 (quand même impressionnant quand on s’arrête à y penser…). Souper chez Hyman’s restaurant réputé dans le coin pour ces fruits de mer. Beaucoup de vedettes y sont passés, très abordable, ça vaut le détour si vous passez dans le coin. Michel a mangé du Mahi-Mahi question de se venger de celui qu’on a échappé. Retour au bateau les pieds bien endoloris car ils ne sont plus habitués de porter des souliers.
Maisons de Charleston
Certaines sont aussi collées que ça et chacune
 ont des fenêtres avec vue chez le voisin
Une des très belles anciennes maisons
Capi est impressionné
Beaucoup de ces petites maisons étroites
Juste parce que c'est beau!!!

mardi 17 avril 2012

De Skull Creek SC à Charleston SC

16 avril : On part les moteurs à 8h45, pour quelques jours nous aurons la marée contre nous. C’est une mer d’huile en début d’avant-midi, ça fait longtemps qu’on a vu ça. On avance péniblement presque toute la journée à 6.4 kn. En fin de journée la marée est avec nous mais les ancrages se font rares pour les 40 à 50 milles qui suivent alors on s’ancre pendant que c’est possible à 4h30 juste à coté de la voie navigable. C’est dommage car demain nous aurons encore à se battre contre le courant. Un avantage c’est que nous partirons demain matin pour faire la Dawho River à marée haute (à l’allée on l’avait fait à marée basse et ça nous a donné quelques frissons). Enfin la température est un peu plus clémente avec nous et le vent se calme un peu..

17 avril : Encore l’eau comme un miroir ce matin pour partir à 7h15. Navigation contre marée mais la journée est tellement belle et nous n’avons pas beaucoup de chemin à parcourir car on prend des vacances afin de visiter Charleston. On accoste à la City Marina à 1h, après avoir redonné un peu d’éclat à notre bronzage qui avait déjà pali. Après-midi consacré à l’épicerie (très pratique cette marina à un service de navette qui nous conduit où nous voulons en ville et qu’on rappelle pour en revenir).
P.S. Les photos du dernier message ont été ajoutés.

dimanche 15 avril 2012

De Fort Pierce Fl à Skull Ceek SC

Les photos suivront...

5 Avril : Départ à 8h45. La levée de l’ancre a été ce qu’on appelle dégueulasse, de la glaise collante sur la chaine et sur l’ancre. Toutefois c’est un ancrage confortable à l’abri des bons vents de la soirée d’hier. Capi en a ras le pompon du vent, il en fait presque des cauchemars et la météo n’a aucune pitié pour lui car encore cet après-midi il vente fort et les prévisions pour la nuit prochaine sont encore pires. On se met à l’abri à 2h45 après 45 milles parcourus et un orage en avant-midi. Le réservoir à eau est tranquille depuis notre départ des Bahamas, je crois qu’il était allergique a l’endroit comme mon capitaine est allergique au vent.

P.S. Je m’ennuis des Bahamas!!!

6 Avril : Départ à 8h15, seulement 24 milles à faire pour notre arrêt à Cocoa Village afin de réparer le réservoir. Nous savons ou chacun des magasins se situent pour y avoir séjourné à deux reprises, ce qui nous fera faire moins de couraillage. Arrivée à 11h et devinez quoi, il vente encore en fou et il parait que nous en avons pour quelques jours avec ces rafales. Espérant que ce vent passe pendant que nous serons arrêtés… Encore un orage juste après s’être ancrer. Arrivé à Cocoa, j’appelle pour louer une voiture, il faut transporter 100 à 200 pieds de tuyaux de drainage. C’est le week-end de Pâques et Avis qui est la seule entreprise de location près d’ici  n’a plus une seule voiture de disponible pour le congé. On décide qu’on reviendra en taxi. En marchant nous croisons un U-Haul, ils ont une camionnette de disponible mais Capi a oublié son portefeuille au bateau, tant pis je conduirai (pour ceux et celles qui me connaisse je hais les camions…). On achète 100 pieds de ce tuyau car on ne veut pas à avoir à transporter un bout de tuyau qui serait de trop et on retourne subito presto au bateau l’installer au cas où ça en prendrait plus. Ce sera suffisant pour terminer le voyage on ne remplira pas le réservoir à pleine capacité puisqu’aux USA l’eau est facile à obtenir. L’avenir nous dira si la solution est bonne. On se paie la traite et on va souper au resto.

P.S. Je m’ennuis des Bahamas!!!

7 Avril : La fatigue des derniers jours se fait sentir, ce matin on s’est levé à 8h du jamais vu durant l’hiver. Notre activité de la journée se résume à faire l’épicerie, la déposer au bateau,  rapporter la camionnette et prendre la grande marche pour revenir au dinghy. Capi huile les petits ventilateurs de l’Inverter qui ont travaillés bien fort durant nos journées à la plage (bidule qui transforme le 12 volts en 110 volts pour le frigo). On se permet même un petit somme dans l’après-midi. On est fin prêt pour faire un bout de chemin vers le nord. Depuis quelques jours le soleil prend des pauses et les nuages sont actifs, tout comme le vent.

P.S. Je m’ennuis des Bahamas!!!

8 Avril : Départ à 8h15, c’est encore nuageux mais enfin le vent s’est calmé la nuit dernière. Il fait 20° ce matin et on trouve ça un peu frisquet alors on débute la journée en pilotant de l’intérieur. Il faut dire qu’on se refuse à s’habiller avec plus qu’un short et un t-shirt et qu’il nous est impossible de mettre des souliers. La consolation c’est que les dauphins ont recommencés à venir jouer autour du bateau. C’est mon activité principale dans l’intracostal, les admirer. On passe l’avant-midi à  l’intérieur et l’après-midi au flybridge mais avec une petite laine. Rendu à l’ancrage surprise, il y a déjà 5 bateaux d’ancrés. Au mois de décembre lors de notre passage ici nous étions les premiers à nous y ancrer et seulement «New Life» nous y avait rejoint, c’est là que nous avions fait leurs connaissance. On s’ancre et le courant nous joue des tours et on se retrouve trop près d’un bateau américain. On relève l’ancre et on recommence, encore un peu près mais la marée va changée et on verra comment le bateau se place. Aussitôt les moteurs arrêtés, l’ost… d’amerloc se désancre et part. Il aurait quand même put nous faire un petit signe et ne pas nous laisser faire notre deuxième ancrage. On se rend compte que 3 de 5 bateaux étaient des locaux et partent à l’heure du souper. Tout devient calme, le vent est tombé, le soleil est là et l’eau est tranquille ce sera une soirée reposante. Juste avant le couché du soleil un voilier, cette fois-ci Ontarien vient se mettre à l’ancre juste trop près de nous. Capi abdique, advienne que pourra…

P.S. : Je m’ennuis toujours des Bahamas mais là je ne vous parlerai plus…

9 Avril : Choc thermique au petit matin, il fait 17° dehors et 17° à l’intérieur, vous riez mais pour nous ce n’est pas chaud. En mettant le nez dehors, le capitaine (voisin trop mitoyen) nous avoue qu’au changement de marée hier soir, son voilier et notre bateau ne réagissant pas de la même façon au courant, ce sont trouvé très près et il a même sorti sa gaffe afin de nous pousser un peu. Levée de l’ancre à 8h30 notre but serait de se rendre à St-Augustine. Pour les 25 milles avant cette ville il n’y a aucun ancrage, alors, soit on arrête très tôt soit on s’y rend. L’intracostal est une toute autre navigation qu’aux Bahamas. Là bas il y a beaucoup d’endroit où on navigue dans très peu d’eau mais au moins on a l’avantage de voir le fond. Ici on navigue souvent dans très peu d’eau mais on ne voit pas dans un pied de creux. Fini la navigation à vue. Si les dauphins savaient comment l’eau est claire par là je suis certaine qu’ils y déménageraient tous. On y arrive à destination à 4h15, 64 milles parcourus (aidé de la marée). Nous resterons ici pour 2 jours, il ne sert à rien de monter trop vite au nord puisqu’il faudra attendre l’ouverture des écluses de Champlain et de Chambly.

10 Avril: Aujourd’hui nous avons planifié d’aller visiter le phare de St-Augustine. En matinée un brouillard sur la région nous empêcherait de  profiter au maximum de la vue. Juste avant l’heure du diner Capi décide de mettre le dinghy à l’eau. OUPS!!! Il y a un tube de dégonflé, on a une crevaison. Changement de programme, pas de sortie mais plutôt une réparation de notre bazou. Pendant que nous y sommes et puisque nous avons acheté de la colle on en profite pour recoller les 3 pieds du fond qui sont encore décollés et qui permettent à notre char de se transformer en piscine. Puisqu’il faut attendre que la colle réagisse et sèche bien, on est cloué au bateau pour la journée. Dommage car le ciel s’est complètement dégagé, il fait très beau, le panorama du phare doit être magnifique. On remet ça a un autre voyage, on repart demain.

11 Avril: On lâche le mooring pour arrêter à la marina faire le plein de diesel et surtout d’eau. Ce sera le grand test pour savoir si notre solution pour le réservoir à eau fonctionne comme prévu. Départ à 9h. Nous avons su que depuis 4 jours ce n’est pas de la brume qu’il y a le matin mais de la fumée d’un feu à 100 milles d’ici. Si vous passez par la Municipal Marina de St-Augustine, saluez le sympathique Stéphane, originaire d’Abitibi, établit dans cette ville depuis 10 ans. Il semblait bien content de notre petit cadeau (une cannette de sirop d’érable). En partant les raies nous offrent un beau spectacle en faisant de la voltige hors de l’eau. Sur notre chemin, un chantier maritime de l’armée américaine et comme à l’allée, le GPS fait des siennes. Ancrage à 2h à Fort George River Fl et 43milles de parcourus. La marée adonne mieux dans ses heures qu’à l’allée, elle est pour le moment plus souvent avec nous que contre nous. Fait cocasse de la journée, un trawler en approche s’informe par VHF  sur l’ancrage où nous sommes. En jasant il demande à Capi : ‘’Je ne veux pas être indiscret mais on était au même ancrage à Cocoa Village, pourrais-tu me dire ce que tu faisais avec tout ce gros tuyau noir?’’. On a dut intriguer plusieurs navigateurs nous voyant transporter et monter à bord 100 pieds de tuyau de drainage. On a pensé répondre qu’on trouvait qu’il y avait trop d’eau autour du bateau et qu’on voulait essayer de la faire drainer. En passant ça fonctionne à merveille dans le rédervoir.
De la fumée en Floride

12 Avril: Départ à 7h30, on essaie de profiter de la marée. En sortant de la petite rivière où nous sommes ancrés, Oh! LaLa!!! Il vente, on fait environ 2 milles dans l’intacostal et le bimini veut arracher. La météo annonçait des vents de 20 à 25 kn avec des rafales pouvant aller jusqu’à 35 à 39 kn mais pour l’après-midi. Encore une fois ce vent s’est présenté trop tôt au travail, et comme si ce n’était pas assez il est froid. De plus on le reçoit de face, puisque nous avançons à 6.6 kn cela s’additionne à la force du vent. On fait demi tour et retournons à notre ancrage. On ne bougera pas aujourd’hui, on va attendre une température plus clémente. J’en profite pour faire un peu de lavage qui sèche rapidement dans ces conditions. Trois bateaux ancrés à coté de nous sont partis mais deux d’entre eux on appelé pour entrer à la première marina ‘’quais à l’intérieur s’il vous plait’’ qu’ils ont demandés, l’autre n’avait pas de bimini et nous a dit qu’il n’allait pas très loin.  

13 Avril: Départ à 9h car si on était parti plus tôt on se serait trop battu contre la marée. Aujourd’hui nous avons quitté la Floride et ça parait dans la température, on gèle. En Georgie le vent est aussi fort (encore 20 à 25 kn), ça ne lâche toujours pas. Tous les gens qui ont fait l’intracostal vous diront que la Georgie est l’état le plus difficile à traverser, par chance il n’est pas long (136 milles). Aucune profondeur d’eau, il faut vraiment prendre en considération la marée. Presque pas de protection pour s’ancrer, n’oubliez pas que ce sont les prairies maritimes… On s’ancre à 2h car le prochain bon ancrage est à environ 30 milles et bientôt ce sera la marée descendante ce qui nous ralentit considérablement, avec ce vent et 2 inlets à traverser dans les prochains milles ça suffira pour aujourd’hui. Après souper encore un beau spectacle, les chevaux sauvages sont venus brouter sur le bord de la rivière. Des dauphins nagent autour du bateau (mais l’eau est boueuse). En soirée on a de la compagnie 4 kayacs débarquent sur la rive pour la nuit. J’ai bien dit sur la rive parce que ici pas de plages (comme aux Bahamas) mais plutôt une mare de boue… C’est ça la Georgie…
Les chevaux sauvages

Ce n'est pas l'eau ni les plages des Bahamas...

14 Avril: Départ tôt, 6h00 marée oblige. Ce matin nous devons passer le Jeckell Creek qui est à peu près le pire bout de la Georgie, fortement recommandé d’y passer à mi-marée ou plus. Si nous ne partions pas à 6h, il aurait fallu partir vers 11h. Comme nous avons bien hâte d’avoir fini cet état on fait une grosse journée. Nous avons passé dans 6 inlets, dont le premier avec des vagues de 6 à 7 pieds (marée contre vent). Des journées comme aujourd’hui la marée nous pousse ou nous tire dépendant où on se trouve dans l’inlet, mais pas moyen de chronométrer notre navigation avec celle-ci. Arrêt bien fatigué (mais bien encouragé) à 4h30 avec 84 milles derrière nous. Il ne reste que 36 milles à la Georgie si les mouches ne nous ont pas mangés. Je crois qu’ici c’est leur activité première d’élever des mouches (petites, vertes ou jumbo il y a de tout).

15 Avril: Levée de l’ancre à 7h15, c’est la marée descendante et nous voulons sortir de notre Creek avant la marée basse. Journée stressante car, toujours pas beaucoup d’eau sous le bateau. Capi a mal dormit la nuit dernière, ce n’est pas une bonne journée pour lui. Comme nous sommes partis à marée descendante nous voyageons presque toute la journée à marée basse (la marée haute est plus tard en après-midi). Notre drapeau Canadien énerve quelques marinas en bordure de l’intracostal, on se fait avertir de notre vitesse alors que des bateaux américains passent plus vite que nous et ne se font rien dire (ils font souvent de plus grosses vagues que nous). Jetée de l’ancre à 3h15 à Skull Creek, Caroline du Sud. Spectacle de dauphins qui se chamaillent (on croit que deux mâles veulent conquérir une femelle). La Georgie est enfin du passé mais je dois dire que c’est là qu’il y a le plus de ces belles bêtes. Hé oui je recommence à vous parler des dauphins, que voulez-vous, c’est plus fort que moi…

mercredi 4 avril 2012

De Chub Cay à Fort Pierce Fl

31 mars : Départ de la marina à 7h15. La journée s’annonce belle. En avant-midi la navigation va bon train, mais juste avant l’heure du diner ça se gâte. Le vent qui devait être Sud- Sud-Est de 5 à 10 kn est plutôt Sud-Ouest à 15 kn et plus, ce qui nous met la vague de notre route complètement de travers. Nous avons 74 milles à parcourir aujourd’hui, pas question de faire des détours ni de devoir coucher sur le Great Bahamas Bank comme nous l’avions fait à l’allée. Donc journée difficile, 11h de navigation pour enfin arriver à Cat Cay North. Juste avant d’y entrer et certainement pour agacer nos nerfs un peu plus, le banc de sable s’est déplacé par rapport aux cartes. Pour environ  1 1/2 mille nous avons pas plus que 2 ½ pieds d’eau sous la coque. Une fois l’ancre à l’eau nous sommes soulagés car l’ancrage est confortable.
Un petit luxe pour amuser les enfants

1 Avril :  Un Mahi-Mahi sans dentier de Chub Cay doit nous crier ‘’ Poisson d’avril…’’. Ce matin on se déplace de quelques milles, direction Bimini Sud afin d’être plus près pour la traversée du Gulf Stream qui devrait se faire demain si la météo se maintient. 12 milles seulement à faire et Capi décide de le faire coté Atlantique plutôt que coté Bank. Il a cependant oublié de vérifier la marée et celle-ci est montante depuis une heure, et bien entendu vent contraire, donc ce fut 12 milles de brassage intense. Morale ; même pour une courte distance il faut bien prendre tous les facteurs en considération, vent, courant et marée. À l’ancrage de Nixon Harbor (Bimini Sud) un petit roulis se fait sentir tout l’après-midi, le réservoir d’eau brasse et se fait sentir et entendre, ce qui agace les nerfs et fait monter un peu l’anxiété de la Capitanette en vue de la traversée de demain. Il n’y a que des voiliers alentour de nous et nous ne voulons pas refaire une traversée au ralentie comme à l’allée. Cette fois on la fera seul.
Parfois on passe très près dela rive

2 Avril :  On se réveil tôt et attendons la clarté pour lever l’ancre. Départ à 6h45. La journée est belle et la météo s’annonce presque parfaite pour la traversée vers les USA. Nous entrons dans une mer que l’on qualifie d’acceptable, ça brasse un peu et on anticipe un peu : ‘’ Oh la journée va être longue. Après 2h de navigation la mer commence à s’adoucir. Une heure plus tard c’est confortable et encore une autre heure et la mer est paradisiaque. L’après-midi entier c’est comme sur de la ouate, juste de toutes petites ondes et une immense houle (grâce à la marée montante) que nous montons et descendons tout doucement. Il n’y même plus de vagues et à peine une brise. Dans toute la journée nous n’avons croisé que 2 cargos et on n’a jamais aperçu le catamaran et le voilier partit du même ancrage que nous et se dirigeant eux aussi à Lake Worth. En plein centre du Gulf Stream (26° 23.035’N-79°46.190’O) nous avons jeté à la mer un leur de pêche appartenant à Donatien (mon grand-père) en guise de remercîment du coffre de pêche qu’il a légué à Michel et en souvenir de ses nombreuses pêches. ‘’Salut grand-papa!’’. Les 4 derniers milles se font un peu plus mouvementés sans être inconfortables. On a passé l’après-midi à regarder les poissons volant faire leurs envoles. Entrée West Palm Beach Inlet est un choc, trop de bateaux, trop de trafic, trop de monde, trop de bruit, eau pas assez claire. Je m’ennuie déjà des Bahamas. Ancrage sommaire afin de communiquer avec la douane américaine puis accostage à la marina Riviera à 4h30.
Le réveil matin du soleil vient de sonner
Le soleil se lève

Snif Snif!!! Il faut retirer le drapeau Bahamien




L'inlet de West Palm Beach

3 Avril :  Hier soir on s’est couché tôt. C’est épuisant le retour à la civilisation. À 3h45 AM on je me fais réveiller par un camion de vidange, à 4h15 AM par le train qui passe et à 4h25 AM par une sirène de police, c’est assez pour ne plus être capable me rendormir. Aux Bahamas on n’entendait aucun de ces sons, d’accord on entendait le vent et quelques fois des oiseaux (qui sont quand même rares..). Première chose à faire ce matin se dédouaner. L’attente est un peu longue mais on fait la connaissance pour ceux qui en ont entendu parler du FAMEUX Réjean de Johanne et Marcel (je tairai le nom du bateau). On revient au bateau et avant de quitter la marina on fait un lavage en règle du bateau afin de le dessaler. Ensuite un départ un peu précipité pour profiter de l’étale car ici le courant de marée est assez puissant. On retourne à l’ancrage où nous étions le 24 décembre dernier. Surprise «Tangara» rencontré à Lee Stocking y est déjà encré. On les invite à un petit 5 à 7 même s’il n’est que 2h. Pendant qu’on se raconte nos aventures «Little Dorothy» reviennent de la douane et nous rejoignent. La dynamique est tellement bonne que le 5 à 7 se termine à 8h45.

4 Avril :  On laisse derrière nous les amis car on continue notre route. Départ à 8h30. La météo est belle. Nous avançons bien. 48 milles de fait aujourd’hui, on est rendu à Fort Pierce ancré dans un petit canal à l’abri du vent car il s’est levé. Deux fronts froids sont annoncés mais dans l’intracostal ça devrait pas mal moins nous affecter. Aujourd’hui nous avons revu nos premiers dauphins (ils se font très rare aux Bahamas, on en a aperçu que 4 ou 5).

vendredi 30 mars 2012

Black Point à Chub Cay

23 mars : Ce matin nous retournons au village voir si on trouverait de la colle à dinghy. Et oui un autre bout du dessous qui décolle. Là c’est le devant et on n’est pas certain d’avoir assez de la colle que Thiery nous a donné. On se croise les doigts notre dernière réparation tient le coup. Pas de chance la quincaillerie qui est à même le lavoir est ‘’out of stock’’ selon la proprio (remarquez que le mois dernier il n’y en avait pas lorsque nous y sommes allé). Retour au bateau, on monte le dinghy sur la plate forme, pour retourner un peu vers le sud sur la même ile que Black Point mais pour s’ancrer à Isaac Bay où il y a supposément des têtes de corail et on veut y plonger. On remet le dinghy et le moteur à l’eau. Les beaux récifs sont plus du coté mer mais avec la vague et le courant c’est impensable pour nous qui manquons d’expérience, vue les conditions météorologiques. Puisque que nous y arrivons à 2h on décide de faire de la plage pour aujourd’hui mais en nous y rendant nous faisons une petite inspection des lieux de plongée. Décevant pas grand-chose mais on passe quand même un très bel après-midi en visitant les trois plages qui se situent juste devant le bateau.
On dirait des sculptures
La mer gruge les rochers et encore un bout de filet de pêche
Debout sous le rocher
Ce n'est pas tous les plages qui sont en sable
Du corail dans 2 pieds d'eau
On dirait des fleurs sur les roches
Un des nombreux beaux couché de soleil

24 mars : On laisse tomber la plongée et on part les moteurs à 9h30 pour se rendre à Staniel Cay faire le plein de diésel d’eau et d’essence à dinghy. Devinez, ils sont ‘’out of stock’’ d’essence. C’est incroyable la difficulté d’approvisionnement des iles. L’employé nous dit qu’ils en recevront demain (comme chaque fois que nous arrêtons faire des provisions), mais plus tard à la VHF on entend qu’ils n’en recevront pas avant le mois d’avril. On remonte le dinghy sur le pont et re-re-re-re recollons le fond.  Merci Thiery ta colle semble tenir le coup. Puisqu’on doit laisser le temps à la colle de réagir, on prend l’après-midi relaxe en examinant le va et vient des cochons sur la plage. Plusieurs bateaux arrivent de Georgetown en flottille. Il semble que la saison tire à sa fin. À l’heure du souper grosse émoie sur la VHF. Un voilier de 42 pieds partit de Georgetown ce matin, «Papatoo» à coulé en mer cet après-midi. Les passagers ont été récupérés avec leur dinghy par un bateau moteur qui les a ramenés à Little Farmers. Plusieurs gens de l’ancrage ici les connaissaient et même nous qui ne les connaissions pas du tout, on a des frissons dans le dos. Ce qui nous fait réviser nos plans d’urgences.
Des miettes de biscuits et le troupeau arrive

25 mars : En déjeunant, après avoir entendu le réservoir à eau cogner toute la nuit même si nous l’avons rempli que de la moitié, on décide de se diriger directement vers les USA. Ici c’est impossible de pouvoir y faire quoi que ce soit, on ne trouvera pas les matériaux nécessaires. Le bruit  occasionner par se cognage est presque insupportable car tout le bateau en vibre. Nous levons l’ancre à 8h30, les vents annoncés sont de 5 à 10 kn Sud-Est, ça devrait être confortable. Malheureusement les vents sont Sud virant Sud-Ouest et à 10h30 sont déjà de 17 à 20 kn et ils forcissent encore. Tous les marins savent qu’un vent sens contraire à la marée ça fait monter les vagues. Tous les bateaux (qui sont nombreux à remonter vers le nord) se cherchent un abri. On choisit Normands Cay dans la baie où nous avons plongé (avion submergée) à l’allée. En fin de journée, on y est une vingtaine de bateaux. Tout va bien jusqu’au changement de marée. Pas un bateau ne tourne de la même façon, ni même dans le même sens. Le capharnaüm. Plusieurs appels sont entendu sur la VHF : ‘’Hé t’es trop proche!’’,’’Hé tu devrais mettre deux ancres!’’,’’Hé tu devrais aller t’ancrer du coté Est il y a plus de place!’’, ‘’Hé je viens ici depuis 1993, je connais l’ancrage’’. Personne ne nous a appelé même si nous nous sommes retrouvés, pendant un certain temps, trop près d’un petit voilier, le temps que le bateau tourne. Un front froid est annoncé ce qui gâche toujours la météo. Et tout ça avec le réservoir qui ne lâche pas de cogner. Il y a des journées comme ça…

26 mars : Ce matin on s’est fait brasser, la vague pas dans le sens du courant, donc roulis. On reste ici pour aujourd’hui en attendant que ça se calme un peu. Ironie de la chose on veut retourner aux USA à cause du réservoir à eau et c’est la place où il s’est fait le plus brasser. Un bateau est parti tôt ce matin, ne nez piquait dans le derrière en l’air, l’instant d’après le derrière dans l’eau le nez en l’air, le Bank était déchainé. Je crois que tous les marins se souviendrons longtemps des vents de ce mois de mars au Bahamas, en tout cas nous on s’en rappellera. On se recouche en avant midi question de rétablir le niveau de sommeil. À l’heure du diner les vents ont baissé et tous les bateaux ont remit leur ordre normal qui de suivre le courant. En après-midi le vent s’est calmé considérablement et nous allons faire un grand tour de dinghy du coté du Pond (genre de lac), où on s’est fait dire que c’est faisable  d’y entrer (à 4 pieds de tirant d’eau) pour aller s’ancrer mais à marée haute. Ça aurait été une bonne cachette des vents d’hier. Avis aux marins des Bahamas, l’entrée est étroite avec une petite passe (en sable) à l’intérieur avec très peu de profondeur mais après c’est profond et long  de un mille et demi à deux milles. Capi se promet bien d’essayer la prochaine fois que nous reviendrons.
Ce n'est pas une carte postale, c'est bien moi qui ai prit la photo!!!!

27 mars : BONNE FÊTE DANIK D’AMOUR. 1 AN DÉJÀ, ON PENSE TRÈS FORT À TOI. La journée a pourtant bien commencée, le vent est calme et il n’y a pas trop de nuages. Ça se gâche assez vite, 1ière mauvaise nouvelle, un deuxième front froid est annoncé pour demain. Ok, on va aller se cacher à Highborn Cay, on connait l’endroit et la plage est très belle nous y avions établit une succursale en descendant vers le sud. 2ième mauvaise affaire, il faut monter le moteur sur le bateau, puisque notre bazou de dinghy prend toujours l’eau (normalement pour une petite randonnée nous pourrions le trainer en arrière). Le moteur est soutenu par un système de courroies éprouvées par la majorité des bateaux. On se sert de la bôme du mat pour le hisser. Capi à toujours exigé d’avoir une corde de sécurité au cas où les courroies lâcheraient. 3ième aventure, et oui ce matin elles ont lâché. Notre corde n’étant pas attaché à la bôme mais au bateau, le moteur est tombé à l’eau sans couler toutefois mais en à prit une bonne gorgée. 4ième mésaventure, Capi s’est luxé le petit doigt gauche et moi j’étais presque en état de choc. On a remonté le moteur subito presto, mit un atèle au doigt, asséché le moteur du mieux qu’on pouvait et on a relevée l’ancre. 3 belles heures de navigation, la vague était assez grosse mais bien placée pour que notre voyage soit confortable. En arrivant on répare les courroies, les réinstallent sur le moteur et le redescendons (avec une grosse crainte), sur le dinghy en s’assurant de mettre la corde de sécurité après la bôme. 5ième erreur de parcourt, tout ça se fait avec 2 bateaux de touristes plongeurs, se sont mit à l’ancre très près de nous avec leurs compresseurs de plongée très bruyant qui ont fonctionnés presque tout l’après-midi. Par chance, ils sont repartit à 4h. 6ième je ne sais plus comment l’appelé, là le moteur ne démarre pas, il y a eu peu d’eau dans un cylindre. Par chance, j’ai un Capi fort en mécanique qui sait exactement quoi faire, et après 1h30 de ‘’crincage’’ de moteur il démarre enfin. Nous allons à Highborne Marina faire quelques emplettes de légumes (6.90$ un concombre anglais, 8.90$ un emballage de 3 cœurs de romaine, pas question d’être végétarien aux Bahamas…). Une vingtaine de requins nourrisse et citron, se tiennent dans la passe de l’entrée de la marina, et voilà un autre beau souvenir imprimé dans nos têtes qui fait presque oublier la mauvaise journée. Malheureusement pas de photo, je n’avais pas ma caméra.
Ah! Les touristes....Les deux bateaux de plongée

28 mars : Il a encore venté très fort la nuit dernière, par contre il a lâché pendant la journée pour vraiment se calmer en milieu d’après-midi. La journée a été consacrée à attendre que le vent et l’eau se calme. On a maintenant hâte d’être aux USA pour régler enfin le problème du réservoir qui nous empêche de dormir depuis plus d’une semaine. On ne visitera pas les Abacos cette année ce qui me déçois pas mal. La journée passe en lisant et à regarder ce qui se passe autour. Au même ancrage que nous, des gros bateaux de plaisance de 75 à 125  pieds se succèdent (4-5-6 par jours), C’est incroyable l’argent qui flotte par ici… Il y en a même un qui fait installer à chaque jour un abri de soleil, genre gazébo, sur la plage par ses serviteurs qui a comme annexes : 2 Sea-Doo, un dinghy gonflé géant et un bateau moteur de pas loin de 30 pieds. C’est ti beau la vie des gens riche…

29 mars : Journée idéale pour notre départ vers Nassau. Le soleil est de la partie et l’eau est calme (enfin!!!). C’est la traversée du Yellow Bank, avec son champ de patates de corail qu’il faut éviter (finalement nous les évitons facilement avec nos 4 pieds de tirant d’eau et la marée haute. 5 belles heures de navigation, ce qui me fend d’autant plus le cœur que nous sommes sur le chemin du retour. On s’ancre à Rose Island juste à coté de Nassau question d’éviter la grande ville au mauvais ancrage. Un peu après être arrivé, je demande à Michel de tasser un peu le dinghy de la plage de baignade, il est impensable de ne pas se baigner avec le peu de temps qu’il nous reste ici. Depuis que nous sommes aux Bahamas, on s’est baigné presqu’à tous les jours.
Atlantis Resort, Paradis Island vue dela mer

30 mars : Départ de l’ancrage à 7h45. La marée est montante et la vague pas très bien placée par rapport au bateau ce qui rend la conduite un peu plus difficile mais pas trop inconfortable. Aujourd’hui je barre puisque le Capitaine a mit sa casquette de pêcheur. Il n’a presque pas pêché depuis que nous sommes aux Bahamas et on voudrait bien avoir du poisson pour souper. Une heure avant d’arriver à destination (Chub Cay) c’est la troisième touche de la journée mais cette fois le poisson est ferré. Après 20 minutes de combat avec le poisson, Michel gagne la partie et le poisson est juste à coté du bateau. Plus personne à la barre, dans une vague de 4 pieds de travers, je parviens à le récupérer avec la puise et le monter à bord. C’est un magnifique Mahi-Mahi (Dolphin Fish) d’entre 3 et 4 pieds. Je dépose la puise sur le pont et le voilà qu’il se met à sauter 2 à3 pieds dans les airs, sort de la puise et saute à l’eau. Il a encore l’hameçon dans la gueule mais elle s’arrache aussitôt qu’il se débat dans l’eau. Tout ce qui nous reste de lui ce sont des traces de sang sur le pont et un souvenir imprégné dans nos mémoires… On arrive à la marina de Chub à 2h30 épuisé net de nos nuits de manque de sommeil et de montée d’adrénaline que ce poisson nous à donné.
C'est tout ce qui nous est resté du Mahi-Mahi

jeudi 22 mars 2012

Georgetown à Black Point

12 Mars : La nuit dernière soit il y avait des rafales soit il ne ventait pas du tout et le tout avec des averses. La journée est restée nuageuse avec quelques averses et rafales de vent, on ne s’en sort pas une vraie journée plate d’été. Georgetown ne fait rien pour nous convaincre d’y revenir. Tous les habitués de la place nous certifient que de tels vents ne sont vraiment pas habituels par ici. En après-midi on vérifie la météo sur «Lady Fine» (à notre nouvel ancrage pas de Wifi) et partie de Wizzard on se désennuie comme on peut. Après souper nous avons eu la visite de Daniel de «Dream Weaver», il a 8 ou 9 ans et rame la grosse chaloupe pour passer le mardi gras, ‘’Trick or Treat’’ Trop cute. Il a le vrai style américain cheveux long blonds et je le crois hyper actif. Il est toujours grimpé au mat ou sur la bôme ou dans un arbre, court continuellement je vous jure trop trop cute. À 8 heures on a eu droit à un cours d’astronomie sur la radio VHF par Ella de «Three at Sea», jeune ado d’une quinzaine d’années qui connait tout sur les astres. Elle prépare elle-même ses interventions et est vraiment intéressante, et donne des rendez-vous sur la plage à ceux que cela intéresse d’en connaitre plus. Je suis épaté de voir comment les enfants s’intègrent à la vie de marins.
Le petit daniel grimpé au mat

13 Mars : Questionnement ce matin : Est-ce que nous devrions partir ce matin. La météo d’aujourd’hui s’y prête mais la nuit dernière il a venté. On nous annonce des vagues de 4-5 pieds (elles sont toujours plus grosses que ce qu’il y a d’annoncé). Nous devons prendre la mer c’est faisable pour une coute distance. Demain encore des vents de 20-25 kn Est- Nord Est sont prévus, si nous arrêtons à Emerald Bay Marina on est pas certain de pouvoir en ressortir avant quelques jours puisque la passe est risquée par vents Est. On décide de rester ici encore. «Lady Fine», «Satori» et «Red Reaven» partent pour Emerald Bay. En après-midi petit arrêt à Volleyball Beach afin d’acheter un VHF et un GPS portables usagés (rappelez vous que notre VHF s’est noyé). Le VHF portable est  notre moyen de communication en dinghy ne serait-ce que pour la sécurité lorsque nous sommes seul.. Si une panne de moteur ou quoi que ce soit arrivait nous pourrions appeler à l’aide. Ensuite une marche sur l’immense plage désertique, on n’aime pas Georgetown mais on est quand même à la chaleur, au soleil avec de magnifiques plages, on n’est pas trop à plaindre… De plus cet endroit nous a permit de rencontrer pas mal de gens intéressants. On a reçu un massage des trois bateaux partis plus tôt aujourd’hui, la mer était un peu ruff mais pas si pire, ils n’avaient que 10 milles à faire (Serions nous rendu peureux??? Peut-être que oui, de rester coincé à un endroit ou nous ne voulons pas nous éterniser (voir le blog New-York, Sandy Hook, Anapolis, Lake Sylvia, Georgetown).

14 Mars : Au levé (à 7h15) grosse surprise, il n’y a pas eu de vent de la nuit et il ne vente pas ce matin…………….interruption dans la rédaction du blog, Capi soumet l’idée de partir au PC afin de se défaire de l’emprise de Goergetown (pendant que le monstre dort). Oui oui on lève l’ancre avant de faire une dépression de statisme, un bateau c’est fait pour se déplacer après tout. Départ à 8h30 après avoir : légiféré sur les conditions de navigation, déjeuner, vérifier les niveaux des moteurs, monté le moteur et le dinghy, lever l’ancre. YÉ!!! C’est un départ!!! Direction Lee Stocking Island, je sais nous y sommes déjà arrêter mais nous avions des problèmes de génératrice et nous n’avions rien visité. Arrivée à 12h30 aussitôt amarré au mooring, on remet le dinghy à l’eau on est part vers Normands Pond Cay (ne pas confondre avec Normands Cay déjà visité), voir une ancienne saline. Un petit canal mène à ce lac mais il est praticable seulement à marée haute. La marée est presque à l’étale donc on ne veut pas risquer pas de se faire prendre le dinghy en cale sèche et on en ressort sans s’être rendu au bout. Nous jouissons d’avoir retrouvé notre liberté d’explorer à notre guise.

15 Mars : Encore nuageux. Capi décide de faire ses changements d’huile et moi je gratte un peu de vernis. Pas grand-chose de plus pour aujourd’hui, le plancher est plein d’huile, le pont plein de vernis gratté, après toute la cochonnerie qu’on a fait je suis due pour un bon ménage (hé oui en bateau aussi il faut faire un peu de ménage).

16 Mars : Nous partons en dinghy vers ce que nous appelons les patates de corail repérées avant-hier au bout de Normans Pond Cay (coté Ouest). Avant de s’y rendre nous faisons un détour vers le coté Est de cette iles où sont répertoriées des têtes de corail, mais beaucoup trop de vagues et de courant puisque ce coté est exposé directement à la mer. Après 3 à 4 milles nous arrivons enfin à nos patates. De petites têtes de corail mais c’est surprenant de voir toute la vie qu’il y a dedans. La plongée ne dure pas longtemps car le vent et la marée descendante nous font travailler fort pour essayer de rester en place afin d’admirer. À chacune de mes plongées je ne peux m’empêcher de penser à mon frère Denis qui capoterait de nager dans un aquarium géant. Au retour nous faisons un grand tour de dinghy en longeant Lee Stocking Island au moins de ce coté on est à l’abri du vent et des vagues. Arrêt à une superbe plage où nous sommes tous les deux seuls. C’est incroyables le nombre de plage qu’il y a aux Bahamas ce qu’il a de fantastique c’est qu’on ne s’y bouscule pas entre touristes. Retour sur «B to B», une couche de vernis sur la fenêtre grattés et repos.
Une de nos plages privées
Un peu d'ombre ça fait du bien
L'ombre, c'est chacun son tour!

17 Mars : Ce matin le dinghy a encore prit beaucoup d’eau (il n’a pas aimé notre randonnée dans les vagues), le fond s’est re- re- redécollé. Nous retournons quand même à notre site de plongée en se synchronisant avec l’étale de la marée. On se fait quand même surprendre par la hauteur des vagues en s’y rendant, on croyait bien que ce serait plus calme aujourd’hui. Rendu là, on a quelques difficultés à ancrer le dinghy, le fond est dur. Capi plonge s’assurer que l’ancre tient bien, pas question que le dinghy se pousse pendant que nous contemplons le fond marin. On y reste encore pas très longtemps, le courant est moins fort que l’autre jour mais les vagues sont plus grosses, trop de vent. J’ai bien hâte d’identifier le gros poisson caché dans son trou, joufflu, brun qui nous regarde avec ses gros yeux et avec sa grande gueule qui nous fait un grand sourire. Plongée courte mais qui nous en met plein la vue. Retour au bateau nous faisons des tests de différentes colles puisque nous n’avons plus de vraie colle à dinghy (par ici les magasins sont inexistants). Thiery de «New Life» nous avait donné sa colle à PVC, il a déjà réparé un dinghy. Capi examine son pilote automatique (se rappeler qu’il nous a lâché après le Lac Champlain mais qu’il n’est pas indispensable à la navigation), compte rendu : c’est le contrôle du flying bridge qui fait défaut, probablement du sel dans les contacts. Le vent n’a pas prit de répit de la journée, pour se calmer il faudrait qu’il tourne un peu vers le Sud ce qu’il n’a pas fait depuis environ trois semaines.

18 Mars : Journée consacrée à essayer de re-re-re-recoller le fond du dinghy. Nous qui avions tant vanté les ventes de garage de Repengny, nous ravalons nos mots. On l’haït le cal… je crois que vous êtes au courant… Tentative de réparation avec la colle de «New Life». On suit à la lettre les conseils de notre ami Thiery. On se promet bien de tenter de le ménager en évitant le plus possible de sortir par grosses vagues. On s’ennuie à mourir de celui qu’on s’est fait voler l’an dernier mais ça aussi vous le savez. La journée a été encore très venteuse, un bateau est arrivé de Georgetown et il parait que ça brasse pas mal en mer. Se rappeler que nous sommes à l’ancre du coté du Bank et que de ce coté on est à l’abri des vagues et un peu du vent.

19 Mars : On commence la journée en regonflant le dinghy et le remettre à l’eau. Il faut comprendre qu’ici le dinghy est important puisque c’est notre ‘’char’’, tous nos déplacement à terre, à la plage ou aux sites de plongée se font en ‘’char’’.  Après diner on part gravir la plus haute montagne des Exumas. 123 pieds plus haute que le niveau de la mer. Ne vous inquiétez pas, on ne manque pas d’oxygène… belle vue de la grande ile de Lee Stocking. À notre première sortie le dinghy nous déçoit déjà, il prend encore l’eau. Une chance qu’il a un bouchon auto-videur, on le vide avant de partir et en avançant le bouchon fait le reste de la job. Non non on ne peut pas couler (pour ceux et celles qui pourraient s’inquiéter pour nous). Chanceux sur notre chemin nous avons vu une Spotted Eagle Ray, c’est la première raie de cette variété que nous voyons. Je ne connais pas le nom français car tous nos livres de références sont en anglais. Malheureusement trop de vagues pour faire une bonne photo. Les dernières journées ont été partiellement nuageuses mais la température est stable à 22° le matin et 24-25° en après-midi. C’est quand on va sur terre sans vent qu’on se rend compte qu’il fait chaud, sur l’eau on est toujours confortable, ni trop chaud ni trop froid. Température idéale tant qu’à moi. La météo annonce encore 30 kn de vent pour demain, notre séjour ici va probablement s’étirer, ou on repartira en empruntant le Bank mais cela devra se faire à marée haute seulement car il a des endroits très peu profond.

P.S. Après avoir parlé à des gens de notre fameux balourd poisson souriant vu lors de notre dernière plongée, c’est un Cow Fish (voir le 17 mars).
Deux iles appelés: The Barge & The Tug
Lee Stocking vue vers le Sud
Lee Stocking vue vers le Nord

20 Mars : BONNE FÊTE DAD!!! Ce matin Capi met sa casquette de plongeur, avec son compresseur, il est allé vérifier les anodes du bateau. Bravo tout est encore en bon état, en eau salée c’est à vérifier souvent. En après-midi nous nous rendons au centre de recherche qui est toujours fermé mais qui laisse à l’extérieur du bureau des copies des différents sentiers de l’ile. Après avoir traversé la piste d’atterrissage (il en a presque une par ile), nous aboutissons à 3 plages différentes. La seule personne rencontrée est une employée du centre avec son chien. Elle vit sur l’ile à l’année longue, ce que je considère injuste puisqu’elle est originaire de la Floride du Sud où il fait chaud en hiver et que tous les Québécois se font geler en hiver (et souvent en été). La jeune fille du centre de recherche nous a confirmé que ce n’est vraiment pas habituel, normalement décembre et janvier sont venteux mais après ça c’a devient calme. Juste sur Lee Stocking il y a 6 plages, imaginez combien il peut y en avoir dans tout le chapelet des Bahamas. La mer était pas mal agitée aujourd’hui, nous avons vu un seul bateau passer et il se faisait brasser en titi, son capitaine (certainement un peu maboule) ne doit pas avoir le mal de mer. On est revenu au bateau juste à temps pour échapper à la grosse averse. Depuis 4 jours il pleut à tous les jours, dire qu’en 2 mois je crois qu’il avait plu une seule fois. En soirée le vent à viré au Sud-Est, ça va peut-être faire changer le temps.
On ne prend pas la mer aujourd'hui...
Mais on fait de la plage...
Lui qui était incabable de marcher pieds nus il y a quelques mois...
Des filets de pêche égarés partout sur les plages
Juste parce que j'aime cette photo...

21 Mars : Nuit encore très venteuse le vent est resté Sud-Est mais ça ne lâche pas 25 à 30 kn. Gros nuages gris au levé, on ne partira pas encore aujourd’hui. Tout le monde qu’on rencontre ne parle que du vent, tous ont la même question : Ça va tu lâcher. De plus pas autant de nuages et de pluie que le mois de mars nous a envoyé cette année. On reste au bateau car la journée est merdique. Petite pluie, soleil, vent, grosse pluie, soleil, vent, gouttelettes, vent, soleil. Ça se calme un peu à l’heure du souper, nous allons saluer «Casaballa», «Chummy» et «Sea U Soon» à la plage de leur ancrage, tous nous confirment avoir fait le trajet coté Bank et que ça se fait à marée haute.

Pas encore de navigation aujourd'hui
C'est ça que ça fait du vent...
Notre drapeau Bahamien n'a pas tenu le coup

22 Mars : Enfin un départ à 8h vers Black Point par le coté Bank car il vente encore, quoi de neuf!!! Il y a quelques passages avec très peu d’eau, c’est pourquoi on s’est chronométré avec la marée. Arrivée à 1h30. Quand on s’éloignait des iles il y avait quand même une bonne vague, ça aurait été impossible par la mer, beaucoup trop mauvais. Le trajet s’est bien passé.